Espérance de vie: l'Europe en tête... mais il y a encore beaucoup d'inégalités

Paris, le mercredi 12 septembre 2018 – Tous les trois ans, l’Organisation mondiale de la Santé publie un rapport exhaustif sur les données de santé de la région Europe (53 pays). Si le "bien-être" dans cette partie de la planète est très répandu, il existe de fortes inégalités, tant entre les pays qu’au sein d’un même état, en fonction notamment des niveaux de revenus.

La France bonne élève

Ces différences s’observent à travers la comparaison de l’espérance de vie. Atteignant en moyenne pour les deux sexes 77,8 ans en 2015 et continuant donc à progresser (elle était de 76,7 en 2010), elle ne dépasse pas 65,7 ans au Kazakhstan, alors qu’elle culmine à 81,4 ans en Islande. La France fait dans ce tableau figure de très bonne élève avec une espérance de vie de 86,3 ans pour les femmes (soit au-delà de la moyenne de 81,1 ans) et de 79,8 ans pour les hommes (vs 74,6 ans en Europe).

Plus gros fumeurs et buveurs, mais une mortalité pourtant en baisse !

La progression de l’espérance de vie est notamment liée à un recul de la mortalité induite par les quatre principales pathologies non transmissibles : cancers, diabète, maladies respiratoires et maladies cardiovasculaires. Entre 2010 et 2015, dans l’ensemble des états, la mortalité liée à ces groupes d'affections a reculé de 9 % (715 décès pour 100 000 habitants). Cette évolution devrait permettre à l’Europe d’atteindre l’objectif de réduction annuelle de 1,5 % d’ici 2020. L’OMS constate par ailleurs que cette tendance est d’autant plus marquante qu’elle est associée à une hausse de la prévalence de l’ensemble de ces pathologies (le nombre de cancers a notamment cru de 5 % entre 2010 et 2014). De la même manière, certaines pratiques à risque sont encore très répandues. Ainsi, la région Europe est une de celle qui compte la plus forte proportion de fumeurs (29 % vs 16,9 % dans les Amériques et 24,8 % en Asie du Sud Est). Néanmoins, une diminution générale s’observe dans tous les pays. Une tendance également retrouvée en ce qui concerne l’alcool, même si la consommation est également plus élevée que dans le reste du monde (8,6 litre par personne vs 6,4 dans le monde).

Ces résultats sont le fruit d’une prise en charge de qualité, mais dont le coût pour les populations diffère d’un pays à l’autre. Si là aussi des efforts ont été partout engagés, des disparités notables sont constatées entre la France où 6,3 % des dépenses de santé sont à la charge des ménages contre 45,8 % en Russie !

Aurélie Haroche

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