Exclusif : les professionnels de santé opposés à la GPA (et au reste de la population !)

Paris, le vendredi 26 juillet 2019 - Un temps occultées par diverses "affaires", les manifestations des Gilets Jaunes et les élections européennes, les débats sur la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes et la "gestation pour autrui" (GPA) se propulsent à nouveau à la Une de l'actualité.  

Même si le gouvernement et la majorité espèrent que l'examen par le parlement en septembre du projet de loi bioéthique (qui inclut l'ouverture de la PMA à toutes les femmes) ne débordera pas, à la faveur d'amendements ou de manifestions d'opposants, sur la libéralisation de la GPA en France, les deux questions sont, à tort ou à raison, liées dans l'esprit de beaucoup de nos concitoyens.

L'état de l'opinion du public sur ces deux modes de procréation a très sensiblement évolué si l'on en croit les sondages. Ainsi une enquête de BVA-Orange, conduite sur un échantillon représentatif de 1 002 personnes et rendue publique mardi 23 juillet 2019 montre que les Français sont favorables à 65 % à la PMA pour les femmes seules et à 61 % pour les couples féminins homosexuels (une progression de 9 % pour les femmes seules par rapport à 2018 et de 15 % pour les couples homosexuels depuis 2013).
Plus surprenant peut-être, la même enquête BVA 2019 nous révèle que 62 % des Français seraient favorables à l'autorisation de la GPA en France (dont 20 % qui la réserveraient cependant aux couples hétérosexuels). 

Des professionnels résolument contre la GPA...

Le JIM, qui depuis les années 80 (du siècle dernier) s'est penché sur ces questions à de multiples reprises a voulu également connaitre l'évolution de l'avis des professionnels de santé (qui seraient chargés de mettre en œuvre ces réformes). En mars 2018 nous avions interrogé nos lecteurs sur la PMA pour toutes et nous avions constaté une opposition très majoritaire (61 %) à l'ouverture de cette technique aux femmes (en dehors des couples hétérosexuels) et plus encore à sa prise en charge par la sécurité sociale.

Sur la GPA nous avons rouvert le débat au printemps en donnant la parole à partisans et opposants de son autorisation en France.  Et dans le même temps que BVA nous avons sondé nos lecteurs sur l'autorisation de la GPA en France (674 professionnels de santé ont participé à ce sondage en ligne du 5 au 24 juillet 2019).

Les résultats montrent d'une part une franche opposition à cette autorisation (68  % au total) et une divergence complète avec l'état de l'opinion de la population telle que la révèle la dernière enquête BVA.

...et souvent favorables à des sanctions pour des GPA faites à l'étranger

Dans le détail, seuls 30 % des professionnels qui ont répondu à notre sondage seraient favorables à cette autorisation dont 17 % dans le cadre d'une formule proche de celle qui a été retenue dans certains états des Etats-Unis (avec rémunération et contrat) et 13 % dans le cadre d'une GPA comparable à  ce qui est autorisé en Grande Bretagne, c'est à dire sans rémunération et contrat (mais peut-être avec des indemnités pour la gestatrice).  A l'opposé, 68 % de nos répondeurs se sont prononcés contre cette autorisation dont 32 % en souhaitant des sanctions pour les GPA faites à l'étranger. Cette incrimination pénale, inenvisageable aujourd'hui, serait d'ailleurs possible en précisant simplement, dans l'éventuel texte de loi, que même si la pratique de la GPA est autorisée dans le pays où elle a été pratiquée, ce délit pourrait être poursuivi en France si il a été le fait de Français ou de personnes résidants habituellement en France (comme c'est le cas actuellement par exemple pour les atteintes sexuelles sur mineurs). Rappelons qu'une telle sanction de la pratique des GPA à l'étranger avait d'ailleurs été défendue par Jean Leonetti dans un amendement parlementaire (rejeté) en 2014 qui prévoyait un an de prison et 15 000 euros d'amende pour les contrevenants.

 

 

Médecins et pharmaciens plus opposés qu'infirmières et sages-femmes

Si l'on s'intéresse maintenant aux réponses en fonction des principaux métiers représentés chez nos  lecteurs (médecin, pharmacien, infirmier, sage-femme), on constate que médecins et pharmaciens répondeurs sont les moins favorables à l'autorisation de la GPA en France  (24 % chez les médecins et 28 % chez les pharmaciens,  contre 44 % chez les infirmières et 41 % chez les sages femmes). De plus médecins et pharmaciens seraient plus sévères vis-à-vis des GPA faites à l'étranger puisque 36 % des médecins et 31 % des pharmaciens seraient favorables à des sanctions pour les parents contre seulement 17 % des infirmières et 10 % des sages femmes.

Quelle évolution de l'opinion des professionnels ?

Si l'on se penche, comme BVA, sur l'évolution de l'avis des professionnels sur la GPA au fil de nos sondages on constate que, si en 2004, 70 % de nos lecteurs étaient favorables à l'autorisation de ce que l'on appelait alors des mères "porteuses" (un terme pourtant  moins convivial que "gestation pour autrui"), on avait assisté à un revirement de l'opinion médicale puisqu'en 2015 seuls 28 % des sondés par le JIM étaient pour l'autorisation de la GPA et que 18 % d'entre eux étaient même plus intransigeants et en faveur de sanctions pénales même pour celles faites à l'étranger voire de la non inscription à l'état civil des enfants issus de ces GPA. Dans le même temps, selon nos sondages, l'opinion des professionnels sur la "PMA pour toutes" a moins varié, l'opposition passant de 74 % en 2012 à 61 % en 2018.

Pourquoi ce gap entre pros et population

Nous nous sommes bien sûr interrogés sur les raisons de cette divergence apparente d'opinion entre les Français et ceux qui les soignent en dehors du fait que les professionnels de santé sont plus habitués à comprendre la complexité des possibilités techniques de la GPA et ses implications génétiques et sociétales (simple insémination avec sperme de donneur, FIV avec implantation d'un ovocyte fécondé par un donneur ou l'un des membres du couple, l'ovocyte étant celui de la mère porteuse ou d'une donneuse...).

A la lumière des débats qui fleurissent dans les médias et sur les réseaux sociaux et de nos contacts réguliers avec nos lecteurs, il semble que de nombreux médecins redoutent avant tout la marchandisation des enfants et du corps des femmes (et ne croient pas à la possibilité d'une GPA "éthique"). Beaucoup se préoccupent aussi du sort des "gestatrices" laissées pour compte dans ces débats, qu'elles soient ou non les mères génétiques, à qui on retirerait l'enfant qu'elles ont portés pendant 9 mois au motif d'une signature au bas d'un contrat (sans oublier les risques somatiques encourus, même réduits dans notre pays, à l'occasion de toute grossesse).  

Mais ils craignent peut-être à plus long terme aussi de contribuer à faire naître des enfants sans mère dans le cadre de la GPA pour des couples homosexuels masculins (ou sans père dans le cas de PMA pour des couples homosexuels féminins). Ils estiment également pour certains qu'il s'agirait d'un bouleversement des règles de filiation, bref d'un changement complet de paradigme ne tenant pas compte du droit des enfants au nom du droit à l'enfant.

Sans parler, à titre subsidiaire, de l'opposition de nombreux professionnels à une prise en charge par la sécurité sociale de la PMA pour toutes (et a fortiori de la GPA), techniques onéreuses n'étant pas destinées à combattre un état pathologique,  à l'heure où ce sont plutôt les déremboursements (ou les non remboursements) qui sont à l'ordre du jour comme le rappelait avant hier sur LCI le Professeur Lantieri.

Des professionnels plus à droite et plus âgés que la population générale

A côté de ces motifs idéologiques (au sens noble du terme) auxquels les professionnels seraient peut-être plus sensibles que leurs concitoyens, pour expliquer ces différences d'avis entre les professionnels de la santé et la population on peut également sans doute évoquer aussi de simples facteurs sociologiques. BVA nous apprend en effet que dans le grand public, l'opposition à la GPA est importante chez les sujets de plus de 65 ans (55 %), chez les sympathisants de LR (50 %) et chez les personnes qui ont une pratique religieuse régulière (55 %), caractéristiques (pour les deux premières tout au moins) qui sont plus fréquentes chez les médecins et les pharmaciens (très représentés dans notre lectorat) que dans la population générale. 

A moins bien sûr qu'il faille évoquer (comme le font certains de nos lecteurs lorsque les résultats de nos sondages ne sont pas en phase avec leur opinion), une non représentativité de nos enquêtes, ce que nous récusons par avance dans la note en bas de page*.

Il reste que cette opposition des professionnels à la GPA comme à la "PMA pour toutes" mériterait sans doute d'être prise en compte par les parlementaires lorsqu'ils auront à décider et ne pas être balayée d'un revers de main au nom du progrès et qu'il conviendrait peut-être que la liberté de vote soit laissée à nos représentant sur de tels sujets qui ne relèvent pas, nous semble-t-il, de la discipline de parti.

 

* Ce sondage a été réalisé sur JIM.fr du 5 au 24 juillet 2019  auprès de 674 professionnels de santé inscrits sur le site.
Les résultats sont publiés sans aucun redressement.
Les répondeurs, bien "qu’auto-désignés", sont, selon toutes nos analyses antérieures, parfaitement représentatifs de l’ensemble de notre lectorat. Par ailleurs, la "représentativité" des lecteurs du JIM par rapport à la population des médecins, des pharmaciens et des infirmières est avérée : plus de 311 000 professionnels de santé sont inscrits sur notre site soit plus de 2 médecins exerçant en France sur 3 et plus d'un pharmacien sur 2.
De plus, de façon empirique, la comparaison des enquêtes en ligne conduites sur notre site avec des sondages portant sur des thèmes identiques réalisés par des instituts utilisant la méthode des quotas a montré des résultats très proches.
Soulignons pour finir que les sondages réalisés par Internet sont désormais habituels et que ce média aujourd'hui largement utilisé par les grands instituts de sondage n'introduit plus de biais significatif dans les réponses.

Dr Gilles Haroche

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Vos réactions (14)

  • Il manque un sondage réservé aux femmes

    Le 26 juillet 2019

    Toutes ces études statistiques, avec des professionnel(le)s ou avec le Grand Public sont intéressantes. Mais dans ces projets de PMA ou de GPA, les premières intéressées sont quand même les femmes. La moindre des choses serait quand même de leur demander leur avis. Il manque donc des sondages réalisés avec seulement des femmes venant du Grand Public.

    Dr Marc Pilliot

  • Acheter un enfant...

    Le 26 juillet 2019

    Evidemment, contrat en bonne et due forme ou pas, à l'étranger ou en France, il ne s'agit ni plus ni moins d'acheter un enfant. Soyons tristement réalistes...: cela s'est toujours fait, sous une forme ou une autre, tant la crise peut être grave pour un couple qui ne peut pas en avoir. Le couple doit en avoir les moyens, et surtout assumer les ennuis à venir...: depuis les tests ADN, on ne peut pas cacher l'origine non parentale, et les "adoptions", même dès la naissance sont grevées d'un lot non négligeable de problèmes pour des parents "acquisiteurs" le mieux intentionnés du monde, comme on le voit tous les jours autour de nous. Pour l'enfant, après tout ce ne sont pas "ses parents", il a "des droits", notamment à la période de l'adolescence de faire ce qui lui plait...et avoir été acheté peut passer pour un égoïsme sans nom de la part des parents d'imposture...Donc quelle que soit la législation, bonne chance aux parents qui le feront!

    Dr Astrid Wilk

  • L'intitulé de la question influence la réponse

    Le 26 juillet 2019

    Si au lieu de demander dans le public "êtes vous favorable à la PMA pour toutes ?", vous demandez "estimez vous que la présence du père est utile ou nécessaire dans l'éducation des enfants ?", vous obtenez une large majorité de oui et donc un avis défavorable à la PMA pour les femmes seules ou en couple de femmes. Le public interrogé est globalement moins bien informé que les professionnels de santé sur ces questions. Il est donc aussi plus influençable.

    Dr Jean-Yves Gabet

  • Si la GPA est faite bénévolement

    Le 26 juillet 2019

    Favorable SI et seulement si, la GPA est faite bénévolement et "sentimentalement" par une amie proche, une soeur, cousine ayant des relations suivies, sans rémunération (mais défraiement des coût tels dépassements d'honoraires, chambre particulière etc., plus un "petit cadeau"). Non pour le reste ! Sinon on va voir des esclavages de géorgiennes (les mafias n'auront plus à les prostituer), d'Indiennes etc.

    Le corps, même le sien, ne doit pas faire l'objet de vente ou location, mais peut faire l'objet d'un "prêt" pour une aide.

    Dr René Mettey

  • Tout est dit !

    Le 27 juillet 2019

    Il s'agirait bien comme vous l'écrivez d'un "changement complet de paradigme ne tenant pas compte du droit des enfants au nom du droit à l'enfant".

    Dr Michel de Guibert

  • Les infirmières et les médecins

    Le 28 juillet 2019

    Quelle que soient les opinions et les arguments avancés dans ce débat certes bien complexe, il reste assez navrant que le Jim ne précise pas le sexe des personnes interrogées. Et si les médecins étaient des femmes, et les infirmières des hommes ?
    Une pensée particulière pour les infirmiers qui ont répondu à l'étude.

    Dr Dubois M.

  • On peut réver (Au Dr Wilk)

    Le 28 juillet 2019

    A Dr A. WILK
    Vous dites que la GPA s'est toujours pratiquée d'une manière ou d'une autre c'est parfaitement exact, la plus célèbre étant Marie mère du Christ... Autrefois, les facteurs, employés du gaz et autres releveurs de compteurs assuraient clandestinement la fertilité des couples stériles: maintenant, avec les relevés informatiques à distance, et les tests de paternité, tout cela est bien désuet. Blague à part je suis d'accord avec R. Mettey, GPA oui si bénévolat; on peut toujours rêver...

    Dr Daniel Muller

  • Ta mère t'a vendu

    Le 29 juillet 2019

    Comment expliquer à un enfant que sa véritable mère l’a vendu pour 20 000 ou 30 000 euros ?

    Dr Gonzague Retournay

  • PMA et anonymat du don de gamètes

    Le 29 juillet 2019

    Travaillant dans une équipe d'AMP qui prend en charge des couples en attente de don d'ovocyte, je suis très étonnée et déçue que ne soit que très peu fait mention du don d'ovocyte alors que le déficit en don est important et augmentera avec les nouvelles dispositions à venir. Pour exemple on évoque partout dans les médias la levée (partielle ?) de l'anonymat dans le cadre du don de sperme et rien n'est dit sur le don d'ovule !
    Pourquoi ce don apparait-il si peu alors qu'il mériterait d'être plus connu des professionnels et du grand public ?
    Avant d'élargir la PMA faisons un vrai travail d'information !

    M. Jaoul, Dr en Psychologie

  • PMA pour femme seule

    Le 29 juillet 2019

    Si elle n'a rien prévu en cas de décès avant la majorité de son enfant - ce qui est hautement probable - cet enfant va se retrouver à la DAS avec peu; de chances d'être adopté !

    Vive la GPA

    Dr Guy Roche

  • La question de l'accident obstétrical

    Le 29 juillet 2019

    Comment gérerait-on l'éventuel accident obstétrical qui serait néfaste à la "gestante"?
    L'offre généreuse de son corps ne met à l'abri de rien.

    Dr Marie Denat

  • Le traitement du désir

    Le 01 août 2019

    Remarquons-le encore une fois : le débat occulte un changement de paradigme sociétal de taille.
    Si la PMA est autorisée - et remboursée - nous sommes arrivés à une situation où le système de sécurité sociale, mis en place pour soigner des PATHOLOGIES, maladies, accidents, se trouve détourné pour traiter des DESIRS : mettre au monde un enfant sans rapport sexuel, satisfaire un désir de couple homosexuel sans pathologie, etc... financé par la collectivité.

    Il n'est pas étonnant que les dépenses de santé, qui croissent vertigineusement par le simple fait des progrès techniques ou de l'allongement de la durée de vie, arrivent à présent à un point de non-retour : le traitement du désir aux frais de la Société.
    Est-ce ce que nous voulons ? Est-ce le but de la Sécurité Sociale ? Pas si sûr.

    Dr Jean-François Michel

  • Sans hésitation contre la GPA

    Le 03 août 2019

    Comme la grande majorité de mes confrères je suis révoltée par le fait qu'on puisse envisager la GPA hors les circonstances évoquées par le Dr René Mettey (c'est-à-dire dans le cadre de relations généreuses et amicales).
    Ne lisant pas très régulièrement le JIM je n'ai pas participé au sondage et je le regrette car j'aurais apporté ma voix aux "contre".
    Mes arguments essentiels :

    - le mépris de ces enfants qui naissent d'une gestante exploitée, marchandisée, qui peut même être leur mère génétique. Comment supporter qu'on ait traité sa mère ainsi, même si elle n'est que sa mère gestante ?
    Et aussi la douleur pour ces enfants d'avoir été achetés.

    - comme le Dr Marie Denat : les risques médicaux des gestantes, même rares, sont inadmissibles, d'autant plus qu'on sait bien qu'ils seront supportés par des femmes en situation précaire ou très précaire (soit pauvres, soit exploitées dans le même type de réseaux que la prostitution). Selon leur pays, les malheureuses qui écoperont d'une insuffisance rénale, par exemple, sont condamnées à mort, et laisseront des orphelins dans le cas habituel où elles auront leurs propres enfants.

    - les risques d'abandon ou de maltraitance pour les enfants nés avec des infirmités congénitales, ou obstétricales (surtout ceux qui seront nés dans des pays lointains et pauvres, et de femmes exploitées).
    Sans parler évidemment des réflexions pertinentes du Dr Jean-François Michel...

    Par ailleurs, je suis d'accord avec le Dr Guy Roche concernant la PMA pour femme seule. Quoi en cas de décès si elle n'a rien prévu (ce qui sera forcément le cas habituel) ? Encore une fois aucun souci de l'enfant là-dedans...

    Dr Elise Aley

  • Propagande nataliste - un paradigme à déconstruire

    Le 05 août 2019

    Au 21ème, nous avons compris que la planète était "finie"... la normalité est de "produire" le moins d'enfants possibles ! Maximum 2 par couple !
    Petite planète bleue surpeuplée d'humains +/- intelligents voyageant au sein de sa galaxie dans l'immensité du cosmos... parasitée par une humanité de 8 milliards de bipèdes qui la détruisent sciemment 24/24 dont l'obsession est la croissance et certainement pas produire moins pour la préservation des ressources naturelles et développer la QUALITE DE VIE !
    Depuis des millénaires, Femmes maltraitées, manipulées, achetées/vendues pour "être" des machines à pondre des bipèdes de plus en plus décérébrés et selon les "coutumes locales" toujours plus tôt ou au-delà de 40 ans !

    Avec les nouvelles technologies de la science, les voilà transformées en machine à pondre pour autrui !
    Les dogmes religieux imposés, les croyances d'époques qui devraient être révolues, et dans nos civilisations occidentale athées ou laïques, c'est la propagande nataliste et sociétale qui reprennent le flambeau et n'ont de cesse d'inciter/culpabiliser les femmes pour les réduire au potentiel de leur utérus !
    A quand la normalité de ne pas avoir d'enfant et de ne pas en vouloir ?

    Laura Bonte

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