Fête de la science : et si on allait au musée virtuel de l’INSERM ?

Pas le temps ou la possibilité de sortir rencontrer les chercheurs ? Impossible de faire bouger votre ado à l’occasion de la fête de la science ? Qu’à cela ne tienne, le musée de l’INSERM* est ouvert 24h sur 24, 7 jours sur 7, sur tout support numérique. Oui, cela vous agace qu’il demeure si souvent poster ainsi devant un écran, mais les découvertes à faire en ce voyage virtuel scientifico-ludique peuvent donner envie d’aller plus loin, et pourquoi pas faire naître des vocations ?

« AAAAGTC !! » Un cri d’orgasme ?

Situé dans un vaisseau spatial modélisé en 3D, ce musée virtuel* présente de façon ludique, outre les laboratoires et leurs travaux, des expositions grand public de l’INSERM (ou dont il est partenaire) revues sur un mode interactif. Dans la salle Science machina par exemple, on  visionne en BD animée la prévention de la crise comitiale par les micropuces, on découvre la machine à augmenter le temps… de conservation d’un cœur greffé (de 5h à 24h), etc.

Invité par l’écrivain scientifique Bernard Werber à bord du sous-marin Nautilus, on est comme dans un jeu vidéo où, intégrant des photographies scientifiques actuelles dans les illustrations de livres de Jules Verne, père fondateur de la science-fiction, les chercheurs se sont amusés à créer des textes fantastiques, futuristes et drôles pour amener leur sujet : un dirigeable-mitochondrie, un labyrinthe qui n’est autre qu’une représentation d’os spongieux, une inscription « AAAAGTC », interprétée comme un cri d’orgasme par le professeur de Voyage au bout de la terre, permettant d’introduire … les quatre bases chimiques de l’information génétique, l’imagination des chercheurs n’a pas eu de limite !

Il se pourrait que vous réfléchissiez comme un calmar

D’autres textes fantastiques ouvrent sur une connaissance scientifique, à partir de  couvertures de BD cette fois, dans l’exposition Amazing science, tandis qu’une autre salle donne à voir l’exposition de 2015 (année internationale de la lumière) : Que la lumière soigne. A travers le regard d’un adolescent curieux, les chercheurs nous éclairent sur le  potentiel de la lumière pour l’étude et le soin de l’organisme : traçage par fluorescence, atteinte sans dommage des tissus profonds, soins en cancérologie (un bonnet lumineux permet d’activer un produit toxique pour la tumeur, préalablement associé au tissu cancéreux), contrôle des neurones ou stimulation du cerveau par la couleur orange (« il se pourrait que vous réfléchissiez comme un calmar ou un cactus »), les progrès vont jusqu’à l’impression laser du vivant à partir de gouttes d’ « encre biologique » !

http://musee.inserm.fr/#/echangeur/ ; Réalisé par le pôle audiovisuel de l’INSERM et l’agence Sisso

Dr Blandine Esquerre

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