France : la natalité poursuit sa baisse

Paris, le mercredi 15 janvier 2020 – L’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) vient de publier ses données annuelles sur la démographie française.

Natalité : proche du plus bas historique

Il apparaît, en premier lieu, que la France connaît, depuis 2014, une baisse marquée de sa natalité. Notre pays enregistrait ainsi 811 400 naissances en 2014 contre 743 000 en 2019, proche du plus bas historique de ses soixante dernières années (740 800 en 1994). Une baisse de la natalité mal compensée par la hausse de l’espérance de vie (+ 0,5 ans en 5 ans pour les hommes, + 0,2 ans en 5 ans pour les femmes) puisque le solde naturel n’est plus que de 0,2 % (+ 141 000).

Aussi, en 2016, ce solde naturel a atteint son plus faible niveau depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et n’a, depuis, cessé de baisser.


France : terre d’émigration

Au total, au 1er janvier 2020, la France compte 67 064 000 habitants : 64 898 000 résidents en métropole et 2 166 000 dans les cinq départements d’outre-mer. La population augmente régulièrement depuis trois ans : + 0,3 % par an depuis 2017, mais plus modérément que les années précédentes : + 0,4 % par an entre 2014 et 2016 et + 0,5 % par an entre 2008 et 2013.

Le solde migratoire est également faible puisqu’il est estimé à + 46 000 personnes en 2019, ceci alors que 264 876 premiers titres de séjour ont été délivrés en 2018 selon d’autres données (Eurostat), ce qui confirmerait que la France est désormais non seulement une terre d’immigration mais aussi d’émigration.

Le bout du tunnel ?

Les démographes, voyant le verre à moitié plein, soulignent qu’en 2019, « 753 000 bébés sont nés en France, soit 6 000 naissances de moins qu’en 2018 (– 0,7 %). Le nombre de naissances baisse chaque année depuis cinq ans, mais à un rythme qui ralentit au fil des années. Alors que la baisse était de 2,4 % en 2015, elle est passée à 1,9 % en 2016 puis 1,8 % en 2017, 1,4 % en 2018 et enfin 0,7 % en 2019 ».

Mais cette stabilisation ne pourrait être que temporaire avant une nouvelle baisse. En effet, « l’âge moyen à la maternité croît régulièrement : il atteint 30,7 ans en 2019, contre 29,3 ans vingt ans plus tôt ».

F.H.

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Vos réactions (2)

  • Un silence assourdissant

    Le 16 janvier 2020

    Comment se fait il que personne ne relève que cette baisse de natalité française coïncide avec la réduction voire la suppression de la politique nataliste : au nom d'une société "plus juste", je me rappelle très bien que l'on a taillé dans les mesures fiscales incitatives, dès 2012 et François Hollande. Le quotient familial a été raboté, puis la CAF a sucré les "allocs" des "riches", les mères de famille nombreuses n'ont plus d'avantage fiscal, etc

    Oui, il y a bien un lien entre politique, notamment fiscale, et natalité.
    Tirons en les conséquences, et vite, avant de se retrouver dans un pays de vieux sans avenir.

    Dr F Chassaing

  • Politique familiale en berne

    Le 19 janvier 2020

    On nous dit qu'on ne fait pas d'enfants pour l'argent... Oui, c'est vrai.
    En revanche, couple de médecins hospitaliers, nous avons eu 5 enfants dont deux en études supérieures et bientôt trois.
    Augmentation des impôts avec rabotage du quotient familial, suppression des allocations familiales pour les revenus à partir d'un seuil, limitation des aides aux parents selon les revenus, limitation du congé parental, maintien de la taxe d'habitation pour notre tranche, maison à agrandir avec emprunts en cours depuis des années : les coûts sont de plus en plus élevés pour élever des enfants.
    Donc si c'était à refaire, nous nous serions limités à trois enfants ou bien on aurait eu recours à l'IVG... La politique familiale de la France, quoi qu'on en dise, s'est terriblement dégradée...

    Dr PAM

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