François Hollande s’engage clairement en faveur d’une légalisation de l’euthanasie

Paris, le jeudi 26 janvier 2012 – Le candidat socialiste à l’élection présidentielle François Hollande dévoile aujourd’hui ses soixante « engagements ». Ses propositions dix-huit à vingt-et-un concernent plus spécifiquement le domaine de la santé. Sa priorité est à l’amélioration de l’accès aux soins. Pour lutter contre les déserts médicaux, il défend la création de « pôles de santé de proximité dans chaque territoire » qui réuniront praticiens libéraux, salariés des centres de santé et hôpitaux locaux. L’objectif est de permettre à tous les Français de vivre à moins de trente minutes de soins d’urgence. Au-delà de cet objectif et de cette réforme institutionnelle, le candidat se montre moins disert quant à ses méthodes pour inciter les praticiens à s’installer dans des zones désertées. Un discours consacré spécifiquement à la santé attendu le 2 février permettra peut-être d’en savoir plus. On le sait, cependant, il ne devrait pas reprendre à son compte les mesures visant à imposer aux jeunes médecins de consacrer les premières années de leur carrière à des déserts médicaux, mesures qui avaient été évoquées dans le projet socialiste.

AME : suppression du forfait d’entrée

En matière de maîtrise des dépenses de santé, il programme un accroissement de la rémunération forfaitaire des médecins généralistes (déjà en marche avec le déploiement du payement à la performance) et de nouvelles baisses des prix des médicaments. Par ailleurs, bien que les dépassements d’honoraires n’aient pas d’influence directe sur le déficit de l’Assurance maladie, il prévoit (sans autre précision) de mieux les encadrer (alors que se poursuivent actuellement les discussions sur le secteur optionnel). Enfin, il a précisé que serait supprimé le forfait d’entrée imposé récemment aux allocataires de l’Aide médicale d’Etat.

Euthanasie : discours clair

En matière de santé publique, le candidat socialiste se concentre sur une proposition phare : la légalisation de l’euthanasie. Cette mesure était déjà dans le projet de Ségolène Royal et est défendue par de nombreux élus socialistes. « Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, (…) à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité » a-t-il annoncé, marquant sur ce thème, bien plus que sur les questions d’accès aux soins, sa véritable rupture avec la majorité.

Aurélie Haroche

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