Hémoptysies graves de cause infectieuse pulmonaire : du diagnostic au traitement

Cette étude rétrospective monocentrique a été menée auprès de 31 patients admis en réanimation pour hémoptysie grave de cause infectieuse, hors tuberculose et maladie aspergillaire, entre le 1er janvier 1996 et le 1er mai 2008.  Elle avait pour but de préciser le type d’infection pulmonaire, le mécanisme de l’hémoptysie et l’efficacité de la prise en charge.

Dans cette population hospitalisée en réanimation dans un service rompu à la prise de charge de l’hémoptysie, les infections pulmonaires compliquées d’hémoptysie étaient, par ordre de fréquence décroissante : les pneumonies, non nécrosantes et nécrosantes ; les abcès du poumon et les actinomycoses.

En ce qui concerne le mécanisme sous-tendant l’hémoptysie, c’est l’hypervascularisation systémique qui a été incriminée le plus souvent ; venaient ensuite l’existence d’une nécrose pulmonaire et, plus rarement, celle d’un anévrysme artériel pulmonaire. Un traitement par radiologie interventionnelle (embolisation, vaso-occlusion artérielle pulmonaire) a été mis en œuvre chez 15 patients et a contrôlé l’hémoptysie chez 10 d’entre eux. Le recours à la chirurgie d’hémostase a été nécessaire chez 4 patients ; l’échec de la radiologie interventionnelle étant significativement plus fréquent en cas de nécrose pulmonaire.

Dr Julie Perrot

Référence
Carteaux G et coll. : Les hémoptysies de cause infectieuse pulmonaire, à l'exclusion de la tuberculose et de la maladie aspergillaire. Épidémiologie descriptive, prise en charge et devenir. 37e Congrès de la Société de réanimation de langue française (Paris) : 14-16 janvier 2009.

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