Hépatite C chronique et insuffisance rénale : vers des traitements sans ribavirine ?

L’hépatite C chronique peut aussi bien être une cause qu’une complication des néphropathies chroniques. Mais on ne dispose que de peu d’options thérapeutiques en cas de maladie avancée car la plupart des antiviraux sont contre-indiqués lorsque la clairance à la créatinine est <30ml/min/1,73m². C’est le cas également pour la ribavirine, raison pour laquelle une équipe menée par Annette Buchfeld du Karolinska Institute de Stockholm a testé sur 224 patients de stade 4 ou 5 un schéma sans ribavirine (à savoir la combinaison elbasvir/grazoprevir) comparé au placebo (suivi par l’administration du traitement actif pour des raisons éthiques évidentes). Si, sans surprise, cette combinaison a montré une belle activité après 12 semaines (SVR12 = 94,6 %) chez les patients infectés par le génotype 1 du virus de l’hépatite C, ce bénéfice s’est doublé d’une bonne tolérance, y compris chez les patients les plus difficiles à traiter, ceux qui appartenaient au génotype 1a et ceux qui avaient une résistance associée à des variants.

Dr Dominique-Jean Bouilliez

Référence
Buchfeld A et coll. : Elbasvir/grazoprevir (EBR/GZR) treatment of hepatitis C virus (HCV) infection in patients with chronic kidney disease (CKD) stage 4/5 : clinical, virological and health-related qyuuality of life outcomes in the C-SURFER study. 53rd ERA-EDTA (Vienne, Autriche) : 21-24 mai 2016.

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