Hydroxychloroquine et Covid-19 : un essai randomisé chinois négatif

Quelques travaux menés en Chine, portant sur cent patients, jugés encourageants mais in fine peu convaincants ont été le point de départ d’un emballement médiatique planétaire autour de l’hydroxychloroquine (HCQ). A ces essais, s’est ajoutée une étude ouverte marseillaise portant sur 24 patients : ses auteurs ont conclu à l’efficacité de l’HCQ au point de juger opportun de débuter ce traitement chez les patients testés positifs et de déclencher ainsi des mouvements de foule peu souhaitables voire choquants à l’entrée de leur institut…

Un essai randomisé qui a fait peu de bruit

Face à la confusion actuelle, il convient de rapporter les résultats d’un essai randomisé pilote mené en Chine et publié en ligne le 6 mars 2020 dans la revue J Zhejiang Univ (Med Sci). L’article est demeuré jusqu’à ce jour inaperçu.

Ont été inclus dans cette étude approuvée par le comité d’éthique de Shanghai (enregistrée en ligne sous le code NCT04261517), 30 patients atteints d’un Covid-19 confirmé par PCR et jugé suffisamment sévère pour justifier une hospitalisation dans une unité de soins normale. Deux groupes ont été constitués par tirage au sort. Dans le groupe traité, en plus de la prise en charge thérapeutique standard a été instauré un traitement par l’HCQ à raison de 400 mg/jour pendant 5 jours. Dans le groupe témoin, seul le traitement standard a été mis en œuvre : repos au lit, oxygénothérapie, médicaments antiviraux recommandés dans le "protocole de traitement" tels que la nébulisation d'interféron alpha, le lopinavir/ritonavir oral ou encore antibiotiques si nécessaire.

Le critère de jugement primaire était strictement biologique, en l’occurrence la disparition du mARN viral dans les écouvillonnages nasopharyngés effectués au 7ème jour après le tirage au sort.

Les deux groupes étaient comparables à l’état basal sur tous les plans : démographique, clinique, biologique et tomodensitométrique.

Résultats identiques dans les 2 groupes

Dans le groupe HCQ, un patient a développé une forme grave de la maladie en cours de traitement au point d’être hospitalisé en réanimation. Au 7ème jour, l’ARN viral avait totalement disparu chez 13 patients du groupe HCQ (86,7 %), versus 14 patients du groupe témoin (93,3 %) (p > 0,05). Le délai médian avant la négativation des prélèvements a été identique dans les 2 groupes, soit 4 jours (1-9) (HCQ) versus 2 jours (1-4) (témoins) (test U de Whitman, p > 0,05).

La disparition de la fièvre s’est faite dans les mêmes délais dans les 2 groupes, soit une journée, avec des extrêmes de respectivement (0-2) et (0-3). Sur le plan radiologique, les lésions pulmonaires évaluées par tomodensitométrie se sont aggravées dans un premier temps chez 5 patients du groupe HCQ (33,3 %) et 7 patients de l’autre groupe (46,7 %). Par la suite, elles se sont améliorées chez tous les participants, sans différence intergroupe significative. Une diarrhée, associée ou non à des perturbations du bilan hépatique, a été constatée chez 4 malades du groupe traité (26,7 %), versus 3 cas dans l’autre groupe (p > 0,05).

D’autres études contrôlées sont attendues

Cet essai randomisé n’a inclus que des formes du Covid-19 suffisamment sévères pour justifier une hospitalisation, cependant sans signes de gravité. L’évolution a été rapidement favorable chez tous les participants, à l’exception d’un (sous traitement testé) qui a été hospitalisé en unité de soins intensifs.

Il est évident que ces résultats ne sauraient mettre un terme à la bataille médiatique déclenchée par l’HCQ. D’autres études contrôlées menés sur une plus grande échelle (testant éventuellement d’autres posologies dans des formes sévères du Covid-19, encore que la dose de 400 mg/jour soit jugée thérapeutique dans les autres études publiées) sont nécessaires pour conclure, mais il faut souligner qu’elles sont en cours et que leurs résultats seront rapidement accessibles.

En attendant, cet essai randomisé qui répond aux critères scientifiques actuels et qui a fait peu de bruit peut être mis en parallèle avec l’étude ouverte du Pr Raoult qui, pour sa part, a été retentissante. Il est vrai que les études négatives font rarement la une des médias, à la différence des études positives où la méthodologie fantaisiste (soulignée par la communauté scientifique) est volontiers négligée par le grand public qui ne retient que les signaux forts.

La suite de l’histoire appartient aux études contrôlées multicentriques en cours, mais d’ores et déjà, il est licite de s’interroger sur l’opportunité et l’efficacité d’un traitement par l’HCQ chez les patients testés positifs ou atteints d’une forme peu sévère du Covid-19, compte tenu des résultats négatifs de cette étude qui, pour être pilote, n’en est pas moins randomisée.

Dr Philippe Tellier

Référence
CHEN Jun et coll. : A pilot study of hydroxychloroquine in treatment of patients with common coronavirus disease-19 (COVID-19).J Zhejiang Univ (Med Sci) 2020: publication avancée en ligne le 6 mars.

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Vos réactions (37)

  • Urgent d'attendre

    Le 26 mars 2020

    Il est donc plus que jamais urgent d'attendre.

    Dr Christiane Mirabaud

  • Des usages possibles

    Le 26 mars 2020

    Alors que l'on commence à admettre que l'on a pas le produit en disponible, je vous propose de regarder ceci : "Je peux fournir à 17 millions de personnes ce médicament, ainsi que le reste de l'Europe", a-t-il déclaré. La chloroquine, un médicament qui n'est produit qu'à Zeewolde aux Pays-Bas, fait désormais partie des conseils de traitement préliminaires pour les patients atteints du coronavirus. Cela dit au directeur de la société qui fabrique le médicament.

    https://eenvandaag.avrotros.nl/item/...s-coronavirus/

    Ce texte date du 4 mars. Dans ce pays, qui use de traitement préliminaire, un concept qui semble inconnu ou plus abandonné en France, le nombre d'hospitalisés baisse. La situation de ce jour :
    https://www.rivm.nl/nieuws/actuele-informatie-over-coronavirus/data

    Ce me semble à comparer aux chiffres de Paris par exemple ...

    Mr Raoult, pour respecter les protocoles, évoque une étude sur 24 patients. Là, il est évoqué les données importantes au niveau d'un peuple. Il me semble qu'au minimum ce dossier doit être regardé de très prêt... Si les protocoles normalisés, sont importants, souhaitables et nécessaires, on ne sait plus faire que cela ?

    Enfin, tous les textes qui parlent de la Chine en ayant une description partielle de ce qui est sont une honte.

    Dr Bertrand Carlier

  • 30 cas très sélectifs seulement

    Le 26 mars 2020

    Comment peut-on assez naïf pour croire qu'une étude même randomisée, a une valeur quelconque alors qu'elle ne porte que sur 30 cas (et encore très sélectifs). Pas étonnant que cette étude n'ait pas eu de suite !

    Dr André Coget

  • Objectivité

    Le 26 mars 2020

    Pour plus d'objectivité, peut-être pourriez vous préciser que le Pr Raoult, contrairement aux chinois, a ajouté à la chloroquine l'azythromicine ?

    Dominique de Pinho (IDE)

  • Essai "négatif" ?

    Le 26 mars 2020

    Evolutions quasi comparables, comment pouvez vous affirmer la négativité ?

    Dr Gérard Abraham

  • Comparaison aux antiviraux

    Le 26 mars 2020

    Les études ne peuvent pas être comparée avec celle du Pr Roult.
    Le profil des malades n'est pas le même,les critères de l'hospitalisation ne sont pas les mêmes.
    Puis le group témoin est traité par antiviraux. Cela veut dire qu'il est possible que l'hydroxychloquine ne fait pas mieux que les antiviraux.
    Les nombres des patients sont insuffisants.
    En plus, on voit que les TDM (l'examen le plus incriminant) des patients traités par chloroquine sont en plus grand nombre et peut être l'hydroxy chloroquine fait mieux que les antiviraux?

    Dr Adel Sahar

  • A tester peut-être en phase précoce ?

    Le 26 mars 2020

    La maladie déclenchée par le virus évolue en 2 phases, une phase virale, puis une phase immunologique, réactionnelle, pendant laquelle le virus n'est souvent plus détectable. Si l'hydroxychloroquine a une action anti-virale, c'est dans cette première phase qu'il faut la tester, et non dans la 2°, pendant laquelle il est plutôt conseillé des produits à tropisme anti-inflammatoire, comme le tocilizumab dont les premiers résultats sont encourageants.

    Malheureusement, l'essai européen en cours veut tester l'hydroxychloroquine sur les formes graves, ce qui n'est a priori pas l'indication. Tant qu'il ne sera pas testé dans les formes débutantes, le débat ne sera pas clos, ce qui est dommage car son utilisation précoce, idéalement avec le Zythromax qui justifie bien sûr de tester tous les patients suspects (comme le demande l'OMS) pourrait permettre, si ce traitement est efficace dans cette phase, de diminuer la charge virale globale de la population, de diminuer ainsi la contagiosité, et les formes graves, ce qui libérerait des lits d'urgences…

    Dr Jacques Monière

  • Choix du stade de la maladie

    Le 26 mars 2020

    Je m'interroge sur le stade avancé de la maladie qui est choisi pour inclure des patients dans ces essais randomisés. In vitro, il apparait que la chloroquine inhibe la multiplication virale. Si on choisit des patients chez lesquels le stade assez sévère signifie que l'on rentre dans la fameuse seconde phase immunitaire, la chloroquine n'a plus beaucoup d'intêret. Ne devrait on pas choisir des patients en tout début de symptomatologie et mesurer la charge virale par la suite et voir les aggravations éventuelles pour ceux qui n'auraient pas pris l'hydroxychloroquine (difficile à tenir éthiquement) mais seule façon de voir quand ce potentiel traitement pourrait être prescrit. En seconde phase, il s'agirait plutôt de réguler la réponse immunitaire qui apparait inadaptée dans les cas les plus graves.

    Delphine Mérino (biologiste)

  • Ça ou rien....

    Le 26 mars 2020

    Hydroxychloroquine...effets secondaires connus contre indications connues,...Azithromycine...idem...
    Ça sert à quoi de se démonter la tête...Raoult n’est pas un sinistre cretin... Peut-être aimerait il bien un Nobel, mais son palmarès est déjà pas mal...tout ressort en ce moment dans la presse, y compris la presse spécialisée...accusations de harcèlement moral et tuti quanti... pourquoi pas #Raoult pendant qu’on y est...? De toute façon il n’y a aucune alternative...pourquoi tant de haine ?

    Dr Alain Champemond

  • Aussi bien et beaucoup moins cher

    Le 26 mars 2020

    Cette étude montre que la vieille et "cheap" nivaquine ne fait pas moins bien que des antiviraux ou l'interferon qui coûtent un bras. Très frustrant pour l'industrie des médicaments chers ;-)

    Théorie du complot mise à part, comme dit plus haut la question pour la chloroquine (ou hydroxy-) est au début de la maladie voir chez les asymptomatique. Si ça marche c'est tout simplement la solution au problème. C'est donc ça qu'il faut chercher à confirmer ou infirmer. La chloroquine chez des patients de réa c'est juste une blague. Mais cela permettra de fausses info comme dans cet article : "Hydroxychloroquine et Covid-19 : un essai randomisé <international > négatif." Consternant.

    Dr Gregory Smith

  • Evidemment...

    Le 26 mars 2020

    Ce que disent Jacques Monière et Delphine Mérino est l'évidence.
    C'est aux premiers signes qu'il faut traiter, car une fois le processus immunologique morbide déclenché, ça ne sert plus à rien, d'ailleurs à ce stade le virus a souvent disparu.
    Encore une fois c'est l'évidence même, n'importe qui peut le comprendre.
    Alors dans quel monde de débiles vivons-nous ?

    Dr JP Huisman

  • Sauvés ?

    Le 26 mars 2020

    Il y a ceux qui y croient, et ceux qui n'y croient pas. Alors on habille sa croyance des hardes qu'on peut, chacun le fait. On découvre une étude providentielle bien que chinoise mais, comme dirait le Pr Raoult, pourquoi les chinois mentiraient-ils ?
    En attendant on réserve la chloroquine aux cas graves, quand il semble qu'elle ne pluisse plus avoir d'action, et uniquement par les médecins maison, les autres on ne sait jamais.
    Mais, comme disait Gongora et chantait Paco Ibanez
    Que sea médico más grave
    quien más aforismos sabe,
    bien puede ser;
    mas que no sea más experto
    el que más hubiere muerto,
    no puede ser.

    Dr Gilles Bouquerel

  • Le taux d'hospitalisations critère d'évaluation ?

    Le 27 mars 2020

    Je suis surpris des commentaires du Dr Carlier.
    Il donne les références d'une statistique sur les hospitalisations aux Pays-Bas à court terme. Mais est-ce un bon critère d'évaluation? Si la politique hospitalière juge qu'il faut freiner les hospitalisations pour garder des réserves pour les cas ultérieur plus graves, le nombre d'hospitalisés diminue provisoirement ...
    Si l'on prend le critère du nombre de décès, peut-être plus significatif de l'évolution de gravité de la maladie, il est sur base du site officiel belge cité dans le journal "Le Soir" respectivement pour les 20 mars et 25 mars de 450 et 1331 décès en France et 106 et 336 aux Pays-Bas, soit une augmentation proportionnelle du même ordre aux Pays-Bas.

    Comme dit le Dr Mirabaud, il est urgent d'attendre et ne pas nécessairement donner une propagande au site commercial qui vante et veut vendre sa production d'HCQ ... même si D. Trump soutient aussi ce choix de la chloroquine !

    J. Malghem

  • Quid des patients traités au long cours par hydroxychloroquine ?

    Le 27 mars 2020

    Les patients traités par la chloroquine pour des polyarthrites, lupus, maladies du collagène sont ils atteints par le COVID dans la même proportion et avec la même pathologie que la population globale .
    Des études ont elles été faites en ce sens?

    Dr Jean-Paul Ribes

  • Tout le monde doit apporter ses idées

    Le 27 mars 2020

    Tout le monde doit apporter ses idées dans cette guerre. Je suis un peu étonné de l'absence, dans les discussions sur les traitements possibles des données connues par les pneumologues et par les pathologistes.

    Les pneumologues, outre les innombrables cancers bronchiques, sont confrontés, en plus de ces cancers, aux dilatations des bronches et aux mucoviscidoses.

    De leur expériences dans ces deux affections n'y a-t-il rien à espérer pour le Covid 19 au moins aux différentes étapes de l'invasion virale dont le traitement peut changer, au stade de la toux, au stade des crachats, au stade des viscosités qui obstruent les bronches puis collent aux alvéoles afin d’asphyxier ?

    Les anatomopathologistes eux aussi voient le dernier stade.

    Dr Jean Doremieux, un an de chirurgie thoracique.

  • Mieux définir l'indication

    Le 27 mars 2020

    Un étude ne montrant pas d'effet significatif, si elle est de très faible puissance, ne... signifie pas grand chose !
    La question principale est qu'on ne sait pas bien ce qu'on cherche à mettre en évidence : un effet préventif ou curatif ? Un effet virologique ou un résultat clinique précis ? Par conséquent, on sait pas du tout à qui on peut postuler que la prescription est indiquée.

    L'essai européen parait de ce point de vue peu rationnel. Tous ces patients, arbitrairement définis comme gravement atteints (bien qu'immanquablement hétérogènes dans leur recrutement et leurs besoins de prise en charge) ont-ils la moindre raison de répondre, sur des critères identiques, à des produits aussi différents que ceux expérimentés dans les quatre bras de l'essai ? Il se peut fort bien qu'un traitement inefficace dans ce contexte puisse être utile dans un autre.

    Contrairement à des idées fausses malheureusement trop courantes, la puissance d'un essai ne dépend pas essentiellement de l'importance mais surtout de la variance de l'échantillon, et la valeur de la significativité statistique est la même quel que soit le nombre sur lequel elle est obtenue, à condition que les termes de l'hypothèse nulle aient été clairement pré-établis.

    Un essai bien conduit doit répondre à une seule question, et plusieurs questions requièrent plusieurs essais spécifiques bien conduits. On est, très généralement, bien loin de mener la recherche clinique sur de telles bases.

    Dr Pierre Rimbaud

  • Titre trompeur

    Le 27 mars 2020

    Un titre qui ne correspond pas au contenu de l'article !
    Ce mode de communication est indigne d'un journal d'informations médicales.
    Quand je lis votre article je ne conclue pas que l'essai randomisé chinois est négatif mais que l'hydroxychloroquine à la dose de 400mg / jour comparé à des antiviraux ne fait pas mieux ou fait aussi bien. Il y a juste une différence que vous ne soulignez pas dans cet article c'est le coût d'un traitement par OHchloroquine comparé à celui des autres molécules testées. En santé publique c'est loin d'être anecdotique si on veut soigner le plus grand nombre.

    Autre point qui me semble important c'est à quel stade de la maladie donner tel ou tel traitement pour être le plus efficace possible sans gaspiller nos ressources. Quand ajouter l'azithromycine etc ...
    A quand un article sur la Hollande qui procède différemment de nous?

    Dr Bénédicte Dassonville

  • Action identique à l'association interféron-lopinavir-ritonavir

    Le 27 mars 2020

    D’après ce que je lis, si je ne me trompe pas, cet essai n’est pas négatif vis à vis de l’HCQ, comme le suggère votre titre. Il montre simplement que l’action de l’HCQ est identique à celle de l’association Interféron alpha en nébulisation associé à Lopinvir/Ritonavir par voie orale : ce qui serait plutôt une bonne nouvelle vue le prix très bas de l’HCQ et sa disponibilité immédiate.

    Dr Jean Gérard Dumazel

  • Dans le groupe chloroquine, un décès, trois en réanimation, un perdu de vue (reponse à Dominique de Pinho)

    Le 27 mars 2020

    Dans le groupe témoin de D. Raoult, n'ayant eu ni chloroquine ni azithromycine, pas de complications... pas de réa, pas de décès...
    Dans le groupe chloroquine, un décès, trois en réanimation, un perdu de vue... mais la pseudo (?)étude les exclut !

    Celle-ci inclut le groupe traité par chloroquine + azithromicine, qui ne concernerait que ...4 patients, qui ont vu leur charge virale négativé ... temporairement ? (avec la chloroquine seule, baisse de la charge virale seulement).
    Aucune donnée à ce jour communiquées à trois et 5 semaines...de toute façon, vu les biais et le petit nombre de patients cela n'aura pas signification.
    Sur ces bases on devrait traiter des centaines de millions de malades... alors que les risques de torsades de pointe nécessitent des ECG quotidiens au début de traitement s'il y a de l'azithromycine....? Vous voulez rire !
    L'hydroxychloroquine a été étudiée depuis la fin des années 60 dans la plupart des virus émergents.
    Elle a aggravé le SIDA et les infections Zika.

    Dr Jean-Claude Jouhet

  • Pas les mêmes posologies

    Le 27 mars 2020

    Le Pr Raoult prescrit l’Hydroxychloroquine à la dose de 600 mgr par jour, pendant
    10 jours, associée à l’azithromycine.
    L’essai chinois c’est 400 mgr par jour,
    pendant 5 jours.
    Il faut comparer ce qui est comparable.

    Dr Jean-Pierre Campagni

  • Oui pour un choix selon le stade clinique

    Le 27 mars 2020

    Stade 1 : Anosmie inattendue : c'est dans les cavités nasales que le virus se trouve. Il attaque les cellules olfactives. C'est là qu'il faut le chercher par un test sans s'attarder dans les procédures administratives et attaquer un résultat positif !


    Stade 2 : Toux sèche : le virus est descendu dans la trachée ; un antitussif (terpine codéine?) pour soulager et éviter les expulsions de gouttelettes de particules solides, un test car le virus est encore là. Chacun choisit son traitement.


    Difficultés respiratoires : le virus est descendu se coller dans les bronches et surtout aux alvéoles. Le test sera alors peut-être négatif. Appel aux pneumologues pour mesurer la gravité de l’insuffisance respiratoire.

    Dyspnée à l'effort : les alvéoles en périphérie émettent un liquide visqueux où les virus sont planqués (Radio du poumon avec du broncho Lipiodol). Se rapprocher de l'oxygène et des réanimateurs pour insufflation intubation.

    Ne plus compter sur un traitement antiviral surtout si le test est négatif. Espérer que les bronchoscopistes peuvent libérer les voies respiratoires.

    Les pneumologues, outre les innombrables cancers bronchiques, sont confrontés, en plus de ces cancers, aux dilatations des bronches et aux mucoviscidoses. On ne les entend pas.

    De leur expériences dans ces deux affections n'y a-t-il rien à espérer pour le Covid 19 au moins aux différentes étapes de l'invasion virale dont le traitement peut changer, au stade de la toux, au stade des crachats, au stade des viscosités qui obstruent les bronches puis collent aux alvéoles afin d’asphyxier ?

    Les anatomopathologistes eux aussi voient le dernier stade.

    Dr JD, un an en chirurgie thoracique

  • Polémique inutile

    Le 27 mars 2020

    C'est extraordinaire de lire combien d'auteurs arrivent maintenant à lire le chinois !
    A ma connaissance les articles écrits en chinois n'ont pas été traduits, simplement parfois un résumé en anglais ...
    "Des articles en langues chinoises circulent, uniquement quand ils ont un résumé anglais, ce qui est une vision trop simple du travail." clame un confrère dans une discussion.

    Dr Roland Plumeau

  • Que penser de cet essai américain ?

    Le 28 mars 2020

    Je m’appelle Dr Zev Zelenko et j’exerce la médecine à Monroe, NY. Ma prescription est la suivante :

    - Hydroxychloroquine 200 mg deux fois par jour pendant 5 jours

    - Azithromycine 500 mg une fois par jour pendant 5 jours

    - Sulfate de zinc 220 mg une fois par jour pendant 5 jours

    La justification de ma prescription repose sur les données disponibles en Chine et en Corée du Sud avec la récente étude publiée en France (sites disponibles sur demande). Nous savons que l’hydroxychloroquine aide le zinc à pénétrer dans la cellule. Nous savons que le zinc ralentit la réplication virale au sein de la cellule. Concernant l’utilisation de l’azithromycine, je postule qu’elle prévient les infections bactériennes secondaires. Ces trois médicaments sont bien connus et généralement bien tolérés, d’où un risque faible pour le patient.

    Depuis jeudi dernier, mon équipe a traité environ 350 patients à Kiryas Joel et 150 autres patients dans d’autres régions de l’état de New York avec le même traitement.

    Selon les retours d’information que j’ai pu obtenir des équipes médicales, nous avons eu ZÉRO mort, ZÉRO hospitalisation et ZÉRO intubation. De plus, je n’ai entendu parler d’aucun effet secondaire autre qu’environ 10 % des patients souffrant de nausées et de diarrhées temporaires.

    Dr JD

  • La réponse de la rédaction (au Dr Plumeau)

    Le 28 mars 2020

    Il existe d'excellents logiciels de traduction gratuit (comme Deepl par exemple) qui permettent de traduire en Français des textes en chinois en quelques secondes. C'est ce que nous avons fait avec cet article.

    La rédaction

  • Un point de vue digne d'intérêt

    Le 28 mars 2020

    https://www.sante-corps-esprit.com/chloroquine-contre-coronavirus-le-cri-de-revolte-du-dr-menat/

  • Mais pour qui diable roule la rédaction?

    Le 29 mars 2020

    Lorsqu'on se donne la peine de lire l'article et de voir qu'il rapporte une étude portant seulement sur 15 patients traités à la seule chloroquine (semble-t-il) et à 400mg seulement, on est abasourdi par le titre de l'article, et on se demande vraiment quelle est la motivation de la rédaction …

    Dr François Thioly

  • Nombre de patients trop faible ?

    Le 29 mars 2020

    La remarque de Jean-Paul Ribes me semble intéressante : les patients sous chloroquine sont-ils moins malades que les autres, à facteurs de risque comparables?
    Peut-être que le nombre de patients traités est trop faible pour des statistiques fiables.

    Dr Bernard Pellegrin

  • Vous avez dit scientifique ?

    Le 29 mars 2020

    Finalement, on reprochait au Pr Raoult un nombre trop faible de patients pour être significatif. En effet, 24 patients, c'était peu. Mais là, on oppose une étude à 30 patients dont seulement 15 ont reçu de la chloroquine à dose moindre, et en outre, sans adjonction d'azithromycine. Certes, elle est randomisée, mais ce n'est pas une invalidation du travail du Pr Raoult du fait du protocole différent et du nombre non significatif de cas. En outre, le type de patient recruté pour l'étude semble flou : à quel stade de la maladie ?

    Dr Christine Gintz

  • Pas négatif mais aussi efficace

    Le 29 mars 2020

    Cet dssai n’est pas négatif puisqu’il montre que l’hydroxychloroquine est aussi efficace que l’association lopinavir/ritonavir per os avec nébulisation d’interferon.
    Le portage viral est négativé en une semaine dans les deux bras de traitement.
    Je ne comprends pas l’analyse.

    Dr Marc Viggiano Marc

  • Protocoles différents

    Le 30 mars 2020

    Le protocole du Prof. Raoult est différent parce qu’il associe l’hydroxychloroquine avec l’azithromycine.

    Dr Marc Jonniaux

  • Essai non comparable

    Le 30 mars 2020

    Le protocole du Pr Raoult est différent dans la dose du plaquenil et comporte un antibiotique et sa justification est de combattre la contagiosité en annulant la charge virale. Quant aux cas graves, il semble que se dessinent une mise en cause des cytokines chez des patients virus négatifs.

    Dr Christian Trape

  • Poursuite de cette étude ?

    Le 30 mars 2020

    Cette etude chinoise est anterieure à Mars, puisque publiée le 06/03. On peut difficilement imaginer que, en parrallèle avec cette publication, que l'étude n'à pas continué, plus etendue certainement. Où en est on aujourd'hui, pratiquement 1 mois après?

    Dr Gérard Crespeau

  • Hydroxychloroquine et essais cliniques

    Le 30 mars 2020

    Toutes ces réactions, qui vont dans tous les sens, auront au moins un résultat positif, celui de remettre en valeur un bon vieux principe fondamental en médecine : toujours garder un esprit critique!

    Ce ne sont ni des essais en ouvert sur quelques patients ni un essai même randomisé sur quelques autres patients, ni des données tronquées de santé publique qui créent un schéma thérapeutique valide…

    Dr Anna Mazuy

  • Réactions sans intérêt

    Le 30 mars 2020

    On était habitué à un meilleur niveau de commentaires sur les articles du JIM ..!
    Entre ceux qui n'ont pas compris que le traitement standard contenait déjà les antiviraux
    et ceux qui n'ont manifestement pas pris la peine de taper "association azithromycine chloroquine " sur le Vidal, il y a forcement un grand nombre de réactions sans intérêts..!

    Dr Xavier Rollin

  • Comment soigne l’Allemagne ?

    Le 31 mars 2020

    A t-on des nouvelles des patients du Grand Est transférés en Allemagne ? Comment font-ils, quels traitements ? Ça serait intéressant d’avoir des retours...

    Christelle B (IDEL à Metz)

  • Heureusement

    Le 31 mars 2020

    Heureusement que X Rollin est là pour feuilleter le Vidal et traiter les intervenants d'ânes:

    "Interaction médicamenteuse (Précaution d'emploi) :
    AZITHROMYCINE 250 mg cp pellic + PLAQUENIL 200 mg cp pellic
    Azithromycine avec Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes.
    Risque: Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
    Conduite à tenir: Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association."

    Et alors? Ces éléments sont surveillés dans tous les protocoles.

    Paille poutre etc.

    Dr Christian Courdy

  • Deux poids deux mesures ?

    Le 25 avril 2020

    Le protocole du Professeur Raoult c'est :
    Hydroxychloroquine ET Azythromicine
    C'est clair quand même !
    Bithérapie ET NON PAS monothérapie avec l'hydroxyclororoquine SEULEMENT.
    C'est pourtant clair pour l'étude !
    Quant aux dangers potentiel... ne revenons pas dessus.
    Je m'étonne quand même qu'on fasse moins de "battage médiatique" concernant l'utilisation d'autres molécules proposées, de leurs effets secondaires importants ?
    Pourquoi ?
    Y a t-il deux poids deux mesures ?
    Encore une fois, le choix de l'étude biaisée dépend t-il d'une injonction politico financière ?
    Ou alors les "experts" sont ils sourds et aveugles pour le moins, pour NE PAS RETENIR cette association en bithérapie ?

    Marc Menard

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