Immunothérapie anti-PD-1 des carcinomes spino-cellulaires

Les carcinomes spino-cellulaires (CSC) sont de bons candidats à une immunothérapie parce qu’il s’agit de tumeurs fortement mutées, donc riches en néo-antigènes, et par ailleurs favorisées par l’immunosuppression. Il était donc logique de tester l’effet d’un anti-PD-1. Il s’agit ici du cemiplimab, anticorps monoclonal anti-PD-1 de haute affinité. Il a été administré, à la dose de 3 mg par kg toutes les deux semaines, à 85 patients porteurs de CSC avancés, c’est-à-dire localement étendus et inopérables ou métastatiques. Bien entendu, aucun patient transplanté d’organe et sous immunosuppresseur ne fait partie de ces essais. Deux études de phase 1 et 2 sont regroupées ici.

Globalement, le taux de réponse est de 50 %. Il s’agit presque toujours de réponses partielles, mais certaines des améliorations observées sont spectaculaires. La plupart de ces réponses sont durables. Les effets secondaires attendus des anti-PD-1 ont été observés, et dans trois cas (dont deux chez des nonagénaires), ils ont entraîné le décès. On conclut donc que les patients porteurs de CSC inopérables, pour lesquels aucune autre option n’est disponible, peuvent bénéficier des immunothérapies anti-cancéreuses. Les auteurs mentionnent qu’un essai similaire est en cours avec le cemiplimab pour les carcinomes baso-cellulaires avancés.

Dr Daniel Wallach

Référence
Migden MR et coll. : PD-1 Blockade with Cemiplimab in Advanced Cutaneous Squamous-Cell Carcinoma. N Engl J Med 2018 ; 379 : 341-351.

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