Infirmier en pratique avancée : des précisions sur la formation

Paris, le mercredi 24 octobre 2018 – Bien que leur première rentrée universitaire ait eu lieu cette année, les futurs infirmiers de pratique avancée demeurent dans un certain flou.

Invitée à en dire plus à une assemblée de la FNI (Fédération nationale des infirmiers),  la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a levé le voile sur la formation de ceux qui sont parfois désignés comme des « super infirmiers ».

La DGOS a en premier lieu fait part de l’objectif du gouvernement d’atteindre 2500 à 300 IPA à l’horizon 2022.

A cet égard, Michel Varroud-Vial de la DGOS a fait part de son étonnement : « nous avons été surpris par l’afflux de demandes. Nous craignions que ce soit uniquement les infirmières hospitalières qui s’approprient ce sujet, sachant que beaucoup d’entre elles se sont déjà vu confier des tâches qui sont du domaine des pratiques avancées. Nous souhaitons qu’au moins la moitié des IPA exercent à titre libéral ».

Il a également fait valoir qu’une aide à la « reconversion » pour les infirmiers libéraux devrait être mise en place. Les services de la DGOS ont ainsi sollicité les Agences régionales de santé (ARS) afin qu’elles soutiennent les IDEL qui s’engageraient dans cette formation. La compensation devrait atteindre 10 600 euros pour les deux années d’études…il sera donc difficile de suivre cette formation sans poursuivre une activité professionnelle.

X.B.

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Vos réactions (2)

  • Pour une plus grande équité infirmier-infirmière

    Le 28 octobre 2018

    Je lis avec intérêt et attention les articles produits-poposés par JIM et je vous encourage à poursuivre cette belle initiative constructuive en mettant à profit l'accent sur les compétences des infirmières et des infirmiers qui sont de plus en mesure de proposer des articles tant de contenu scientifique que clinique comme vous le savez.

    Toutefois à ma grande surprise et ce n'est pas la seule fois que cela arrive je constate que l'image ou la photo proposée en début d'article ne contient QUE des infirmières? Pourtant à mon souvenir la France compte un nombre important d'infirmiers alors que diriez-vous d'en profiter pour mettre à jour cet état de fait pour une plus grande équité infirmier-infirmière sans compter que ces hommes-infirmiers collaborent de près avec les infirmières au mieux-être de la population Française tant en centre hospitalier qu'en pratique privée? Évitez surtout de devenir comme nous l'avons été beaucoup trop longtemps au Québec discriminant à l'égard des infirmiers (environ 35 ans et encore) en écrivant tous les textes uniquement au féminin mais pire encore en ignorant les infirmiers dans la parution des textes tous écrits au féminin, les photos uniquement proposant des infirmières donc causant de multiples inconvénients, différentes images etc, et cela de façon volontaire pour plaire uniquement à l'extrémisme féminisme alors que les infirmiers comptent pour 12 % de la profession infirmière en plus de suivre les mêmes cours, compléter les mêmes examens conduisant au même droit de pratique et quoi encore.

    C'est en s'unissant et se respectant que les infirmières et les infirmiers deviennent une force importante à prendre en compte dans la société, par les gouvernements ainsi que dans le monde hospitalier auprès des administrateurs et autres professionnels y compris afin d'orienter la pratique vers l'excellence dont celle d'infirmier(ière) praticien avancée en soins généraux ou spécialisés.
    Je souhaite à chacune et à chacun de vous la meilleure des chances.

    Michel Tanguay
    (ex infirmier clinicien à la retraite au Québec)

  • Equité ?

    Le 28 octobre 2018

    Pour information, nous nous voyons dotées d'un Ordre des Infirmiers, et les offres d'emplois s'adressent aux infirmier(e)s. Cela n'intervient pas dans le respect entre collègues, mais comprenez qu'une profession à 87% féminine, comme vous le soulignez, penche vers le genre féminin.
    Aurait-il été souhaitable que les sage-femmes deviennent des maïeuticiens car un faible pourcentage d'hommes exercent cette profession?
    Il y a d'autres combats que celui de la représentation féminine ou masculine de notre profession, et sans doute que la majorité d'entre nous ne souhaite pas s'exprimer au masculin, même si la grammaire l'exige…

    Catherine Harris

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