Jeunes : coupables forcément coupables

Paris, le vendredi 31 juillet 2020 – Sur la planète française du coronavirus, la semaine a été marquée par deux controverses qui ne pouvaient que se faire écho : d’une part les interrogations de tous et notamment de la commission d’enquête parlementaire sur le sort réservé aux plus âgés au plus fort de l’épidémie et d’autre part la constatation d’une augmentation du nombre de cas positifs (en des proportions toujours bien moindres que lors du pic épidémique) qui serait liée à l’envie irrésistible des jeunes d’être jeune. Ainsi, se dessinait en filigrane une triste France où uniquement préoccupée à s’embrasser sans masques, la jeunesse, oublieuse des plus âgés pourtant déjà tant sacrifiés pendant la première phase de la guerre, préparait le terrain pour une reprise de l’épidémie contraignant à des mesures de plus en plus strictes, tandis que le spectre d’un nouveau confinement flotte toujours.

Ce scandale que les chiffres semblent révéler

Le récit des responsables et des personnels de maisons de retraite pendant les mois de mars et d’avril est celui d’un abandon, d’un isolement. Ils ont ainsi été souvent livrés à eux-mêmes, priés de prendre en charge leurs résidents malades et mourants et expressément invités à limiter leurs appels et leur demande d’aide. Ils sont demeurés seuls face aux questions des familles, pas toujours capables d’expliquer pourquoi les portes de l’hôpital demeuraient fermées à leurs aïeux. Face à cette absence de coordination et de solidarité, il convient cependant d’éviter de tirer des conclusions peut-être hâtives.

Cependant, pour le pharmacien François Pesty, qui depuis le début de l’épidémie, porte un regard singulier sur les différentes mesures et stratégies adoptées, les chiffres disponibles, concernant les données d’hospitalisation et « l’évolution du poids de chaque classe d’âges dans le cumul des décès à l’hôpital », « sont des arguments robustes, pour affirmer que contrairement à ce qui a été dit, les hôpitaux (publics) ont bel et bien été submergés par la vague » et que l’idée « qu’une forme de régulation a été effectuée en fonction de l’âge » exprimée par un membre de la commission d’enquête parlementaire est étayée.

La parabole du jeune docteur et du vieux médecin

Il y a ces chiffres qui semblent accuser et il y a le témoignage en forme de parabole, comme souvent chez lui, du docteur Luc Perino sur son blog hébergé par Le Monde. « La première histoire se passe en mars 1970. Un jeune médecin fraîchement installé dans un village d’Auvergne est appelé au chevet d’une mamie nonagénaire. Elle a eu une grippe et son état se dégrade rapidement depuis 2 jours. Le médecin constatant un essoufflement assez inquiétant prend la peine de téléphoner à son ancien professeur, chef du service de réanimation à Clermont-Ferrand. Il lui expose le cas et suggère timidement une assistance respiratoire. Mon cher ami, lui répond avec bienveillance le professeur, votre dévouement est louable, mais vous savez comme moi que nos services ne sont pas destinés à ce genre de cas. Puis il expose de sages conseils : ouvrir les fenêtres, donner du paracétamol et des antalgiques pour éviter toute souffrance. (…) La deuxième scène se déroule seulement cinquante ans plus tard en mars 2020. Un vieux médecin expérimenté est appelé par les enfants d’un nonagénaire fébrile et très fatigué. Il constate un syndrome grippal assez sévère en rapport avec l’âge, mais sans grave trouble respiratoire. Il explique aux enfants que c’est possiblement la Covid-19, mais qu’il importe peu de le savoir. La situation comporte un risque évident d’aggravation, mais il n’y a pas lieu de l’hospitaliser, car il sera mieux chez lui pour récupérer. La famille le congédie et appelle directement le 15 avant d’entamer une procédure juridique contre le médecin… J’ai menti. Ces deux histoires ne sont pas tout à fait véridiques. Le premier médecin n’a pas appelé son professeur, car personne ne lui avait enseigné cela et qu’il aurait eu peur du ridicule. Le deuxième médecin a immédiatement appelé le 15, sans conviction, mais parce qu’il savait, par sa longue expérience, que les décisions médicales ne sont plus du ressort du clinicien », narre-t-il. Il y a dans cette fable toutes les ellipses et raccourcis volontaires d’une fable : on pourrait rétorquer que l’amélioration des soins permet aujourd’hui d’envisager de façon peut-être plus légitime d’hospitaliser les plus âgés en réanimation. On pourrait rétorquer que le 15 a probablement répondu au vieux médecin que les places manquaient pour accueillir de tels patients. Mais pour comprendre la morale, il faut lire la fin de la fable. « Sur la route du retour, le vieux médecin a allumé la radio pour se détendre. (…) Puis, après quelques minutes, constatant que le jeu pervers de l’escalade compassionnelle entre médias, urgentistes et politiques s’aggravait dangereusement, il a zappé. Sur une autre fréquence, un épidémiologiste, moitié normatif, moitié dissident, osait préciser que l’âge moyen de mort par Covid était de 80 ans et que l’espérance de vie dans notre pays était de 81 ans. Le médecin a alors éteint le poste en souriant. Il allait bientôt prendre sa retraite. Covid ou pas, il lui restait raisonnablement au moins 15 ans à vivre ». Ainsi, la parabole nous invite à observer avec un regard un peu différent les indignations automatiques face à ce qu’il est facile de rapidement assimiler à un scandale, en nous souvenant une nouvelle fois que malgré notre confiance en la médecine, malgré ses progrès, la tempérance, le souci du juste soin doivent continuer à nous guider, puisque l’immortalité n’est toujours pas promise.

Quand les jeunes égoïstes se suicident

De la même manière pourrait-on jeter un regard différent sur nos jeunes. Tout au long de la semaine, ils ont été présentés comme les méchants propagateurs. « Sans doute que les personnes vulnérables et âgées ont conservé un niveau de prudence élevé alors que les jeunes, eux, font moins attention », remarque le plutôt encore jeune Olivier Véran, se montrant relativement mesuré dans sa désignation de la jeunesse. D’autres prennent moins de précautions. Dans la Libre Belgique, pays qui constate une augmentation du nombre de cas depuis la mi-juillet, Franklin Dehousse, Professeur à l’Université de Liège, ancien représentant de la Belgique dans les négociations européennes et ancien juge à la Cour de justice de l’Union européenne n’hésite pas : « Cela ne sert visiblement à rien de leur parler de leur famille (qu’ils mettent en danger), ni du personnel de santé (qu’ils exposent à une nouvelle marée d’infections dans des situations risquées), ni des nombreux travailleurs dont la fonction interdit le confinement (dont ils aggravent les risques). On a bien compris que la morale, la justice ou le simple altruisme ne les intéressent pas. Parlons donc de la seule chose qui les intéresse réellement : eux-mêmes. Occupés à la joie des célébrations, de nombreux jeunes négligent que le coronavirus ne constitue pas seulement une crise sanitaire, mais une crise économique, et de très grande ampleur. (…) Le risque personnel des jeunes est toutefois bien plus grand. Chaque fois qu’ils renforcent la propagation du virus, ils accroissent la probabilité d’un nouveau lockdown, avec nouvelle fermeture de leurs écoles et universités. Or, toutes les recherches prouvent que les interruptions des études, surtout longues ou répétées, nuisent considérablement aux futurs revenus des jeunes. Mépriser les règles de protection aujourd’hui, c’est se défavoriser par rapport aux autres demain. Le pire reste toutefois autre part. Chaque fois qu’une personne renforce par insouciance la circulation du virus chez les autres, même sans être malade, elle renforce la crise économique (…). Chaque fois qu’un jeune viole les règles de protection du coronavirus, il détruit des emplois, et probablement le sien dans le futur. À leur place, cela préoccuperait beaucoup plus que d’exalter la liberté de faire des bêtises », écrit-il de façon très nuancée.

Trompe l’œil ?

La juxtaposition si fréquente dans les médias des instants de fêtes où les moins de 25 ans dansent sous le soleil, sans distance physique (et même parfois sans distance sociale) et des courbes montrant l’augmentation du nombre de tests positifs favorise ce type de réaction épidermique. Pourtant, il faut prendre garde au trompe l’œil. Dans un décryptage publié cette semaine, les Décodeurs du Monde indiquent par exemple : « Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 détectés a en effet augmenté chez les jeunes adultes de 20 à 29 ans depuis le déconfinement, (…) Durant la semaine du 13 au 19 juillet, 820 vingtenaires ont été testés positifs au SARS-CoV-2, alors qu’ils n’étaient que 531 pour la période du 18 au 24 mai. Mais si le taux d’incidence (nombre de cas positifs détectés pour 100 000 personnes) a effectivement augmenté chez les jeunes, la progression de cet indicateur peut être complétée par l’analyse d’autres données, comme l’évolution des autres classes d’âge, le nombre de tests pratiqués, ou le taux de positivité. Le taux d’incidence est lié au nombre de tests réalisés dans chaque catégorie d’âge. Or la politique de dépistage a considérablement évolué en France depuis le mois de mars. Au plus fort de la crise sanitaire, l’essentiel des tests était consacré aux cas graves (dont beaucoup de personnes âgées à leur arrivée à l’hôpital). Puis, fin avril, le gouvernement a annoncé viser une capacité de 700 000 tests virologiques par semaine afin d’identifier les nouveaux cas de Covid-19 et les personnes ayant été en contact rapproché avec eux. Conséquence de la montée en puissance progressive du système de dépistage, le profil des personnes testées a évolué : parmi elles, le nombre de jeunes a considérablement augmenté. Or, comme le rappelle Olivier Véran dans Le Parisien, quand on teste plus, "on trouve plus de malades"» commentent les journalistes du Monde qui citant encore le point hebdomadaire de la semaine du 13 au 19 juillet de Santé publique France rappellent : "En semaine 29 [du 13 au 19 juillet], l’augmentation des cas concerne l’ensemble des tranches d’âge" (…). "Chez les personnes âgées de 75 ans et plus, l’incidence, qui avait diminué jusqu’en semaine 28 [du 6 au 12 juillet], est en augmentation en semaine 29 pour la première fois" note l’organisme public. L’incidence est également en progression, depuis la première semaine de juillet, que ce soit chez les adultes les plus jeunes (15-44 ans) ou plus âgés (45-64 ans et 65 à 75 ans) ».

Même masqué, un jeune con est un vieux con en puissance !

S’il faut donc, à l’instar de notre appréhension de la prise en charge des plus âgés, se méfier d’une lecture trop rapide des chiffres, il convient également d’éviter les anathèmes, qui de tout temps, ont consisté à vouloir opposer ceux qui sont à l’aube de leur vie et ceux qui en goûtent le crépuscule. « On pointe du doigt les comportements des " jeunes" alors que des ministres et cabinets remplis "d’experts" sont même incapables de gérer l’approvisionnement de masques voire, tout simplement, de le mettre correctement face à une caméra. Reprocher à des individus vivant le plus bel âge de ne pas être capables de le vivre au fond d’une chambre, d’un kot ou d’un appartement minuscule (avec, parfois, des enfants en bas âges), enfermés entre quatre murs, c’est déjà un pas que je n’oserais pas faire. Mais en plus de tout cela, faire porter la responsabilité ultime d’un enchaînement bien plus complexe de causes et d’effets prenant racine dans les méandres d’une économie obsolète et saturée, là ça frôle l’insulte faite à toute une génération » s’érige en réponse à Franklin Dehousse dans la même Libre Belgique Régis Falque, professeur de Français et de Sciences économiques dans l’enseignement secondaire supérieur et collaborateur didactique à l’UNamur. Remarquant que l’égoïsme des jeunes ne les a pas empêchés de respecter pour la plupart le confinement ou encore de défiler pour une action plus dynamique contre le réchauffement climatique, Régis Falque réprouve : « Une vision dualiste critiquable donc, entre générations, saupoudrée de stéréotypes. Que manque-t-il ? J’oubliais, la culpabilisation ! Comment peut-on, alors que la Belgique permet une évasion fiscale à hauteur de 172 milliards d’euros (chiffres pour 2019), remettre la crise économique à venir sur le dos de "ces jeunes irrespectueux" ? Quand bien même la crise sanitaire persisterait, si notre monde économique était mieux bâti, plus sainement, plus durablement, nous pourrions affronter ce genre de secousse mondiale plus sereinement » estime-t-il, résumant encore : « Cette vision dichotomique entre "jeunes imbéciles" et "vieux cons"(…), entre jeunesse un peu crétine et baby-boomers grincheux, me pose problème, parce que je pense sincèrement qu’elle manque de nuances et de perspectives. J’ai, sur ces jeunes que je côtoie quotidiennement comme enseignant, un regard bien différent. Mais, comme le disait Dostoïevski : "Chacun ne peut juger que d'après soi-même"».

Si étant vous-même jeunes, vieux, ou comme l’auteur de ces lignes entre deux âges, vous refusez qu’au nom d’une urgence sanitaire aujourd’hui discutable, les vieux démons, qui ont traversé les âges, de la guerre des générations, ne reviennent, vous relirez :

François Pesty : http://www.francesoir.fr/societe-sante/chronique-covid-ndeg7-nos-aines-les-plus-de-75-ans-ont-ete-massivement-exclus-des

Luc Perino : https://www.lemonde.fr/blog/expertiseclinique/2020/04/28/deux-histoires/

Franklin Dehousse : https://www.lalibre.be/debats/opinions/lettre-ouverte-aux-jeunes-imbeciles-qui-prennent-le-coronavirus-pour-un-probleme-de-vieux-cons-5f085ddb7b50a6139b13bb92


Régis Falque : https://www.lalibre.be/debats/opinions/crise-sanitaire-opposer-des-jeunes-imbeciles-a-des-vieux-cons-ne-nous-aidera-pas-a-instaurer-une-societe-plus-altruiste-5f0c5129d8ad5801ea63cb63

Aurélie Haroche

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions (6)

  • Egoïstes ?

    Le 01 août 2020

    Je souhaitais régir à l'article de ce "Monsieur" Franklin Dehousse.
    Apparemment ses fonctions et diplômes lui permettent d'écrire de tels propos sur la jeunesse insouciante mais surtout égoïste... il aurait pu écrire "branleurs" , il n'a pas oser ? petit joueur.
    Comment osez écrire cela alors qu'il en porte une responsabilité comme parent par exemple (Surement que ses enfants à lui sont bien rangés).
    Les egoistes ! Ne seraient pas à chercher vers les hommes politiques plutôt ! Ceux qui se gavent à des banquets (sur nos deniers) pendant que des citoyens comptent leur monnaie pour manger

    PB (IDE)

  • Parabole du jeune médecin

    Le 01 août 2020

    Cela me rappelle un fait vécu lors de mes premiers remplacement. Hospitalisation lors d'un appel en urgence d'un aïeul dans un état précaire, j'ai suivi son évolution et malheureusement il décéda qq jours après. Le médecin que je remplaçais commentât cette tragédie : Il ne faut pas déplacer les vieux de leur environnement, ça les tue !. Je n'ai jamais lu d'étude en double aveugle pour savoir qui avait eu raison.

    Dr Jean-Pierre Eyraud

  • Vers l'instauration d'un âge limite pour l'accès aux soins ?

    Le 01 août 2020

    Comme souvent, Aurélie Haroche distille une petite musique inquiétante, sous couvert d'une "objectivité" étayée par des sources en réalité soigneusement sélectionnées. Sa fable laisse entendre que refuser les soins intensifs aux 80 ans et plus atteints de Covid-19 serait légitime au prétexte que l'espérance de vie en France ne dépasserait pas 81 ans. Si l'on suit cette redoutable logique de coût-bénéfice, ce sont en réalité tous les soins qui devraient leur être refusés : on n'est plus très loin du "Soleil vert" et on peut s'étonner de lire de tels propos dans une revue destinée à un public de médecins.

    Dr Marie-Anne Bach

  • Un témoignage

    Le 03 août 2020

    Il ne fera surement pas plaisir à ceux qui croient de façon angélique que tous les médecins suivent le serment d’Hippocrate qu'ils disent un jour avoir juré...

    Années 1980. Je travaille dans une maison de retraite un après-midi. J'ai sous ma responsabilité 3 étages d'Unité de long séjour de 40 lits dont 10 lits de SSR. Avec en plus une maison de retraite de 80 lits "où il n'y a rien à faire, c'est juste au cas-où".

    Je suis appelée par une aide-soignante de la maison de retraite : un résident est inconscient. Je quitte l'USLD et va rejoindre la maison de retraite juste de l'autre côté de la cour. Mise en PLS et pose rapide d'une perf avant que les chiffres de la TA déjà basse ne s'effondrent. J'appelle SOS médecins. On m'avait prévenue qu'"ils" ne venaient pas pour des patients âgés de 80 ans et plus. Le médecin que j'ai au bout du fil me pose la question "Quel âge a cette personne ?" Je mens : "70 ans".
    Il arrive va droit au dossier de soins et s'exclame "Mais vous m'avez menti, elle a 85 ans ! Je ne me déplace pas pour les plus de 80 ans ! ". Révoltée, je lui rappelle son serment d’Hippocrate (d'hypocrite oui !) et lui dit que maintenant qu'il est là il doit prendre en charge la personne. Ce qu'il fini par faire, en étant le plus odieux qu'il lui était possible tout le temps de sa présence, comme savent le faire certains médecins contre les infirmières.

    L'affaire a fait un certain bruit : une note interne est apparu dans les 2 jours qui suivirent disant que l'IDE qui est affectée au V120 (ancien nom des USLD) n'avait pas à aller exercer en maison de retraite sous peine d'abandon de poste (?). Selon mon assurance juridique j'étais couvert sous l'obligation d'assistance à personnes en danger et mon contrat désignait mon emploi dans l'établissement et pas seulement un service précis.

    Cet épisode est resté à jamais gravé dans ma mémoire comme si c'était hier. Depuis, je dois dire que je ne peux m'empêcher d'évaluer "l'humanité" de chaque médecin avec qui je collabore.

    Alors que cette discrimination liée à l'âge persiste en temps de crise, cela ne m'étonne pas du tout. Certaines spécialités médicales sont même plus touchées que d'autres. Tant que l'Omerta ne sera pas définitivement levée et jugée, on assistera toujours à ce type de choix discriminatoire. C'est le 4ème voire le 3ème âge, et pourquoi pas ceux qui présentent une comorbidité trop importante ou les étrangers présents illégalement sur notre sol... puis quoi ensuite ? Doit-on classer selon le seul critère de ceux qui ont "le plus de chance de s'en sortir" ? Ou de ceux qui exerce un métier utile ? Utile à quoi ? Un banquier est-il plus utile qu'un agriculteur sans qui nous mourions de faim ?
    ça me rappelle une scène du film "The Wall" des Pink Floyd où le dictateur décide de ceux qui sont à éliminer en les pointant du doigt dans la foule qui est devant lui : "...ceux qui portent des lunettes..." est dans la liste : comme dans la cour des écoles primaires.
    Quand grandirons-nous ? Notre avancée technologique ne vaut rien si nous stagnons dans notre croissance d'humanité pour nous préserver des dérives.

    Le pouvoir, toujours le pouvoir. Le pouvoir est dans les petites choses et présent chez chacun... et non dans la main de certains assoiffés comme ils l'aimeraient le croire. C'est pour cela que les révoltes sont toujours puissantes.

    C. Durand (IDE cadre de santé)

  • Jeunes, vieux et cons

    Le 04 août 2020

    Souvenez vous d'un poète-philosophe qui constatait que l'âge ne changeait rien, un con restant toujours un con, qu'il soit jeune ou vieux.
    Je suis "rentré en médecine" il y a 55 ans après mon service militaire.
    J'ai pu constater au cours de ces deux expériences que les 2/3, au moins, de l'humanité avait une tendance à la connerie bien établie.
    Alors ne nous trompons pas de cible, jeunes, vieux ou cons.

    Le con est égoïste, seul son intérêt personnel et immédiat compte, il est truqueur (fiscalement, politiquement, sportivement...), il a toujours une bonne raison pour ne pas respecter l'autre ...
    Constatons que la connerie est une vedette bien payée et nous comprendrons le goût pour ce comportement qui n'a pas d'âge.

    Dr Jean Pierre Sapin

  • Bravo C. Durand

    Le 07 août 2020

    Si l'on est débordé, tout le monde a droit à des soins consciencieux, et l'age n'est pas un critère en soi! Ni le QI, ni la religion, ou "l'utilité sociale"! Si on déroge, on dégage, et encore plus dans le "milieu médico-social"! point barre!

    Dr Jean-Paul Vasse

Réagir à cet article

Les réactions sont réservées aux professionnels de santé inscrits et identifiés sur le site.
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.


Lorsque cela est nécessaire et possible, les réactions doivent être référencées (notamment si les données ou les affirmations présentées ne proviennent pas de l’expérience de l’auteur).

JIM se réserve le droit de ne pas mettre en ligne une réaction, en particulier si il juge qu’elle présente un caractère injurieux, diffamatoire ou discriminatoire ou qu’elle peut porter atteinte à l’image du site.