La dermatite atopique de l’adolescent perturbe aussi son entourage familial

La dermatite atopique a un impact non négligeable sur la qualité de vie des adolescents. Elle est à l’origine notamment de troubles du sommeil, de problèmes comportementaux et de perturbations de la vie sociale. Il n’est pas interdit de penser que ces troubles ont également un retentissement sur la vie familiale de l’adolescent malade.

Pour évaluer l’impact de ces troubles sur l’entourage familial, une étude transversale a été réalisée en ligne sur les parents de plus de 3000 adolescents de 12 à 18 ans, vivant dans 5 régions du monde. Parmi les adolescents atteints de dermatite atopique, 57 % présentaient une forme peu sévère (groupe 1), 37,9 % une forme modérée (groupe 2) et 5 % une forme sévère (groupe 3).

L’impact sur la qualité de vie a été évalué par le score DFI (Dermatitis Family Impact), calculé à partir des réponses à 10 questions portant sur différents domaines de la vie familiale, de l’alimentation, du stress émotionnel, des difficultés posées par le traitement ou encore des dépenses supplémentaires induites par la maladie. La réponse à chaque question a été évaluée de 0 à 3, donnant un score total allant de 0 à 30 (30 signifiant l’impact le plus fort sur la vie familiale).

L’analyse de ces résultats laisse apparaître que l’impact familial de la dermatite atopique est directement en lien avec la sévérité de la maladie. Le score médian du DFI est, en effet, de 8,3 ± 7,5 pour les proches des adolescents atteints d’une forme mineure de dermatite atopique, de 12,4 ± 7,2 pour la famille de ceux dont la dermatite atopique est modérée et de 19,4 ± 8,6 en cas de forme sévère. Le temps passé à parler des soins des enfants est directement en lien avec la sévérité de la maladie (5,8 heures/semaine pour le groupe 1, 10,7/semaine pour le groupe 2 et 18,7/semaine pour le groupe 3). La majorité des parents ont manqué au moins 1 journée de travail sur 4 semaines, du fait de la dermatite de leur enfant, et leur proportion est directement liée  à la gravité de la maladie : ils sont 63 % à avoir manqué au moins 1 journée dans le groupe 1, 80,8 % dans le groupe 2 et 91,3 % dans le groupe 3.

Cette étude souligne que chaque décision impliquant la prise en charge de l’adolescent atteint de dermatite atopique doit aussi inclure l’impact sur la qualité de vie de toute la famille.

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