La lipémie post-prandiale, marqueur du risque cardiovasculaire?

La relation entre lipémie post-prandiale et risque cardiovasculaire est documentée par de nombreux travaux, certains ayant mis en évidence une relation entre épaisseur de l’intima-média carotidienne, risque coronarien et amplitude de la lipidémie post-prandiale ; les résultats des dosages à jeun pouvant être moins prédictifs du risque.

C’est ce qui ressort d’une communication qui relève, parmi ces facteurs affectant la lipémie post-prandiale :

-la quantité et la nature des lipides : 20-30 g de lipides accroissent la triglycéridémie post-prandiale, les lipides saturés augmentent la lipémie post-prandiale, tandis que les acides gras n-3 la diminuent ;
-la quantité et la nature des glucides : l’addition de 50, 100 g de glucose à un repas lipidique tend à élever la lipémie post-prandiale, et le saccharose et le fructose induisent des augmentations notables de celle-ci ;
-et l’addition de fibres (son d’avoine, par ex.) qui peuvent diminuer sensiblement la lipémie post-prandiale.

L’avancée en âge, le sexe masculin, le statut ménopausique (la lipémie post-prandiale étant plus élevée chez les femmes ménopausées), l’obésité, notamment l’obésité abdominale (associée à un accroissement de la triglycéridémie  post-prandiale), la résistance à l’insuline, le diabète de type 2, le tabagisme et la consommation d’alcool augmentent aussi la lipémie post-prandiale. A noter que l’activité physique peut la réduire significativement.

Dr Julie Perrot

Références
Lairon D et coll. : Lipémie post-prandiale : réponses aux nutriments. 48e Journée Annuelle de Nutrition et de Diététique (Paris) : 25 janvier 2008.

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