La recherche médicale : cible d’un espionnage loin d’être virtuel

Paris, le samedi 7 septembre 2019 – L’attaque subie par le National Health Service, les récents déboires auxquels ont dû faire face les cliniques Ramsay, les alertes fréquentes : les institutions sanitaires sont loin d’être à l’abri de la cybercriminalité. Or, la sensibilité des données impose une vigilance et une sécurité que les responsables de ses structures tardent parfois à mettre en place.

Une base de données de santé pour moins de 2 000 dollars

Pour mettre en évidence, l’ampleur et le sérieux des menaces, un spécialiste américain de la sécurité des réseaux, FireEye a établi un rapport sur le sujet. Au-delà de certaines observations précédemment établies, ce travail porte un regard particulier sur les pratiques d’espionnage industriel. Il relève que « l’espionnage chinois cible la recherche médicale ». Ainsi, les résultats d’essais cliniques notamment lorsqu’ils concernent des traitements contre le cancer sont particulièrement visés par des programmes d’espionnage développés en Chine, qui trouvent à travers l’espace numérique un champ d’action simplifié. FireEye signale également combien le trafic de données de santé tend parfois à s’imposer comme un business certes illégal mais qui est loin d’être complétement dissimulé. Ainsi, des bases de données de santé sont-elles disponibles pour des sommes inférieures à 2 000 dollars sur ce que l’on appelle le dark web. Autant de mise en évidence de pratiques frauduleuses et dangereuses pour la sécurité des patients et la qualité des travaux de recherche qui doivent inciter l’ensemble des responsables à une action vigoureuse et minutieuse pour limiter les risques d’espionnage et de détournement de données très sensibles.

Le rapport de FireEye : https://content.fireeye.com/cyber-security-for-healthcare/rpt-beyond-compliance-cyber-threats-and-healthcare

M.P.

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