La rougeole : star malheureusement indétrônable du calendrier vaccinal

Paris, le mardi 22 mars 2011 – Les calendriers vaccinaux se suivent et se ressemblent. Les responsables du Comité technique des vaccinations au sein du Haut conseil de la santé publique (HCSP) en font eux même le constat. Dans son éditorial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire qui reprend les recommandations pour l’année à venir, son président, Daniel Floret remarque en introduction : « La rougeole pourrait être pour la troisième année consécutive, l’objet de cet éditorial ». Cette insistance est justifiée par une situation épidémique toujours inquiétante : 5 000 cas de rougeole ont été enregistrés en 2010 et cinq décès ont été constatés depuis 2008. Si les adultes de plus de 20 ans sont les premiers concernés (38 % des cas), on constate désormais que le nombre de nourrissons de moins d’un an touché ne cesse de progresser (8 % des observations). Face à cette situation, la majorité des nouvelles recommandations du calendrier concerne cette maladie. Désormais deux doses de vaccin trivalent doivent être administrées aux personnes nées entre 1980 et 1991 au lieu d’une seule, tandis que les recommandations vaccinales qui prévalent aujourd’hui chez les professionnels de santé sont étendues aux professionnels de la petite enfance face aux épidémies observées dans les crèches. Chez ces professionnels, une sérologie préalable n’est plus considérée comme obligatoire face à des antécédents de rougeole ou de vaccinations incertains.

Encéphalite chez des nourrissons par des mères vaccinées contre la fièvre jaune

Au-delà de la rougeole, le calendrier vaccinal préconise de différer l’immunisation des femmes allaitantes contre la fièvre jaune en dehors des situations épidémiques. Cette recommandation s’explique par la publication de deux cas d’encéphalite liés au virus vaccinal chez des nourrissons allaités par des mères récemment vaccinées. Enfin, une actualisation des indications de la vaccination contre la grippe a été réalisée, introduisant les maladies coronariennes et les antécédents d’AVC.

Léa Crébat

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