La toxine botuninique en neuro-urologie : pour qui ? pourquoi ?

Neurotoxines agissant sur le système nerveux, les toxines botuliniques bloquent la transmission de l’influx nerveux en s’opposant à la libération synaptique du neurotransmetteur. Cette action concerne préférentiellement le blocage de l’exocytose de l’acétylcholine au niveau de la jonction nerf/muscle strié. Il résulte de ce blocage de la neurotransmission une paralysie du muscle concerné. Le blocage de l’exocytose ne concerne pas seulement l’acétylcholine, d’autres neurotransmetteurs sont concernés (noradrénaline, GABA, ATP…). L’action des toxines botuliques est cependant temporaire : la toxine A agissant 3-4 mois sur le muscle strié et 8-9 mois sur le muscle lisse.

On distingue deux indications en neuro-urologie.

La première concerne le traitement de l’hyperactivité neurogène du détrusor conduisant à une incontinence urinaire non contrôlée par un traitement anticholinergique chez les patients blessés médullaires et SEP en sondages intermittents. Les doses administrées sont de 200 à 300 U en 10 à 30 points d’injection dans le détrusor, a indiqué Marianne De Sèze (Médecine physique et réadaptation, Bordeaux).
 
La seconde concerne le traitement de l’hyperactivité vésicale idiopathique conduisant à une incontinence urinaire non contrôlée par un traitement de première ligne. Les doses administrées sont de 50 à 100 U.
 

Dr Chloé Vaneeren

Référence
De Sèze M : Mécanismes d’action et indications de la toxine botulique en neuro-urologie. Journées de neurologie de langue française (JNLF) : 16-19 avril 2019.

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