L’académie de médecine souligne l'ambigüité des conclusions du rapport de l’ANSES sur les radiofréquences

Paris, le mercredi 23 octobre - Le rapport de l’ANSES (l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) sur les radiofréquences n’en finit pas de faire réagir.

L’Académie de médecine a ainsi dans un communiqué en date du 22 octobre, mis en exergue la contradiction qu'il y a de ne constater presque aucun retentissement des radiofréquences sur la santé humaine, tout en demandant au consommateur de se prémunir contre celles-ci !

Et à l’Académie de médecine, par la voix d’André Aurengo* de déclarer dans un communiqué « l’Académie craint cependant que l'ambiguïté des conclusions du rapport, mettant en évidence l'innocuité des radiofréquences tout en recommandant une réduction des expositions, n’inquiète inutilement les utilisateurs de téléphones portables, sans justification scientifique ».

D’autant plus que ces recommandations de protections de l’ANSES se baseraient principalement sur l’étude Interphone dont l’Académie dénonce « les faiblesses méthodologiques ».

L'Académie recommande cependant quant à elle d'éviter l'usage immodéré du téléphone portable par les enfants (au nom du bon sens) et rappelle surtout « que le  risque principal  du portable reste la baisse d’attention en début et fin de communication, avec ou sans kit « mains libres », dont témoignent malheureusement le nombre toujours plus important d'accidents sur la route et sur la voie publique ».

*Médecin et biophysicien, membre de l’Académie de médecine et chef du service de médecine nucléaire du groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière (Paris).

FH

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