Le frottis cervical à la loupe !

Lors de ce symposium consacré à la place actuelle et au devenir du frottis cervical, le Pr MC. Vacher-Lavenu a rappelé les atouts du frottis en tant que test de dépistage primaire de masse du cancer du col utérin : une grande spécificité (> 90 %) malgré une sensibilité médiocre (50 % à 70 %), un coût faible pour la société, son caractère non invasif, sa réalisation simple, et enfin, une efficacité avérée avec une incidence des cancers du col divisée par 2 en 20 ans. La couverture nationale de la population féminine est actuellement de 60 %.

Concernant le dépistage primaire du cancer du col utérin, C. Bergeron a rappelé que les récentes recommandations européennes de 2008 accordaient une efficacité équivalente aux frottis conventionnels et en phase liquide, et que le frottis restait la méthode de référence par rapport au test HPV qui n’était recommandé que pour le triage des frottis ASCUS et dans la surveillance de femmes déjà traitées.

C. Bourgain a souligné les insuffisances du frottis pour le dépistage des lésions glandulaires malignes du col, se traduisant par une augmentation de l’incidence des adénocarcinomes chez les femmes jeunes (30 % en 20 ans). Ces difficultés du diagnostic cytologique s’expliquent de part sa rareté et de l’existence de pièges diagnostiques, ainsi que des modifications de la classification de Bethesda 2001 qui n’exige plus la présence de cellules endocervicales comme critère de qualité d’un frottis. La valeur prédictive positive d’un frottis AGUS étant de 37 %, il doit être suivi d’un curetage endocervical et endométrial.

Dr Hélène Kafé

Référence
Vacher-Lavenu MC : Le frottis cervico-utérin : ses atouts et ses faiblesses en 2008. Bourgain C : quelle stratégie adopter dans le dépistage de l’adénocarcinome du col utérin ? Carrefour Pathologie (Paris) : 17-21 novembre 2008.

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