L’énigme de la semaine : une fuite dans le délire

Nous sommes en Bavière, fin 2008. Un homme de 37 ans est hospitalisé en neurologie pour des céphalées ayant débuté 6 semaines auparavant. Il s’agit d’algies survenant en position debout ou assise et cédant en position couchée. L’interrogatoire ne retrouve aucun antécédent particulier, notamment pas de traumatisme, d’intervention récente, d’infiltration vertébrale ou de ponction lombaire. L’examen clinique est normal, de même qu’un scanner cérébral et cervical.

Un diagnostic de céphalées posturales liées à une hypotension intra-crânienne est proposé et un traitement associant repos au lit, réhydratation orale et théophylline entrepris. L’amélioration est rapide et le malade peut quitter l’hôpital après 3 jours.

Une semaine plus tard, le patient se présente à nouveau avec des céphalées orthostatiques plus intenses qui s’accompagnent cette fois d’idées délirantes. Le patient croit en particulier que sa maladie est une catharsis destinée à le guérir de ses péchés et qu’un ami veut lui « polir » les pensées. L’examen clinique est toujours normal.

Face à ce tableau un nouveau bilan est pratiqué. Les examens sanguins usuels et l’électroencéphalogramme sont sans particularité mais l’IRM cérébrale révèle un petit épanchement sous dural de liquide céphalorachidien (LCR) (Cliché A). Devant cet hygroma sous dural, divers examens sont demandés qui vont permettre d’aboutir à un diagnostic et de proposer un traitement efficace.

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