Les deux déterminants du carcinome épidermoïde du pénis

Une étude histologique rétrospective, menée par des équipes de l’hôpital Saint-Louis (Paris) et du Centre René Huguenin (Saint-Cloud), s’est attachée à préciser l’incidence des lésions péniennes adjacentes associées aux cancers épidermoïdes (CE) invasif du pénis et leur relation à ce carcinome. L’étude, qui a porté sur 53 cas d’une cohorte en comptant 68, a distingué, d’une part, les CE bien différenciés matures kératinisants de type habituel (n = 21 cas) et les carcinomes verruqueux (n = 8), considérés comme non induits par les Papillomavirus humains (HPV), et, d’autre part, les carcinomes basaloïdes et condylomateux ou mixtes, induits par le HPV (n = 24). L’existence d’un lichen scléreux (n = 29), d’une hyperplasie épithéliale régulière (n = 21), d’une néoplasie intra-épithéliale bowénoïde (n = 25) et celle d’une néoplasie intra-épithéliale différenciée  (n = 19) étaient associées au CE.

Le lichen scléreux génital et les infections par HPV sont apparus être les deux causes principales du CE du pénis, et semblent déterminer le type du CE. Dans 45 % des cas, le CE non induit par le HPV était de type habituel ou verruqueux, associé à un lichen scléreux avec fréquemment une néoplasie intra-épithéliale différenciée ou une hyperplasie épithéliale régulière. Dans 55 % des cas, le CE était induit par le HPV, il était alors de type basaloïde, condylomateux ou mixte et associé à une néoplasie intra-épithéliale bowénoïde.

Dr Julie Perrot

Référence
Cavelier-Balloy B et coll. : Carcinome épidermoïde du pénis et lésions associées : étude histologique d’une cohorte de 68 cas. Carrefour Pathologie (Paris) : 17-21 novembre 2008.

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