Les Etats-Unis, nouvel épicentre de l’épidémie ?

New York, le jeudi 26 mars 2020 – Après l’Asie et l’Europe, les Etats-Unis connaissent à leur tour une propagation rapide du coronavirus sur leur territoire. Un plan de relance de 2 000 milliards de dollars est en voie d’adoption par le Congrès. Dans le monde, les « anti-confinements » sont de moins en moins nombreux.

Avec plus de 70 000 cas et plus de 1 000 morts, dont 280 à New York seulement, les Etats-Unis sont désormais l’un des pays les plus touchés par la pandémie mondiale de coronavirus et pourraient bientôt devenir son nouvel épicentre. Dans ce pays fédéral, la réponse diffère selon les États et les sensibilités politiques. Environ un tiers des Américains sont désormais placés en confinement. La mise en place d’une stratégie nationale est également rendue difficile par la versatilité du président Donald Trump, qui dit désormais plus craindre les conséquences économiques de l’épidémie que la crise sanitaire elle-même.

2 000 milliards de dollars

En tout cas, Washington ne lésine pas sur les dépenses en ces temps difficiles. Le Sénat a ainsi adopté ce mercredi, à l’unanimité, un plan de relance de 2 000 milliards de dollars, qui doit encore obtenir l’assentiment de la Chambre des Représentants. Il est notamment prévu de distribuer 1 200 dollars pour chaque adulte et 500 dollars pour chaque enfant dans les ménages les plus pauvres. Le système d’assurance chômage a également été renforcé alors que les économistes prévoient une hausse de 2 millions du nombre de demandeurs d’emploi dans les prochaines semaines. 100 milliards de dollars seront également versés aux hôpitaux.

La Russie sur la voie du confinement

L’Europe est encore le continent le plus touché. Avec plus de 3 600 morts, l’Espagne est désormais le deuxième pays le plus meurtri dans le monde, derrière l’Italie (7 500 décès) et devant la Chine (3 300 morts) et l’Iran (2 000 décès). Madrid a donc logiquement prononcé la poursuite du confinement jusqu’au 14 avril.

La Russie pourrait être le prochain état à prendre la voie du confinement. Alors que le pays est (selon des chiffres officiels très douteux) encore peu touché par l’épidémie, le président Vladimir Poutine a demandé ce mercredi aux habitants de rester chez eux, sans mettre en place de mesures coercitives pour le moment. Le Kremlin a décrété une semaine de congés payés obligatoire et le référendum constitutionnel du 22 avril prochain a été repoussé.

Pas de confinement aux Pays-Bas et en Suède

Alors que près de 3 milliards de personnes dans le monde (40 % de la population) sont désormais contraintes de rester chez elles, les pays qui ne placent pas leur population sous confinement sont de moins en moins nombreux. Aux Pays-Bas, le gouvernement exclut encore toute décision en ce sens et mise officiellement sur la théorie de l’immunité collective. Mais les mesures coercitives se multiplient : les rassemblements sont désormais interdits jusqu’au 1er juin et les lieux publics sont fermés les uns après les autres. « J’espère que le confinement ne sera pas nécessaire » a déclaré le Premier Ministre Mark Rutte, peu optimiste. Le royaume déplore à ce jour 276 décès.

La Suède (36 morts) reste le pays européen le plus réfractaire au confinement. Les bars, les restaurants et les écoles restent ouverts. Sur les plateaux de télévision, l’épidémiologiste suédois Johan Giesecke va même jusqu’à encourager les Suédois à profiter du beau temps (comme en France il y a encore 10 jours, c’est-à-dire il y a 100 ans !). Giesecke fustige également les décisions prises par les autres pays européens. Mais les voix discordantes se font de plus en plus nombreuses dans le royaume. Ce n’est peut-être qu’une question de jours avant que la Suède ne rentre dans le rang.

QH

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Réagir à cet article

Les réactions sont réservées aux professionnels de santé inscrits et identifiés sur le site.
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.


Lorsque cela est nécessaire et possible, les réactions doivent être référencées (notamment si les données ou les affirmations présentées ne proviennent pas de l’expérience de l’auteur).

JIM se réserve le droit de ne pas mettre en ligne une réaction, en particulier si il juge qu’elle présente un caractère injurieux, diffamatoire ou discriminatoire ou qu’elle peut porter atteinte à l’image du site.