Les pharmaciens hospitaliers inquiets pour leur avenir

Reims, le 28 septembre. Le syndicat national des Pharmaciens praticiens hospitaliers et Praticiens Hospitaliers Universitaires (SNPHPU) a donné de la voix la semaine dernière lors des 4èmes Rencontres Convergences Santé Hôpital à Reims. Son président, Philippe Arnaud, a ainsi regretté que les pharmaciens hospitaliers soient les grands oubliés de la loi HPST promulguée le 21 juillet 2009.

« Les décrets d’application en cours de négociation ne semblent pas vouloir aller plus loin dans la précision de certaines missions à l’hôpital ou règles de fonctionnement, laissant à chaque structure le soin de s’organiser au mieux », a commenté Philippe Arnaud lors de son discours. Il déplore que les revendications du syndicat n’aient pas été entendues : respect du statut, indépendance professionnelle, équilibre des pouvoirs médicaux et administratifs, exercice pharmaceutique tenant compte de l’activité médicale et du parcours du patient, maintien de la COMEDIMS (Commission du Médicament et des Dispositifs Médicaux, ndlr), formation médicale continue non corporative, etc).

Défense de la permanence pharmaceutique

Plusieurs propositions ont été évoquées lors de ces rencontres. Le Président du SNPHPU explique ainsi que « l’activité pharmaceutique doit être en lien avec l’activité médicale, il n’est pas question de s’auto mutiler ». Il préconise la présence d’un « coordonnateur des produits de santé » dans chaque Communauté Hospitalière de Territoire (CHT). En associant plusieurs établissements d’un même territoire, ces CHT permettent de mettre en commun leurs moyens et ainsi d’articuler l’activité des petits hôpitaux (consultations et soins palliatifs) autour d’un centre hospitalier de plus grande taille.

« Nous défendrons la permanence pharmaceutique en faisant des propositions au sein des CHT. Les pharmacies des établissements doivent perdurer pour assurer les missions de proximité du pharmacien (validation pharmaceutique, dispensation, éducation thérapeutique,…) », poursuit Philippe Arnaud.

Enfin, et entres autres, le SNPHPU s’inquiète de la mise en place du dossier sur l’intégration de la pharmacie au CHU. « Nous craignons une intégration au rabais basée sur des critères exclusivement d’excellence «  publicatoire » et non sur la qualité des soins, l’enseignement et l’exercice professionnel ».

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Réagir à cet article

Les réactions sont réservées aux professionnels de santé inscrits et identifiés sur le site.
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.


Lorsque cela est nécessaire et possible, les réactions doivent être référencées (notamment si les données ou les affirmations présentées ne proviennent pas de l’expérience de l’auteur).

JIM se réserve le droit de ne pas mettre en ligne une réaction, en particulier si il juge qu’elle présente un caractère injurieux, diffamatoire ou discriminatoire ou qu’elle peut porter atteinte à l’image du site.