Les pilules de 3e génération n’ont plus la cote !

Paris, le jeudi 9 mars 2017 - L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) publie ses statistiques sur les prescriptions de contraceptifs oraux combinés (COC). En 2015, les contraceptifs oraux de 3e et 4e générations représentaient 21 % des COC vendus, contre 22 % en 2014, 26 % en 2013 et 48 % en 2012. Les ventes totales des COC ont pour leur part diminué de 5,3 % entre 2013 et 2014 et de 4,8 % entre 2014 et 2015.

Rappelons que la baisse de prescription de cette catégorie de contraceptifs a commencé par la "crise" de 2012 et 2013 au cours de laquelle avait été rappelé le  risque thromboembolique associé aux pilules de troisième génération.

L'ANSM avait alors recommandé de privilégier la délivrance des COC contenant du lévonorgestrel en association avec la plus faible dose d’œstrogènes et souligné qu’une attention particulière devait être portée aux facteurs de risque de chaque patiente.

FH

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Vos réactions (2)

  • Les dangers de la pilule

    Le 09 mars 2017

    Rappelons l'article du Lancet paru il y a une trentaine d'années dans lequel le spécialiste des statistiques médicales du NHS nous faisait part de la découverte sidérante qu'il venait de faire, à savoir que la pilule (de première génération !) était au Royaume Uni la première cause de mortalité chez les femmes entre 25 et 45 ans ans.

    Certes on a diminué les doses d'oestrogènes. Mais ce qui se passe avec deux comprimés d'anti-inflammatoire ne se passe-t-il jamais avec un seul comprimé ?

    Continuons à préconiser l'arrêt des contraceptifs oraux après 35 ans et à 30 ans chez celles qui fument. Continuons à interdire la pilule à celles qui ont des varices, qui ont fait une embolie et à celles dont l'hypertension est mal contrôlée.

    Enfin, recommandons à celles qui sont amenées à des voyages longs en avion ou en bus la prise d'Aspirine Protect 2 jours avent le départ et 3 jours après.

    Dr Guy Roche, ancien interniste

  • OP = droit

    Le 09 mars 2017

    La pilule a été considérée comme un "droit" pour les femmes, et la société a complètement oublié que c'est aussi un médicament avec ses risques comme ses avantages, bien rappelés par le Dr Roche.
    La crise de 2012, et l'affaire du Médiator° m'ont permis d'argumenter auprès des patientes sous OP qu'il y a toujours un prix à payer, que si ça ne fait pas du bien ça peut quand même faire du mal, que si ce n'est pas indiqué c'est contre-indiqué. Je suis mieux entendu maintenant !
    Et avec le droit apparaît la responsabilité personnelle, médecins et laboratoires ne sont pas des boucs émissaires !

    Dr F.Chassaing

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