Les pistes d’Agnès Buzyn pour sauver la gynécologie médicale

Paris, le mardi 12 juin 2018 – Le député MODEM Maud Petit a interpellé le ministre de la santé sur le destin de la gynécologie médicale, qui ne compte plus que 1 136 praticiens « pour 28 millions de femmes en âge de consulter ». Elle a ainsi souligné, qu’en dix ans, 809 gynécologues ont cessé d'exercer et que « dans six départements métropolitains, il n'y a plus aucun gynécologue médicaux ».

« Il faut des mois pour un rendez-vous, les consultations sont parfois éloignées du domicile, alors les femmes renoncent à se soigner » a aussi mis en avant le député qui estime « les généralistes et les sages-femmes ne sont pas assez formés pour suppléer le gynécologue ».

Pour elle, le nombre de postes ouverts à l'internat est « insuffisant ». Elle s’interroge également sur les « solutions urgentes » qui devraient être mises en place.

Oui…mais

Si Agnès Buzyn n’a pas nié le constat du député elle a souligné avoir hérité de « 20 ans d'abandon d'une spécialité ». En effet de 1986 à 2003, la spécialité a tout bonnement disparu des études médicales créant un gap démographique important, rendant, notamment, difficile la formation des générations suivantes. 

Elle a estimé avoir posé « la première brique » de la refondation de la spécialité et a rappelé que « 70 postes ont été ouverts l'année dernière, nous allons augmenter progressivement ». Les associations, elles et notamment le comité de défense de la gynécologie médicale en réclament 82.

En urgence, le ministre a promis d’organiser les soins en demandant « à chaque agence régionale de santé (ARS) d'organiser leurs projets de santé en fonction de l'offre de soins existante : certains suivis et actes peuvent être faits par les médecins généralistes, formés à faire un frottis, un dépistage du cancer du sein, de la même façon que les sages-femmes peuvent faire un frottis ou suivre des femmes sans pathologie ».

Elle a conclu en assurant son « engagement » sur cette question.

Frédéric Haroche

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