L’essor du nouveau DMP se confirme

Paris, le mercredi 17 avril 2019 – Démentant les cassandres qui voyaient dans la nouvelle mouture du DMP (Dossier médical partagé) un nouvel échec programmé, l’Assurance maladie a pu annoncer fièrement, hier, que le cap symbolique des cinq millions de DMP créés a été franchi. Ces dossiers contiennent 6,5 millions de documents qui s’ajoutent aux historiques de soins mis en ligne automatiquement par la CNAM (Caisse nationale d’assurance-maladie).

Dans le détail, ce sont en moyenne 100 300 assurés sociaux qui ouvrent un DMP chaque semaine. Un chiffre encourageant, bien qu’encore insuffisant pour atteindre les objectifs fixés, 10 millions de DMP fin 2019 et 40 millions début 2022.

Seul bémol reconnu par la CNAM, les médecins demeurent peu impliqués dans la création de DMP. Ainsi, 32 % des DMP ont été ouvert par des agents de la CNAM, 31 % par les pharmaciens (qui sont les seuls, pour l’heure, à être rémunérés 1 € par ouverture), 19 % par les patients et seuls 18 % par les médecins.

Concernant l’alimentation de ces dossiers, 14 % des documents ont été ajoutés par les professionnels de santé libéraux contre 54 % par les établissements de santé, 30 % par les patients eux-mêmes et 2 % par les centres de santé.

Pour y remédier, la CNAM n’annonce pas de rémunération des médecins, dont l’absence pourrait pourtant en partie expliquer leur distance, mais ordonne à ses CPAM de former les professionnels de santé en les faisant accéder aux services des conseillers informatiques, qui se rendent déjà dans les officines, pour les accompagner dans « leurs premiers pas avec le DMP en association avec leur logiciel métier ».

Dans ce contexte, l'assurance-maladie annonce également le lancement d’une nouvelle campagne pour inciter les Français à ouvrir leur DMP.

Xavier Bataille

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Vos réactions (1)

  • La pédagogie vous dis-je !

    Le 19 avril 2019

    Ah là là, ce manque de pédagogie avancée comme une excuse d'un immobilisme, signifiant en fait "pour que vous compreniez-mieux". Déjà que c'est presque une insulte à notre intelligence, car ce n'est pas parce qu'on sait le faire qu'on a le temps de le faire !

    L'informatique sert à faire gagner du temps ? Peut-être... "Gagner" étant tout relatif, ça n'en créée pas, soyons clair. Mais faire gagner de l'argent oui, surtout pour certains. Et pourquoi les pharmaciens sont-ils rémunérés eux ? A ben parce qu'ils le valent bien... Ne m'en veuillez pas, je n'ai rien contre les pharmaciens, mais ça commence à cumuler les avantages particuliers dont ils bénéficient par rapport aux autres professionnels de santé (IDE, Médecin) auxquels ils "prêtent main forte" en faisant ce qu'ils sont sensés faire... Mauvais sujets va !
    Là je ne refuserais pas un peu de pédagogie pour qu'on m'explique le pourquoi de ces écarts de traitement... parce que vraiment je ne comprends pas pourquoi. Resservez-moi une cuillère de pédagogie svp !

    C. Durand

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