Lubrizol : lancement d’une enquête de santé mais sans prélèvements biologiques !

Paris, le lundi 28 octobre 2019 – Quels impacts a eu sur la santé des riverains de l’usine Lubrizol l’incendie survenue le 26 septembre ? Cette question qui ne cesse d’être posée depuis plusieurs semaines sera l’objet d’une enquête conduite auprès des riverains par Santé publique France. Cette étude qui concernera les habitants des 215 communes qui ont été touchées par le panache de fumée consistera à les interroger sur « les symptômes ressentis, l’impact sur la qualité de vie, les relations sociales, familiales, professionnelles et puis les conséquences psychosociales et la santé perçue » a détaillé vendredi à l’occasion d’un comité de transparence, la directrice des régions de SPF, Anne Laporte.

Pas d’enquête biologique programmée

Cependant, cette enquête pourrait ne pas être complétée de données plus objectives obtenues grâce à des prélèvements biologiques. Pour l’heure, il n’est en effet pas prévu de réaliser des dosages sanguins ou urinaires de certaines substances pour au moins une partie de la population exposée. Pour déterminer si de tels prélèvements seront ou non mis en œuvre, les pouvoirs publics attendent les résultats complémentaires de l’enquête environnementale ; c'est-à-dire l’ensemble des analyses réalisées depuis l’incendie. Or, pour l’heure les résultats déjà disponibles concernant les zones contaminées sont plutôt rassurants.

Scandale

Le caractère pour l’heure restreint de cette enquête de santé a déçu un grand nombre d’observateurs et notamment les élus d’Ensemble écologie les Verts (EELC). Regrettant le caractère tardif du lancement de cette étude, ils jugent en outre « scandaleux » la possible absence de prélèvements biologiques. « L'enquête préalable aurait dû être déjà mise en œuvre. Le temps perdu avant de lancer éventuellement une enquête sérieuse aura pour effet qu'on ne saura pas à quoi ont été exposées les populations au moment de la catastrophe » a ainsi estimé le député européenne et élu de la métropole de Rouen, David Cormand interrogé par l’AFP.

Léa Crébat

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