Lubrizol : le lait épargné…pour l’instant

Rouen, le mardi 15 octobre 2019 - Suite à l’incendie de l’usine Lubrizol, les productions de lait, d’œufs et de miel ont été placées sous consigne dans un ensemble de communes où des dépôts de suies ont été constatés (Seine-Maritime, Oise, Nord, Somme et Aisne).

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) a examiné les résultats des analyses des 130 prélèvements concernant des productions laitières, réalisés entre trois et onze jours après l’incendie.

Les contaminants qui ont été recherchés sont les dioxines-furanes, les polychlorobiphényles (PCB), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ainsi que les éléments-traces métalliques (plomb, cadmium, mercure).

L’Anses a effectué plusieurs comparaisons, notamment par rapport aux valeurs de contamination relevées au niveau national par les plans de surveillance et de contrôle. « Ces contaminants étant potentiellement présents dans l’environnement, des teneurs maximales réglementaires existent pour les aliments, qui visent à protéger la santé des consommateurs » rappelle en effet l’agence.
 
Au total ces prélèvements « ne montrent pas de dépassement des teneurs maximales réglementaires (…) ne se distinguent pas significativement (…) des résultats des plans nationaux de surveillance et de contrôle, ne font pas apparaître, après regroupement spatial, de tendance temporelle à la hausse [et] présentent des valeurs inférieures à celles qui ont pu être mesurées lors de précédentes situations de contaminations atypiques liées à des accidents industriels ou des pollutions chroniques importantes ».

Il ne faut pas crier victoire trop tôt

Malgré ces résultats rassurants, l’Anses prévient « que des éléments d’incertitudes demeurent » en raison d’une méconnaissance « de la variabilité spatiale de la dispersion, ainsi que de la cinétique de transfert des contaminants dans le lait qui ne pourrait pas avoir atteint son maximum à J+11 ». 

En conséquence, elle recommande la mise en place d’autres travaux afin de mieux repérer la dispersion des contaminants dans l’environnement et d’identifier d’éventuelles « tâches de contamination ».

Aussi, pour l’autorité sanitaire, la levée des mesures de restriction doit s’accompagner d’un dispositif de surveillance renforcée.
 

X.B.

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