Lutte contre la maltraitance des personnels hospitaliers : une médiation impuissante ?

Paris, le mardi 14 mars 2017 - Début décembre, le ministre de la Santé annonçait la constitution prochaine d’une mission de médiation pour la prévention des risques psychosociaux dans les établissements de santé. Cette mission devait être confiée au conseiller maître honoraire à la cour des comptes, Edouard Couty. Trois mois plus tard, ce dernier a déjà commencé à travailler et notamment à examiner certains dossiers transmis par des professionnels hospitaliers potentiellement victimes de maltraitance et de harcèlement. Cependant, la nomination d’Edouard Couty n’a pas encore été officialisée, privant ce dernier d’une « légitimité qui lui permettrait de remplir efficacement sa mission » déplore dans un communiqué publié aujourd’hui, l’Association Jean-Louis Mégnien. De la même manière, Edouard Couty ne dispose pas des moyens humains et matériels suffisants. « Ceux-ci lui permettront, si nécessaire, de demander et d’obtenir du centre national de gestion et des agences régionales de santé qu’ils donnent une suite concrète, positive et durable aux préconisations qu’il leur adressera »,  estime l’association. En l’absence de ces évolutions, l’efficacité de la mission de médiation est remise en question. Or, la situation est urgente, considère l’Association Jean-Louis Mégnien qui indique avoir reçu une centaine de signalements supplémentaires de cas probables de maltraitance « ce qui porte à plus de trois cents le nombre de cas figurant sur la carte de France ».

M.P.

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Vos réactions (1)

  • Stop à la violence faite aux infirmières

    Le 15 mars 2017

    Quelle soit institutionnelle avec les tous récents suicides infirmiers, ou tentatives, devenus hebdomadaires sur leurs lieux de travail.

    Quelle vienne, plusieurs dizaines de fois par jour sur le territoire, des patients de plus en plus agressifs, aux urgences ou dans les services de soins.

    Quelle soit issue de la profession infirmière elle même, devenue un champ de batailles, à l'initiative criminelle de Marisol Touraine et de Roselyne Bachelot.

    La profession infirmière n'aura jamais été violentée.

    On connaît les causes de cette misérable situation. Faîte de conditions de travail toujours plus pénibles avec une tension permanente dans les hôpitaux où la moindre étincelle fait péter la maison. Faîte de déconsidérations quotidiennes des pouvoirs publics (contre des blouses blanches en burn out) qui touchent tous les soignants comme une véritable épidémie.

    Face à ce fléau qui conduit inévitablement à un génocide professionnel (partout dans le monde) aussi bien installé dans la santé que le sont les extrémistes dans la sphère politique, les infirmières doivent ne compter que sur elles mêmes et certainement pas sur tous les parasites qui regardent la bête mourir à petits feux en espérant se partager les restes.

    Et ce, en rendant coup pour coup, par tous les moyens à sa disposition en appliquant la loi du Talion : oeil pour oeil, dent pour dent !

    Comment faire ?

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