Marée blanche : basse mais montante

Paris, le mercredi 16 mai 2018 - Le syndicat SUD santé et le collectif Convergence des hôpitaux en lutte contre "l'hôstérité" appelaient, hier, les personnels hospitaliers à participer à une « marée blanche » à Paris.

Dans son appel, Sud santé affirmait : « Partout le constat est le même (…). La situation des hospitaliers n’est plus tenable, les témoignages sont accablants, partout des réductions d’effectifs, partout des conditions de travail totalement dégradées, partout de la souffrance et de la perte de sens de nos métiers et missions, partout de l’insécurité pour les patients ».

Petit coefficient de marée deviendra grand

Ce sont finalement 600 blouses blanches, flanquées d’une poignée de députés France Insoumise et du non-inscrit Jean Lassalle, qui se sont ébranlées de l’esplanade des Invalides à l’avenue de Ségur. Des effectifs annoncés par les organisateurs et corroborés par la préfecture, un peu décevants mais prometteurs.

Ainsi, Olivier Youinou, co-secretaire général du syndicat organisateur souligne pour un site d’information : « c’est une première marée blanche, peut-être pas ce qu’on peut faire de mieux encore en coefficient mais [il faut] qu’elle [Agnès Buzyn NDLR] s’attende à une montée en puissance du mouvement hospitalier, parce que le ras-le-bol est bien présent ».

Ras-le-bol exprimé jusque sous les fenêtres du ministre, par un die-in agrémenté de slogans chocs : « les sous effectifs, ça me tue, la tarification à l'activité ça me tue, les suicides des collègues, ça me tue (…) nous sommes désabuzyn ».

Une délégation a finalement été reçue au ministère par des sous directeurs de la direction générale de l'offre de soins (DGOS) mais est ressortie « sans qu'aucune réponse n'ait été apportée », selon les dires à l’Agence France Presse de Marie-José Faligant, déléguée CGT du centre hospitalier d'Angers.

Le cortège s’est dissous après un ultime baroud d’honneur, le blocage de la circulation de l’avenue des champs Élysées pendant quelques minutes, avant de promettre des mouvements identiques dans toute la France.

Frédéric Haroche

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