Méningo-encéphalites aiguë en France : le quarté gagnant !

Une étude prospective multicentrique, impliquant 106 services hospitaliers de 60 départements, a cherché à préciser les causes et la mortalité des méningo-encéphalites en France métropolitaine, entre le 1er janvier et le 31 décembre 2007, hors infection par le VIH, méningite à pyogènes, abcès du cerveau et encéphalite non infectieuse.

Dans cette étude, qui a inclus 253 patients, de 55 ans d’âge médian, parmi lesquels 47 % ont été admis en réanimation, le taux de mortalité global était de 10 %, et de 14 % en réanimation. Herpes simplex virus (HSV), virus varicelle-zona (VZV), Mycobacterium tuberculosis et Listeria monocytogenes se sont avérés, dans les 131 cas (52 %) de méningo-encéphalites pour lesquels une étiologie a été trouvée, les 4 micro-organismes le plus souvent en cause.

Les principaux facteurs indépendamment associés à la mortalité comprenaient : l’âge ; l’existence d’un cancer évolutif ; le suivi d’un traitement immunosuppresseur ; le pourcentage de temps sous ventilation mécanique ; l’existence, au 5e jour, d’un coma ou d’un sepsis sévère ; l’infection à VZV, la tuberculose et la listériose.

Dr Julie Perrot

Référence
Wolff M et coll. : Méningo-encéphalites aiguës en France en 2007 : résultats d'une étude prospective. 37e Congrès de la Société de réanimation de langue française (Paris) : 14-16 janvier 2009.

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