Notre-Dame : des plombémies encore peu nombreuses

Paris, le mercredi 7 août 2019 - L’Agence régionale de santé d’Ile de France, qui a été un temps accusée de dissimulations dans cette affaire, communique désormais sur les plombémies réalisées chez des enfants de 7 ans et moins habitant dans les environs de Notre-Dame de Paris.  L’ARS avait recommandé un tel dépistage le 4 juin…près de deux mois après l’incendie.

173 dépistages, deux au-dessus du seuil de vigilance

Au total, 173 dépistages ont été effectués (162 primo-dépistages et 11 dépistages de contrôle).

On notera donc, en premier lieu, le peu d’impact qu’a eu l’appel de l’ARS dans une zone (1er, 4e, 5e et 6e arrondissements de Paris) qui compte environ 140 000 habitants (et au moins une dizaine de milliers d’enfants de moins de 7 ans si l’on se réfère à la démographie du reste de la ville).

Sur les 162 primo-dépistages, 145 se situent en dessous du seuil de vigilance de 25 microgrammes par litre. Seize se situent dans l’intervalle de vigilance entre 25 et 49 microgrammes et un cas se situe au-dessus du seuil de déclaration obligatoire de 50 microgrammes par litre de sang, comme l’ARS l’avait déjà indiqué le 4 juin. « L’enquête environnementale au domicile de l’enfant avait permis d’établir qu’une source de pollution y existait préalablement à l'incendie » rappelle l’ARS.

L’institution a également reçu le signalement par son médecin traitant d’un enfant dont la plombémie prescrite le 31 juillet est « légèrement supérieure au seuil de déclaration obligatoire ».

Même si l’enquête environnementale n’a pas encore été conduite pour ce cas, d’ores et déjà, « l’incitation au dépistage va être renforcée dans tout ce secteur » promet l’ARS.

En outre, les familles seront destinataires des résultats des prélèvements réalisés dans les équipements accueillant leurs enfants et informées de l’intérêt de procéder à un dépistage en fonction de ces données.


On en sait plus sur la dépollution du chantier de Notre-Dame

Concernant le chantier de Notre-Dame de Paris, après les débats autour de la mise en place d’une hypothétique « cloche » autour du monument, l'application d'une couche de gel spécialement étudié pour permettre l’aspiration des particules de plomb a été décidée. Ce gel sera également utilisé sur le parvis de la Cathédrale et dans les rues adjacentes. L'application devrait durer une journée. La couche sèchera ensuite pendant trois jours et sera ensuite retirée progressivement, ce qui devrait prendre au moins cinq jours.

En outre on utilisera une méthode « d’ultra-haute pression avec ajout de tensioactif » sur certaines surfaces.

Malgré tout, des questions restent en suspens et l’on peut s’interroger sur la pollution qui risque d’être engendrée par la reprise des travaux prévue pour la mi-août.

Frédéric Haroche

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Vos réactions (1)

  • Peut-être beaucoup de bruit pour pas grand chose ?

    Le 07 août 2019

    Et évidemment une association en profite pour hurler !

    Dr A. Clavel

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