Plomb de Notre-Dame : l'ARS est rassurante

Paris, le lundi 8 juillet – Mediapart révélait, la semaine dernière, que des prélèvements, dont les résultats auraient été cachés au grand public, effectués début mai à l'intérieur et aux alentours de la cathédrale Notre-Dame mettaient en évidence des taux de plomb 400 à 700 fois supérieurs au seuil autorisé.

L'Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France s’est voulue rassurante suite à la publication de cette enquête.

Si elle reconnaît que les dizaines de prélèvements de poussières dans l'espace public parisien effectués par la préfecture de police de Paris « montrent ponctuellement des valeurs élevées », sans confirmer ni infirmer les niveaux évoqués par Mediapart, elle estime que « ces résultats n'appellent pas à ce stade de mesure de protection particulière ». L’Agence ajoute en outre qu'il n'existe aucune « norme sanitaire » en matière de « poussières extérieures ».

Néanmoins l'ARS reconnaît que concernant le parvis de Notre-Dame, elle « a pris connaissance en fin de semaine dernière des résultats de prélèvements effectués qui montrent que les premières mesures de nettoyage n'ont pas eu l'efficacité souhaitée ». Dans ce contexte, l’agence a demandé un deuxième nettoyage qui sera suivi de nouveaux prélèvements.

L’ARS se défend par ailleurs des accusations de dissimulations et affirme avoir « assuré une communication transparente sur la situation et les mesures prises depuis le 15 avril ».

Interrogé par l'AFP, le premier adjoint de la maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a indiqué pour sa part que la Ville avait effectué des mesures « dans tous les équipements qui relèvent de nos compétences, en l'occurrence les écoles et crèches », qui se sont toutes « révélées inférieures aux normes tolérées ».

Xavier Bataille

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Vos réactions (1)

  • Norme sanitaire ? Normes tolérées ?

    Le 08 juillet 2019

    C’est intéressant d’apprendre que l’ARS n’a pas de « norme sanitaire » en matière de « poussières extérieures » et que la Ville a trouvé des « normes tolérées »…
    Tout cela pour des agents chimiques classés par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) dans le groupe 2B (possiblement cancérogène) pour le plomb et dans le groupe 2A (probablement cancérogène) les composés inorganiques du plomb…
    http://www.inrs.fr/publications/bdd/fichetox/fiche.html?refINRS=FICHETOX_59

    Dr Johannes Hambura

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