Pour leurs vœux, MG France et la CSMF entrent en campagne

Paris, le jeudi 16 janvier 2020 – Une année d’élection, les vœux revêtent toujours une tonalité particulière où les programmes et les annonces se glissent à travers les déclarations plus convenues. MG France et la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) n’ont pas failli à la règle, alors que leurs présidents prononçaient leurs vœux hier.

Les retraites rapidement évoquées

Sans doute parce qu’ils ne considèrent pas que ce sujet représentera un enjeu déterminant dans les futures élections aux Unions régionales des professionnels de santé (URPS) et peut-être aussi parce qu’ils veulent croire aux promesses (bien que sans garanties) du gouvernement, les deux syndicats représentatifs ne se sont guère étendus sur la question des retraites. Cependant, Jean-Paul Ortiz, pour la CSMF a néanmoins insisté alors qu’il évoquait les droits sociaux des médecins libéraux : « Nous ne pouvons accepter de nous retrouver avec une retraite de 2 000 euros par mois après une longue vie professionnelle, comme les projections sur la retraite universelle nous l’ont montré ». Aussi a-t-il rappelé son exigence d’un régime complémentaire obligatoire.

Garantir le succès du SAS grâce à la médecine libérale

Mais au-delà de cette allusion, les syndicats se sont plus largement exprimés sur l’avenir de la médecine libérale. Pour MG France, il s’agit notamment d’organiser la participation des médecins libéraux au futur Service d’accès aux soins (SAS) dont le ministre de la Santé doit prochainement préciser les contours. L’organisation insiste sur la nécessité de déployer un investissement de 370 millions d’euros pour garantir l’engagement des médecins libéraux dans ce nouveau dispositif. Il s’agirait notamment de financer une majoration de 10 euros pour les médecins acceptant de prendre en charge les patients envoyés par le 113 dans la journée. Une large partie de ce budget viserait également à ajouter des indicateurs de prise en charge des soins non programmés dans le forfait structure.

Tour de France

Du côté de la CSMF, l’ambition apparaît plus électorale et repose sur un bilan bien sombre. Le patron du syndicat parle en effet d’une « crise historique » et souhaite réaliser un tour de France de la médecine libérale afin de recueillir les doléances et revendications des praticiens. Ce "grand débat" permettra notamment au syndicat de mesurer sa popularité sur le terrain, alors que la création d’une structure autonome de spécialistes fragilise l’organisation majoritaire.

Léa Crébat

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Réagir à cet article

Les réactions sont réservées aux professionnels de santé inscrits et identifiés sur le site.
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.


Lorsque cela est nécessaire et possible, les réactions doivent être référencées (notamment si les données ou les affirmations présentées ne proviennent pas de l’expérience de l’auteur).

JIM se réserve le droit de ne pas mettre en ligne une réaction, en particulier si il juge qu’elle présente un caractère injurieux, diffamatoire ou discriminatoire ou qu’elle peut porter atteinte à l’image du site.