Présentation très américaine d’une nouvelle prothèse cheville pied innovante !

Providence, le mercredi 8 août 2007 – Le seul nom de la ville où s’est déroulée il y a quelques jours la présentation d’une nouvelle prothèse cheville pied biomécanique aurait suffi à conférer à l’événement un caractère symbolique. C’est en effet au centre médical militaire de Providence qu’ont été dévoilées les propriétés de ce dispositif mis au point dans le cadre de l’activité du Center for Restorative and Regenerative Medecine. Mais la mise en scène ne s’est pas arrêtée là puisque les deux premiers utilisateurs de cette prothèse venus témoigner n’étaient autres que l’un de ses inventeurs, le professeur Hugh Herr, responsable du projet au Media Lab du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et un ancien combattant en Irak, âgé de 24 ans, Garth Stewart. Alors que le premier est privé depuis plusieurs années de ses deux jambes, le second a été amputé, après une blessure de guerre, de sa jambe gauche. Les deux hommes semblaient devoir symboliser en ce matin d’été à Providence comment l’Amérique peut survivre à toutes ses défaites, qu’elles soient individuelles ou collectives.

Prothèse intelligente

La prothèse dévoilée à Providence est née de l’observation des failles des dispositifs traditionnels. Ces dernières obligent en effet les utilisateurs à dépenser 30 % d’énergie de plus qu’une personne valide. Le nouveau dispositif du MIT qui se compose d’un complexe système de ressorts qui figurent les tendons et d’un moteur électrique offre une meilleure gestion de l’énergie. D’une part, le moteur est alimenté par l’énergie engendrée par la marche, stockée par les composants du dispositif. En outre, l’effort déployé par le patient est partiellement pris en charge, grâce à l’assistance électrique. Ce montage semble le résultat d’une alliance intelligente entre les propriétés humaines et celles de la machine. Pour sa part, Hugh Herr s’enthousiasme : « Ce système est conçu pour développer une poussée en avant trois fois supérieure à celle d’une prothèse conventionnelle, et permet pour la première fois aux personnes amputées d’accéder à une démarche naturelle ». La prothèse permet également de s’adapter aux différents types de situations rencontrées par le patient, grâce à plusieurs capteurs et processeurs. Ces derniers permettront que soit modifiée l’énergie délivrée par le moteur, face par exemple à une pente ou à une descente.

A.H.

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