Professions interdites aux diabétiques : les patients entrent en campagne

Paris, le lundi 9 janvier 2017 – Les patients atteints de diabète connaissent des difficultés d’accès à l’emploi. Ces dernières sont liées tout d’abord à leur état de santé qui parfois peut nuire à leur parcours scolaire et professionnel. L’impact des complications associées au diabète sur les carrières des patients s’observe notamment après cinquante ans. Des études ont montré que la maladie est un facteur de sortie anticipée de la vie professionnelle. Cependant, l’amélioration de la prise en charge du diabète, à travers notamment des dispositifs tels que les pompes à insuline, permet à un nombre croissant de jeunes patients de poursuivre leurs études et d’aspirer à une vie professionnelle de qualité. Ces malades se voient cependant encore fréquemment refuser l’accès à certaines professions. Bien que les patients ne soient pas tenus d’informer leur futur employeur sur leur maladie, des discriminations à l’embauche existent. Elles sont fréquemment le fait d’idées reçues mais peuvent également s’appuyer sur des réglementations, dont certaines sont très anciennes.

Obsolescence

Depuis plusieurs années, la Fédération française des diabétiques (FFD) épaule les patients qui ont perdu leur emploi en raison de leur maladie. Aujourd’hui, alors que débute la campagne pour l’élection présidentielle, leur action connaît une autre portée. Une campagne de sensibilisation nationale est lancée reposant sur les témoignages de jeunes patients redoutant de ne pouvoir accéder à certains métiers ou ayant vu certaines portes se fermer. C’est par exemple le cas d’une jeune fille qui bien qu’ayant réussi le concours de polytechnique n’a pu intégrer l’école. Le caractère militaire de cette dernière l’en a exclue, bien que, dans les faits, très rares sont aujourd’hui les élèves de la brillante institution à se destiner à des carrières militaires. L’obsolescence de certaines réglementations est ainsi ici rappelée et justifie selon la FFD une appréciation des situations au pas cas par cas. L’organisation ne considère pas que toutes les professions doivent pouvoir être accessibles aux diabétiques : elle reconnaît que le risque d’hypoglycémie peut freiner l’accès à certaines activités. Cependant, les réglementations actuelles ne reflètent ni l’évolution de la prise en charge et des outils de contrôle de la maladie, ni celle de certaines professions (comme par exemple celle d’ingénieur des mines qui est aujourd’hui très éloignée de ce que recouvrait ce terme il y a encore une quarantaine d’années).

Léa Crébat

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