Qui pourrait croire ses théories complotistes confirmées ?

Paris, le samedi 25 juillet 2020 – Parmi les nombreuses théories complotistes inévitablement associées à la pandémie de Covid-19, la description de son lien avec la 5G (cinquième génération de standard pour la téléphonie mobile) a compté parmi celles ayant rencontré le plus de succès. Cette technologie doit permettre une multiplication des débits par 30, voire 40, tandis que les temps de latence seraient pour leur part divisés par dix. Elle pourrait avoir des implications positives pour la sécurité et le déploiement de la témédecine et de la téléchirurgie. Mais elle n’a pas attendu l’arrivée de SARS-CoV-2 pour susciter la défiance. Ainsi, ceux qui refusent de se fier aux données rassurantes concernant l’exposition aux ondes électromagnétiques et qui constatent en outre l’absence de réactualisations des études pour tenir compte des spécificités de la 5G souhaitent qu’un principe de précaution s’applique. Au-delà, pour d’autres, les vérifications sont inutiles et leur position est déjà établie : la 5G est dangereuse. Pour ces derniers, SARS-CoV-2 a fonctionné comme un argument supplémentaire : la 5G aurait favorisé la propagation du virus ; une hypothèse qui s’appuie notamment sur l’importante conversion de la Chine à cette nouvelle technologie et notamment de la région du Wuhan.

Victime ou bénéficiaire ?

Outre l’absence totale de fondements scientifiques de telles allégations, cette thèse s’oppose à la réalité où la 5G apparaît plus certainement comme une victime du coronavirus. En effet, tant la redirection de certains budgets dédiés à l’innovation numérique vers la santé ou le soutien social que plus encore la suspension du déploiement de cette la technologie dans le monde ont constitué des freins à l’essor de la 5G. Tous cependant, ne se montrent pas aussi pessimistes sur les conséquences de l’épidémie. Ainsi, le cabinet Counterpoint estime dans une note récente, relayée par le site l’Usine Digitale, qu’une fois rattrapés les retards liés au ralentissement de l’activité économique, l’épidémie pourrait créer un nouvel engouement pour la 5G. L’amélioration des connexions qu’elle permet est en effet un atout certain dans un monde où beaucoup considèrent que les relations virtuelles devront être longtemps privilégiées pour limiter la propagation du virus. Voilà une analyse qui devrait alimenter de nombreuses théories complotistes…

Léa Crébat

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions (1)

  • Qui vivra, verra...

    Le 31 juillet 2020

    C'est tellement facile de se moquer de ceux qui pensent que la moindre des choses est de faire attention aux conséquences et que la course au progrès ne devrait pas se faire au détriment de la santé... Les ondes électromagnétiques sont tout à fait sans danger : il suffit de se référer à l'expérience de la mémoire de l'eau du professeur Montagnier... La terre ne nous appartient pas et nous n'avons pas le droit de détruire et saccager l'avenir de nos enfants...

    Zahia Chardin

Réagir à cet article