Réforme du non substituable : un appel au boycott

Paris, le mardi 3 décembre 2019 - À partir du 1er janvier 2020 les médecins ne pourront plus faire figurer la mention "non substituable" sur leur ordonnance qu’à trois conditions : s’il s’agit d’un médicament à marge thérapeutique étroite listé par le gouvernement, s’il n’y a pas de forme galénique adaptée aux enfants et en cas d’allergie du patient à un excipient présent dans tous les génériques disponibles. 

Cette nouvelle entrave à la liberté de prescription avait déjà provoqué l’ire de la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français).

Samedi, la branche généraliste de l’organisation (les généralistes-CSMF) a franchi un nouveau pas dans la fronde en appelant au boycott pur et simple de cette nouvelle disposition.

Le comité directeur du syndicat du Dr Luc Dusquenel a ainsi voté, samedi, un appel au non-respect de cet « arrêt ridicule » pris en application de la LFSS pour 2018. Pour l’organisation, cette nouvelle « dérive bureaucratique » vient complexifier la vie des praticiens et enfreindre « le secret médical ».

F.H.

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Vos réactions (1)

  • Il est de notre responsabilité de se mobiliser sur ce sujet

    Le 04 décembre 2019

    Il y a qq jours, j’ai réagi à l’article expliquant les nouvelles règles de substitution, en évoquant le mauvais fonctionnement des antidépresseurs génériques. Génériques qui laissent les patients avec leur douleur morale et à qui on augmente les doses en rajoutant benzo et somnifères...

    Cela fait maintenant au moins 10 ans que l’association mondiale contre l’épilepsie a sonné l’alarme pour les génériques anti épileptiques et réussi à ce que la mention ns ne figure pas devant la prescription d’anti épileptiques. Que dire de ces médecins universitaires qui taxent d’effet nocebo, le grave soucis avec le générique du levothyrox? Alors que jusque là (avant l’arrivée de ce nouveau génerique) les médecins n’avaient pas l'obligation de noter «  non substituable » devant leur prescription de levothyrox et cela...parce que un générique (il y a 5 ans environ) avait déstabilisé nombre de patients...

    Bref, un clinicien en écoutant les patients, en leur faisant confiance sur l’étendue notamment de leur douleur morale, ne peut que s’alerter de la qualité du générique prescrit. Les centres de pharmacovigilance le savent notamment pour la venlafaxine.Il est de notre devoir, de notre responsabilité de se mobiliser sur ce sujet …

    Dr Chantal Coornaert

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