ROBO-K muscle l’innovation

Paris, le samedi 21 décembre 2019 – Pour beaucoup, l’utilisation d’exosquelettes pour les patients victimes d’un AVC ou les personnes paraplégiques, dans une optique thérapeutique ou dans la vie quotidienne, relève encore de la science-fiction. Sans être aussi sévère, le coût des dispositifs existants aujourd’hui et certains de leurs défauts (notamment leur poids) retardent encore leur utilisation en pratique courante. Des idées contredites par l’expérience du centre mutualiste de rééducation de Kerpape. Depuis des années, ce dernier s’est investi dans le champ de la robotique et a apporté un intérêt soutenu au développement d’exosquelettes. Ainsi, a-t-il participé dès 2015 au projet ROBO-K, dont l’objectif est de « concevoir, réaliser puis tester un robot mobile de rééducation de la marche ».

Algorithmes et neuroplasticité

Aujourd’hui, le centre annonce l’acquisition de l’exosquelette Atalante développé par l’entreprise Wandercraft. Société française fondée en 2012, Wandercraft souhaite mettre au service du développement d’exosquelettes ses résultats de recherche concentrés sur les algorithmes de locomotion dynamique et la technologie de la robotique de marche. Son prototype Atalante est le fruit de ces travaux conjoints. Le pari d’Atalante est également de miser sur la « neuroplasticité et un fort engagement du patient ». Grâce à Atalante, le patient peut être stabilisé de manière autonome et sans béquille. Le dispositif est conçu de façon à épouser la mécanique de marche du patient. Ainsi, affirme l’entreprise, ce type d’exosquelette « permet d’envisager des traitements intensifs avec les bénéfices d’une posture et d’une locomotion réalistes. Il ouvre la voie à une restauration de la mobilité dans la vie quotidienne » affirme la société.

Mains libres

Le centre de rééducation mutualiste Kerpape, installé à Ploemeur (près de Lorient) a été convaincu. Ainsi, alors qu’Atalante vient d’obtenir son marquage CE, l’institution a choisi d’acquérir un exemplaire. Les praticiens du centre espèrent grâce à ce dispositif pouvoir mettre en place des protocoles de rééducation plus innovants et performants. « Cette décision est basée, en particulier, sur la marche autonome et « mains libre » que l’exosquelette permet aux patients » explique le centre. L’utilisation d’Atalante au sein de cette institution d’excellence permettra de mieux évaluer ses performances pour le réapprentissage de la marche post AVC.

Léa Crébat

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