Satisfaction générale des étudiants face au report d’un an de l’entrée en vigueur de la réforme de la L1 santé

Paris, le vendredi 20 février 2009 – La réforme de la première année des études médicales, largement inspirée du rapport présenté l’année dernière par le professeur Jean-François Bach, fait quasiment consensus chez les députés et les sénateurs. Le texte qui devrait faciliter la réorientation des étudiants ayant échoué aux concours, qui met en place quatre épreuves différentes en fonction des filières (médecine, pharmacie, maïeutique et dentisterie) et qui propose une réorientation précoce aux étudiants apparaissant en grande difficulté dès la fin du premier semestre est considéré comme une arme efficace pour faire reculer le taux d’échec de 80 % des étudiants actuellement inscrits en L1 santé et en première année de pharmacie. Cependant, un point de discorde demeurait vivace : la date d’entrée en vigueur de la réforme. Alors que le gouvernement espérait que le changement s’opère dès septembre 2009, les étudiants et tout particulièrement ceux se destinant à la profession de pharmacien aspiraient à un délai d’un an supplémentaire pour pouvoir assurer une mise en place optimale de la réforme. Ils auront été entendus par les sénateurs qui, lors de l’examen de la loi la semaine dernière, ont décidé de reporter l’entrée en vigueur de la réforme à la rentrée 2010/2011, tandis que la réorientation des étudiants à la fin du premier semestre sera effective à partir de l’année universitaire 2012/2013. Ils ont pu modifier le texte de loi avec l’accord du ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse qui, face également aux doléances des doyens, a choisi de s’en remettre à la sagesse des sénateurs sur ce point. Ces derniers ont également réussi à adopter un amendement qui permet aux universités, composées de plusieurs facultés, de répartir son numerus clausus entre ses différents sites. Pour les étudiants, la satisfaction est grande, d’une part pour l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), mais également pour l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF). L’inquiétude de cette organisation était en effet très vive ces dernières semaines, symbolisée par des opérations « fac morte » dans plusieurs villes de France. Pour les pharmaciens, en effet, un délai supplémentaire se révélait essentiel pour mettre en place une réforme qui pour la première fois choisit d’englober la pharmacie dans une L1 santé commune, ce qui constitue un changement de philosophie majeur.

A.H.

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