Se tromper sur les IDEL : ça peut vous arriver !

Paris, le jeudi 17 mai 2018 - Dans une lettre ouverte, une infirmière libérale réagit aux propos de l’animateur Julien Courbet au micro de RTL, qui,  après avoir évoqué la condamnation d'un IDEL (Infirmier diplômé d’état libéral) à deux ans de prison ferme pour fraude avait affirmé que ce genre d'affaire était « fréquent ». 

Dans ce texte, relayé sur les réseaux sociaux et transmis aux avocats qui participent à l'émission "Ca peut vous arriver", elle souligne « il y a 110 000 infirmières libérales en France et chaque année, une dizaine de condamnations de ce type soit 0,009 %. Le qualificatif de "fréquent" me semble donc abusif voire même diffamatoire vis à vis de la seule profession paramédicale assujettie à la continuité des soins 24h/24 et 365 jour par an ». Elle rappelle également ce qui peut être qualifié de « fraude » et le caractère parfois ubuesque des affaires : « une infirmière libérale peut être qualifiée de fraudeuse par la sécurité sociale dés lors qu'elle se déplace à 19h pour une injection alors que le patient est sorti de l'hôpital à 14h (…) dés lors qu'elle reste chez un patient 25 mn au lieu de 30 mn ».

Elle met aussi en avant, qu'au total, il y a plus de procédures annulées par les tribunaux administratifs en raison d'abus de procédure des caisses de sécurité sociale que de condamnations.

L’infirmière, qui a signé sa missive Valérie B, demande maintenant une réponse, publique, elle aussi.

Xavier Bataille

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions (2)

  • Etre bien informé avant d'incriminer une profession

    Le 17 mai 2018

    Merci Valérie pour votre lettre d'indignation. C'est bien de vouloir faire du sensationnel dans une émission, mais il serait beaucoup mieux d'être bien informé avant d'incriminer une profession largement.

    Élisabeth JH (IDE)

  • Courbet condamné

    Le 17 mai 2018

    Julien Courbet, l’animateur de l’ancienne émission vedette Sans aucun doute, et l’ancien PDG de TF1 Patrick Le Lay ont été condamnés respectivement à 6000 et 3000 euros d’amende pour atteinte à la vie privée. Une peine qui fait suite à un témoignage diffusé en caméra cachée sur la chaîne.

    Que celui qui n'a jamais fauté jette la premiere pierre.

    Patrick Biancolli (IDE)

Réagir à cet article