Substances préoccupantes dans les couches pour bébés : les engagements des industriels

Paris, le mercredi 13 février 2019 – Fin janvier, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) rendait les conclusions de son expertise concernant la composition des couches pour bébé. Saisie par le gouvernement après les alertes faisant suite à plusieurs enquêtes d’associations de consommateurs, l’ANSES a invité les fabricants à redoubler de vigilance face à certaines substances dont la teneur dans les couches peut parfois dépasser les valeurs de référence (certaines liées à des composants volontairement ajoutés, d’autres en raison de contaminations environnementales). Si l’ANSES a rappelé que les données épidémiologiques dont on dispose ne permettent pas aujourd’hui d’identifier un risque lié au port de couches, compte tenu de la sensibilité des sujets concernés et de la durée d’exposition, une prudence s’impose.

Des engagements précis et rapides

Répondant à la préconisation des autorités sanitaires et soucieux de manifester leur implication, les fabricants de couches, réunis au sein du syndicat Group’hygiène (qui regroupe plus de trois quarts du marché français) ont présenté vendredi leurs engagements. Ils concernent tout d’abord l’étiquetage : les composants devraient être mieux indiqués sur les emballages d’ici trois mois de manière numérique et six mois de manière physique selon le calendrier de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Par ailleurs, d’ici trois mois, devraient être éliminées des couches les « substances intentionnellement ajoutées susceptibles de présenter des effets allergisants ». Parallèlement, les industriels s’engagent à « renforcer leurs exigences auprès de leurs fournisseurs » et à « coopérer avec les services de l’État » pour mettre au point des méthodologies d’expertise adaptées et reproduisant les conditions d’usage réel. Enfin, alors que l’ANSES avait regretté que certains seuils réglementaires fassent défaut concernant des substances retrouvées dans les couches, les industriels sont déterminés à soutenir les instances européennes dans cette direction. La rapidité de ces engagements et leur adaptation aux préconisations de l’ANSES devraient contribuer à apaiser en partie l’inquiétude de certaines familles.

Léa Crébat

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