Un facteur recombinant d'origine humaine à faible risque immunogène

L'apparition d'inhibiteurs chez un hémophile traités par substitution de facteur VIII est le risque le plus redouté. Dans ce cadre, l'étude SIPPET a montré que ce risque était plus élevé chez les patients recevant un facteur VIII recombinant produit par des lignées cellulaires animales que chez ceux recevant du facteur VIII d'origine plasmatique.

L'essai multinational multicentrique de phase III NuProtect a été mis sur pied pour évaluer l'immunogénicité (risque d'apparition d'inhibiteurs anti-facteur VIII) ainsi que l'efficacité et la tolérance du simoctocog alfa (facteur VIII recombinant produit par une lignée cellulaire humaine) chez des sujets ayant une hémophilie A sévère non préalablement traités.

Les résultats présentés à Montpellier concernent surtout l'immunogénicité et sont basés sur 108 patients, dont 105 évaluables et 85 suivis pendant au moins 100 journées cumulées en présence de l'antigène.

Il a été fait état avec le simoctocog alfa d'un risque d'inhibiteurs globalement de 27,9 % dont 17,6 % de haut titre, des taux qui sont donc du même ordre que ceux relevés chez les patients de l'étude SIPPET recevant du facteur VIII d'origine plasmatique, soit 26,8 % dont 18,6 % de haut titre.
 
Des résultats qui suggèrent donc qu'avec ce facteur VIII recombinant, il serait possible de ramener le risque d'inhibiteur au niveau de celui du facteur VIII plasmatique tout en évitant les risques infectieux.

A suivre
 

Dr Jean-Claude Lemaire

Référence
Gruel Y et coll. Congrès Français d'Hémostase (Montpellier) : 25-27 septembre 2019.

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