Un indice sur le rôle des hormones dans la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative. A la différence de sa grande soeur, la maladie d’Alzheimer, les travaux scientifiques qui lui ont été consacrés ont davantage porté sur la thérapeutique que sur l’épidémiologie. En la matière, les dernières études ont surtout précisé ou permis de suspecter l’importance de certains facteurs environnementaux comme les pesticides. Mais l’approche épidémiologique n’a pas encore tout dévoilé. En effet, une étude récente a montré que l’exercice physique pouvait avoir un effet protecteur. Encore plus récemment a été  publiée dans Neurology une étude  suggérant que le risque de Parkinson est plus important chez les femmes qui avaient eu une ovariectomie uni ou bilatérale avant la ménopause.

Cette étude cas-contrôle a concerné des femmes du comté  d’Olmsted dans le Minnesota  recrutées car opérées pour une pathologie ovarienne non néoplasique entre 1950 à 1987. Les auteurs ont comparé la prévalence de la maladie de Parkinson chez 1 251 femmes ayant eu une ovariectomie unilatérale, 1 075 bilatérale et 2 368 sujets contrôles appariés. Une maladie de Parkinson a été observée chez 28 patientes ayant eu une ovariectomie bilatérale, 23 avec intervention unilatérale et 28 sujets contrôles. Le risque était plus élevé dans la population opérée (risque ratio 1,68) et semble encore plus important chez les sujets opérés jeunes.

Ces résultats sont en accord avec les données expérimentales qui avaient démontré un effet protecteur des oestrogènes mais d'autres hypothèses peuvent aussi être proposées comme un effet protecteur de la progestérone produite par les ovaires.

Dr Christian Geny

Références

Rocca WA, Bower JH, Maraganore DM et coll. : Increased risk of parkinsonism in women who underwent oophorectomy before menopause. Neurology 2008 ; 70 : 200-209

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