Un praticien pourra-t-il toujours être parlementaire demain ?

Paris, le vendredi 10 mars 2017 – Une enquête du journal Libération "révèle" qu’une soixantaine de députés exercent, parallèlement à leur mandat, une activité professionnelle dans le privé. Pour la moitié d’entre eux les revenus qu’ils en tirent sont inférieurs à 3 000 euros : il s’agit principalement d’exploitants agricoles, de chargés de cours universitaires ou de gérant de TPE. Pour l’autre moitié, ces émoluments peuvent atteindre des « sommets » fustigent le quotidien. Si le Barreau et le consulting sont ici les deux professions les plus représentées, il subsiste un certain nombre de praticiens dans l’hémicycle.

Alors que certains semblent ne plus avoir qu’une activité médicale très réduite, d’autres en obtiennent des rémunérations supérieures à leur salaire de parlementaire. Une situation qui ne serait pas du goût de tout le monde. Ainsi Julien Dray, ancien député de l’Essonne, propose de relever les indemnités des députés afin que ces derniers puissent abandonner leur autre métier…Pour les médecins, il admet cependant qu’ils puissent exercer la médecine "à titre gratuit", pour « garder la main » (sic).

Cette sorte de "médecin bashing" semble avoir fait florès cette semaine, ainsi le magazine Capital publie une "étude" au titre racoleur : « l’impressionnante hausse des revenus du gratin de la profession »…consacrée aux salaires des 1 % de médecins les mieux rémunérés.

FH

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