Une plateforme d’accompagnement qui implique des étudiants en santé

Paris, le mardi 7 août 2018 - Anciennement Teneo, la nouvelle plateforme d’accompagnement de nuit pour personnes en perte d’autonomie change de nom pour Ernesti. L’idée est de mettre en relation, moyennant rétribution, des aidants de personnes dépendantes avec des étudiants en médecine ou paramédical pour qu’ils se rendent à leur domicile et veillent sur eux la soirée ou la nuit entière. Après avoir testé son concept en réalisant plus d’une centaine d’accompagnements de nuit répartie entre Bordeaux et Toulouse, la start-up compte déjà plus d’une centaine d’étudiants inscrits en Île-de-France.

Le fonctionnement calque celui des sites classiques de mise en relation : les familles ou proches aidants sélectionnent les étudiants via des vidéos de présentation d’une minute parmi un choix de plus de 500 candidats répartis à Paris, Bordeaux et Toulouse. Ils conviennent ensuite du nombre de fois par semaine où ces derniers se rendront au domicile de l’accompagné pour y passer une partie de la soirée ou la nuit. Le but est de procurer à la personne une présence humaine rassurante, prenant le relai du personnel professionnel présent en journée. Il ne s’agit à aucun moment de prodiguer des soins ou même de faire le ménage.

Une première approche de la relation soignant-soigné

Conçu par un frère et une sœur dont la mère est médecin, Ernesti liste un certain nombre de pathologies ou de situations pour lesquelles le recours à un étudiant en santé pour veiller sur la personne dépendante peut apporter un bénéfice certain : Alzheimer, convalescence après un séjour à l’hôpital, isolement ou encore peur d’une chute nocturne. La capacité de procurer une période de répit à l’aidant est également un argument mis en avant.

Pour les étudiants, il s’agit, outre le fait de pratiquer une activité rémunératrice, d’avoir une première approche de la relation patient-soignant. Ernesti assure que ces derniers délivrent un compte-rendu circonstancié après chaque accompagnement et pensent à alerter l’aidant si tout changement particulier a été détecté chez la personne accompagnée. Si un accident venait à se produire, l’étudiant est également formé à appeler l'aide pertinente via la mise en place d’un protocole sur-mesure. La formule soirée (jusqu’à 22 heures) coûte 13,99 euros de l’heure (7,71 après crédit d’impôt). Pour la nuit complète (20h – 8h), le forfait est de 98,18 euros (54,1 après crédit d’impôt).

Benoît Thelliez

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Vos réactions (1)

  • Une idée vieille...

    Le 08 août 2018

    Je faisais cela déjà, il y a 35 ans dans les cliniques de la côte d'azur avec une boite d'intérim. Au noir bien-sûr, ce "détail", je ne l'ai compris que lorsque l'un des clients a refusé de payer. Il avait compris la faille. Mais quand on fait des études sans aucune indemnité (ni de stage, ni de déplacement) et une bourse d'études ridicule, on tente de bosser comme on peut pour se payer le minimum, de quoi survivre... et encore.

    C. Durand

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