Vaccination : faut-il que la polémique Joyeux demeure ?

Paris, le samedi 20 juin 2015 – Le lancement en mai sur le site de l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle (IPSN) d’une pétition promue par le professeur Henri Joyeux intitulée : « Vaccin obligatoire : les Français piégés par la loi et les laboratoires » a provoqué une déferlante de réactions sur la toile. Le JIM qui relayait l’information n’a pas échappé à ce mouvement : nous avons été étonnés de constater l’avalanche de commentaires suscités par notre article sur le sujet et plus encore de leur tonalité. Beaucoup reprochent à ceux (dont le JIM) qui s’insurgent contre les propos du professeur Joyeux de les déformer : l’objectif du praticien ne serait pas de dénoncer la vaccination en général, mais de s’inquiéter qu’il ne soit plus permis aux Français de respecter les obligations vaccinales qu’en acceptant l’utilisation d’un vaccin hexavalent (en raison de la pénurie des autres vaccins et du retrait du tétravalent) ajoutant à la protection obligatoire contre le tétanos, la diphtérie et la poliomyélite, l’immunisation uniquement recommandée contre la coqueluche, le HiB et l’hépatite B. Or, l’impossibilité de satisfaire aux obligations légales sans recourir à ce vaccin mettrait en danger les jeunes enfants en raison de nombreux risques qui y seraient associés, énumérés par la pétition. Ainsi, le texte ne serait pas stricto sensu opposé au principe de la vaccination.

Le professeur Joyeux n’est pas un anti vaccin primaire ? Bas les masques !

Si les détracteurs de la pétition Joyeux et le JIM se sont permis ce raccourci, c’est qu’ils ne pouvaient guère douter des inspirations profondes de ses auteurs. Et aujourd’hui, la preuve en est désormais faite et il semble de plus en plus difficile de crier au procès d’intention.  Ce sont les auteurs du blog Rougeole Epidémiologie  que nous avions déjà cités sur le JIM qui le démontrent dans une réactualisation de leur premier article consacré à la pétition Joyeux. A la suite des rectifications apportées par de nombreux spécialistes et notamment par les scientifiques qui animent le blog Rougeole Epidémiologie, le professeur Joyeux a été interrogé par plusieurs médias sur l’existence d’un kit gratuit, DT-vax + imovax, mis à la disposition des médecins par les laboratoires Sanofi Pasteur permettant de répondre à l’obligation vaccinale au sein des familles présentant des contre-indications médicales ou des objections de différents ordres. A Top Santé qui le sollicitait sur ce point, le praticien a répondu : « La vraie question : ces 3 maladies DTP étant éradiquées grâce à l'hygiène publique, est-il nécessaire de maintenir la vaccination obligatoire ? Seuls certains enfants en ont vraiment besoin, ceux qui travaillent dans les écuries ou dans les sols souillés par du crottin de cheval. En ont également besoin les enfants vivant dans des pays en guerre ou l'hygiène publique est déplorable. Quant à dire que toute plaie exige une vaccination antitétanique, oui si elle est vraiment souillée, sinon pas nécessaire. C'est au médecin à en juger » (1). Ainsi, les véritables positions du professeur Joyeux semblent être révélées au grand jour. Les auteurs du blog Rougeole Epidémiologie  constatent : « Alors que dans la pétition, il semblait tenir les vaccinations contre la Diphtérie, le Tétanos et la Polio comme légitimes, voici qu'il les remet en question dès lors qu'il s'avère que des vaccins permettant de vacciner uniquement contre ces maladies sont disponibles. Se serait-il trompé de cible avec sa propre pétition? Est-il opposé à la vaccination en général ? » s’interrogent avec malice les deux auteurs qui écrivent anonymement sous les pseudonymes de Julie et Louise. Après avoir rappelé le caractère essentiel de la persistance des vaccinations contre ces trois maladies qui « ne sont pas éradiquées » et dénoncé le « sophisme » que représente l’opposition entre « vaccination et hygiène publique », elles poursuivent : « Chez les militants les plus acharnés, la pétition du Pr. Joyeux n'a pas fait le tabac escompté. Rappelons les propos du Pr. Joyeux : "Que feriez-vous si vous deviez vacciner votre bébé pour le protéger contre de graves maladies, mais que le vaccin normal, efficace et sûr, n'était plus disponible [..."] ». Les militants acharnés avaient compris, et on les rejoint sur ce point, que le Pr. Joyeux tenait la vaccination DTP pour indispensable. Eux qui apprécient justement l’absence du DTP, qu'ils considèrent comme un prétexte bien-venu pour refuser la vaccination, ont donc rejeté la pétition. Ils seront maintenant rassurés par ce revirement du Pr. Joyeux ». De la même manière, ceux qui défendaient que la pétition du Professeur Joyeux n’était nullement un tract anti vaccination en seront pour leurs frais avec cette explication.

Quand l’IPSN ne lit pas ses propres liens

L’existence de ce kit DT-vax + imovax a d’une manière générale beaucoup contrarié les zélateurs de la pétition Joyeux : cette solution semblant en effet rendre caduque la pertinence de leur appel solennel. Aussi, sur le site de l’IPSN, on relativise la portée de cette solution. « Des informations circulent par voie de presse évoquant l’existence d’un kit combiné DT-Vax + Imovax Polio qui serait fourni gratuitement et qui permettrait aux parents qui le souhaitent d’assurer la couverture vaccinale obligatoire (Diphtérie-Tétanos et Polio) sans vacciner contre des maladies supplémentaires et donc sans recourir aux vaccins hexavalents. (…) En réalité, (…) ce kit n’est nullement mis à la disposition des parents qui "ne souhaitent pas vacciner avec des valences non obligatoires pour des raisons de convenance personnelle", ainsi qu’il a été faussement rapporté. Cette contre-indication ne concerne qu’un cas très réduit de nourrissons, en cas d’antécédents d’allergie, de réactions intenses à d’autres vaccins, d’encéphalopathie évolutive, de fièvre (égale ou supérieur à 40 °C), d’affection chronique, d’affections graves de l’appareil pulmonaire. Nulle part il n’est mentionné par l’ANSM, ni sur le communiqué de Sanofi-Pasteur MSD, que ce vaccin serait donné gratuitement, ni même disponible tout court, pour les autres patients ». Cette réponse ne pouvait suffire à convaincre les très vaillants auteurs du blog Rougeole Epidémiologie qui remarquent que dans un lien cité par l’IPSN lui-même, on peut lire : « Le vaccin DTVax (vaccin diphtérique et tétanique adsorbé) est en rupture de stock depuis fin janvier 2015. Ce vaccin était disponible au sein d'un kit "DTVax + Imovax polio" envoyé gracieusement par Sanofi Pasteur MSD aux médecins demandeurs qui doivent vacciner des enfants de moins de 6 ans dont les parents ne veulent pas réaliser la vaccination contre la coqueluche ou présentant une contre-indication à la vaccination contre cette maladie ».

La vaccination obligatoire : une arme inespérée pour les anti-vaccins

L’ensemble de ces batailles force sans doute une nouvelle fois à s’interroger sur la pertinence de maintenir des obligations vaccinales. Sans se plonger dans ce débat, les auteurs de Rougeole Epidémiologie constatent incidemment : « Car effectivement, la vaccination obligatoire n’est pas une nécessité. De bonnes couvertures vaccinales sont obtenues dans les pays qui ne pratique "que" les recommandations. Et des vaccinations qui sont aujourd’hui recommandées (par exemple la rougeole, la coqueluche,…) sont tout aussi importantes que les vaccinations obligatoires ».

De son côté, l’ancien directeur général de la Santé, le professeur d’épidémiologie William Dab remarque sur son blog hébergé par le Monde que l’affaire de la pétition Joyeux est un exemple de la nécessité de relancer la réflexion sur la question de l’obligation vaccinale. Avant même cette tempête, William Dab observait dans une note récente : « Or, force est de constater que cette stratégie fondée sur un apparent bon sens n’est pas efficace et qu’elle est même devenue contreproductive. Ainsi, la couverture vaccinale n’est pas meilleure dans les pays qui ont recours à l’obligation légale. De surcroît, l’obligation alimente la résistance d’une fraction de la population, ce que montrent les enquêtes menées par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Elle donne prise à l’argument que l’obligation n’est qu’une question de bénéfice pour les firmes pharmaceutiques. Dans une société de méfiance comme l’est la France, ce que j’ai commenté à de nombreuses reprises, c’est une opinion qui pèse lourd dans le débat et qui a été amplifiée par l’affaire du vaccin contre l’hépatite B. En plus, comment expliquer rationnellement que certains vaccins très efficaces (coqueluche, pneumocoque, rougeole…) sont seulement recommandés, alors que la fréquence de ces maladies est plus grande que la polio, la diphtérie ou le tétanos » observe-t-il avant de conclure : « Il est (…) temps de faire le pari de la confiance en sortant de la stratégie de l’obligation. (…) Cette levée de l’obligation devrait faire l’objet de débats publics réguliers permettant aux différentes parties prenantes de confronter leur point de vue en prenant en compte les données épidémiologiques ».

Quelques jours plus tard, il voit dans la pétition Joyeux une démonstration du bien fondé de son argumentation. « Le point crucial ici est que l’obligation ne peut pas être respectée sauf à associer les trois vaccins obligatoires avec trois autres qui sont seulement recommandés. Ceci doit être expliqué. Faute de l’avoir été, on fournit des armes non seulement à ceux qui s’opposent à l’obligation, mais aussi et surtout à ceux qui combattent la vaccination elle-même qui doivent être satisfaits de cette opportunité inespérée de faire prospérer leur thèse dangereuse » remarque-t-il.

Quelle réponse pour s’immuniser contre ce genre de polémique ?

Enfin, outre le débat sur l’obligation vaccinale, les blogueurs signalent que cette polémique interroge sur la meilleure façon de répondre à une telle pétition qui contient, note William Dab, des « chefs d’œuvre de manipulation ». Une déconstruction opiniâtre, point par point, des mensonges perpétrés est la méthode employée sans relâche par les auteurs de Rougeole Epidémiologie ; ces dernières et William Dab semblant se retrouver dans la constatation que la réponse des pouvoirs publics a été pour l’heure inadaptée.

Pour connaître les longs développements de Rougeole Epidémiologie et de William Dab, n’hésitez pas à piquer ici :
rougeole-epidemiologie.overblog.com
http://securitesanitaire.blog.lemonde.fr/

(1)  Rappelons que le tétanos et la diphtérie ont quasiment disparu en France essentiellement grâce à la vaccination et qu'une non vaccination de la population conduit immanquablement à la résurgence de ces maladies comme l'a montré récemment l'exemple de la Russie après la chute du communisme.

Aurélie Haroche

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Vos réactions (14)

  • Débat indispensable

    Le 20 juin 2015

    Où l'on constate la légitimité du débat, et à travers la polémique diverses mauvaises fois et procès d'intention qui nuisent au débat. On ne peut contester la nécessité d'éclaircir l'utilité et les modalités d'administration des vaccins, et l'on doit s'efforcer de vider la question complètement, la confiance de la communauté des parents est en cause, les réponses courtes ne sont pas satisfaisantes. Tout ce qui s'exprime par voie administrative est devenu suspect, dans tous les domaines. L'intervention du Pr Joyeux ma semble donc positive pour obliger le corps médical à s'interroger et fournir les réponses les mieux adaptées, une mise à jour est indispensable.
    Un paramètre à considérer, est que nos populations voyagent, compliquant l'analyse des risques, certaines maladies rares ici apparaissent à nouveau ailleurs et ne sont donc pas comme prétend souvent l'OMS, éradiquées.
    Marie-France Hugot

  • Libérer la parole

    Le 20 juin 2015

    Une polémique qui, comme ceci est fort bien écrit ci-dessus, tient à la défiance croissante des citoyens face à toutes les institutions. Une rançon des nombreuses erreurs liées à l'opacité des décisions dans des domaines aussi différents que les médicaments, le nucléaire et la politique en général. Toutefois, je m'interroge : qu'est donc allé faire notre confrère Henri Joyeux dans cette galère ? Éminent professeur de cancérologie, promoteur passionné de la nutrition parentérale chez des patients autrefois privés d’apports indispensables à leur guérison, le voici devenu tête de proue d'affirmations dont la scientificité est à juste titre mise en doute. Pourquoi ne pas laisser à ceux qui sont compétents dans ce domaine le soin de parler de ce sujet ? Il conviendra à mon avis de tirer la leçon suivante : pour restaurer la confiance, il faudra démocratiser nos institutions en libérant la parole enfin donnée à la compétence en excluant le souci permanent de l’image ou de la communication.

    Dr B Pradines

  • Un Pr de "santé naturelle"

    Le 20 juin 2015

    Bravo à A Haroche, mais c'est un peu long pour répondre à un Pr de "santé naturelle"dont les ficelles sont grossiéres comme le démontre les 2 décès récents de rougeole (RFA et USA )et le cas de diphtérie à Barcelone. Les vaccinations avaient pratiquement éradiqué le tétanos et la polio et depuis 20 ans la variole...etc etc

    DrJP Lamagnere

  • Une pétition contre les propos du Pr Joyeux

    Le 20 juin 2015

    Merci de continuer à écrire des articles sur le sujet : il ne faut pas laisser le professeur Joyeux s'exprimer sans répondre systématiquement. J'ai de mon côté lancé une pétition pour permettre à chacun de s'exprimer "contre les propos du professeur Joyeux qui mettent en danger la santé de nos enfants". Là encore pour montrer que nous ne sommes pas inactifs.
    https://secure.avaaz.org/fr/petition/la_population_tout_entiere_le_soutien_au_calendrier_vaccinal_contre_le_professeur_joyeux/profile/

    Dr Eric Osika

  • Le fond de la polémique vous échappe toujours

    Le 20 juin 2015

    Vous oubliez tout simplement (encore!) de répondre à la question primordiale : pourquoi et jusqu'à quand la pénurie privant les parents du droit le plus élémentaire de choisir le type de vaccin pour leur enfant? Assez d'arguments emberlificotés, stop à l'hypocrisie : on remet le DTP et le pentavalent sur le marché? Ou on passe en force et on change la loi en rendant l'hexavalent obligatoire?

    TM Guinet

  • Un triste "professeur"

    Le 20 juin 2015

    1° L'adhésion aux vaccins ne passe pas obligatoirement par l'obligation : les familles s'y opposant vraiment trouveront toujours quelques médecins qui accepterons de signer de faux certificats. Nous en connaissons tous, et les instances disciplinaires n'ont jamais eu le courage de les attaquer.
    2° Le tétanos ne peut être éradiqué : revoyez le mode de contamination. De même pour la coqueluche, dont il est bon de rappeler (même aux médecins) qu'elle est peu immunisante naturellement, que les adultes sont le vecteur principal chez les tous petits, et quelle tue.
    3° Avez vous examiné la possibilité que ces réactions, dont vous, comme moi nous désolons puissent être l’œuvre d'1 "troll" ? En tous cas, j'ai du mal à imaginer que la profession médicale francophone puisse être à ce point contaminée par les élucubrations de ce joyeux "professeur".

    B Delaporte

  • Joyeux vaccin !

    Le 20 juin 2015

    Qui devra être vacciné contre le sida quand le vaccin existera?
    N'avons nous pas oublié que la vaccination est un acte social protégeant la société de chaque individu et chaque individu de la société.
    Dr G Rougerie

  • L'obligation vaccinale n'est pas nécessaire

    Le 20 juin 2015

    L'obligation de se faire vacciner, sauf contexte spécifique (risque d'exposition ou de transmission professionnelle) n'est pas nécessaire. A Lausanne, nous avons atteint sans aucune obligation une couverture de 96% de vaccination chez les enfants de moins de 16 ans. Ainsi quand une épidémie s'est déclenchée et propagée sur le campus de l'EPFL (12 000 étudiants très voyageurs entre les principales villes de Suisse romande), elle a pu être jugulée en 3 semaines avec une vaccination dans le site, et dans la ville de Lausanne qui héberge le campus, aucun cas de rougeole dans les écoles (13 500 élèves). Par contre une structure efficace de médecine scolaire, nécessaire pour assurer et promouvoir cette couverture, est indispensable.

    Dr Virgile Woringer

  • Vaccination non obligatoire mais imposée

    Le 21 juin 2015

    Quelles que soient les arrière-pensées que l'on prête à l'un ou à l'autre - et on ne se prive pas d'en prêter voire d'en donner - il reste une question toute simple.
    Est-il acceptable que l'on soit obligé dans la pratique, de pratiquer une vaccination qui n'est pas obligatoire. La réponse me semble à l'évidence non.
    Survient alors une question : A qui le crime profite t-il?
    La réponse est claire : aux laboratoires.
    Seconde question : Pourquoi y a t-il des personnes pour trouver que c'est normal d'imposer quelque chose qui n'est pas obligatoire?
    La première réponse qui vient à l'esprit, c'est qu'ils y ont intérêt. Sont-ils achetés?
    La seconde, c'est que leur opinion leur paraît plus forte que le droit. N'est-ce pas de la dictature?
    La troisième, je ne sais pas.
    Dr Joël Delannoy

  • Au delà de ceci la vie continue

    Le 21 juin 2015

    La vie continue. Avec chaque jours ses drames, ses peines, ses questionnements.
    Je suis trés triste de voir que l'on appelle consensus des décisions prises entre deux portes, sans réel dialogue, sans aucune communication, par des personnes dont les conflits d'intérêts sont réels. Je suis très triste de voir que des nourrissons deviennent l'enjeu d'une politique de santé publique aveugle et sans réel recul.
    Je suis en colère parce que les mêmes décideurs, ne seront pas les payeurs, et au jour où les parents de la petite Ayana luttent pour la survie de leur fille, d'aucuns refusent d'utiliser le principe de précaution. Cette enfant, vaccinée par les vaccins Infanrix hexa et Prévenar, a convulsé et se retrouve depuis 40 jours dans le coma. Le JIM avait relaté les faits, en se gardant bien de dire qu'il s'agissait d'un vaccin hexavalent, (juste DTpolio)... Et n'avait pas répondu à cette simple question: quel vaccin a été injecté. Le médecin ou le permanencier du SAMU ne sachant pas sans doute (puisqu'il n'y a aucun risque à vacciner n'est ce pas) que la petite pouvait convulser, qu'il y avait des risques de morts subites suite à l'injection des deux vaccins (cf le document de GSK) n'a pas jugé bon d'envoyer les secours sur place. Aujourd'hui, on assiste à des drames sans que qui que ce soit ne s'en émeuve.
    Vous êtes des praticiens, vous êtes des médecins, vous avez choisi la médecine pour sauver des vies pour venir en aide à votre prochain, du moins j'ose l'espérer, et vous ne voulez pas ouvrir les yeux devant ces risques, qui ne sont pas sortis de la tête d'illuminés comme vous osez le prétendre, mais qui sont bien réels , et qui sont dénoncés depuis 20 ans.
    Je suis triste parce que vous faites passer, vous messieurs, mesdames les docteurs, l'intérêt des laboratoires avant l'intérêt de vos patients. Serez vous capable d'assumer ce genre de drames? Car du côté des laboratoires, ils ne risquent rien. C'est noté dans la notice, ils sont protégés. Par contre, vous vaccinateurs, vous allez devoir rendre des comptes devant la justice pour n'avoir pas su faire le distingo entre les risques et les réels besoins.
    Je suis triste enfin car tous, vous dénoncez les lanceurs d'alerte, mais dans votre vie avez vous lu autre chose que des documents issus des laboratoires? Avez vous cherché à soigner autrement? Vous posez vous de temps en temps la question, mais n'y a t'il pas un autre moyen? A qui est-ce que cela va profiter ? A mon patient? Au labo?
    Infirmière, j'ai beaucoup de mal aujourd'hui à vous faire confiance, et devant de tels aveuglements, la confiance est bien loin d'être restaurée!
    C. Gaches

  • Vaccination pourquoi ces hésitations

    Le 23 juin 2015

    Voici une réponse très détaillée du Dr Dominique le Houézec:
    http://pediablogdlh.blogspot.fr/2015/06/vaccinations-pourquoi-ces-hesitations.html
    C. G

  • Le Hib, avancée extraordinaire

    Le 27 juin 2015

    Je fais partie de médecins ayant connu l'avant et l'après vaccination avec le Hib. Pourquoi personne ne parle de cette avancée extraordinaire. J'étais en fin de cycle en pédiatrie et ai soigné des nourrissons victimes de ce fléau silencieux.Un bébé de 3 mois aveugle sourd et soumis à des ponctions lombaires tous les 15 j. L'année d'après le vaccin DTPcoq est sorti avec le hib: en six mois ,baisse de 70% des contaminations...Le peuple français a oublié que les microbes passent librement les frontieres et qu'avant 1975, nous étions tous soumis au vaccin antivariole,un très mauvais souvenir et pourvoyeur d'effets secondaires à 80%...Nos sociétés survivent grâce à l'hygiène, aux antibiotiques (pensons aux jardiniers et aux victimes de piqure d'insectes avec des infections parfois très graves) et aux vaccins. Personnellement, j'ai eu la coqueluche à 28 ans malgré un rappel :6 semaines à tousser en quintes nuit et jour...un nourrisson qui l'a,pauvre de lui...

    Dr Sophie Sugier

  • La liberté d'expression doit primer

    Le 27 juin 2015

    La question essentielle que pose cette "affaire" ne concerne pas les vaccins ni la vaccination mais la liberté d'expression, la liberté d'entamer un débat contradictoire en posant des questions, la possibilité d'être intelligent avec une réflexion, une analyse, pour émettre des hypothèses, des doutes,...en gros, réfléchir. A ce titre l'attitude du Président de l'Ordre, le Docteur Bouet, est inacceptable car anti-démocratique, sans oublier qu'elle est anti scientifique. Les véritables scientifiques avancent par les doutes, des questionnement, même si ces questionnements peuvent paraitre difficilement établis, à un moment, à la lumière de la connaissance du moment.

    Dr Christian Trape

  • Quels remords

    Le 19 mars 2016

    Ayons une pensée pour les parents habitant la ville d'Anvers qui viennent de perdre un enfant de trois ans de la diphtérie parce qu'il n'avait pas été vacciné. Quels remords pour eux qui doivent se sentir coupables, ce qui s'ajoute à la peine d'avoir perdu leur enfant.

    Dr Guy Roche

    J'ai failli mourir de la diphtérie malgré les injections de sérum. Fièvre à 41.3°! Mais, c'était en 1942.

    Docteur Guy ROCHE

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