Vincent Lambert : le poids des mots

Paris, le vendredi 17 mai 2019 – C’est presque étrange. Certes toutes les décisions judiciaires confortent les médecins dans cette voie. Mais la multiplication des recours avait fini par donner le sentiment d’un processus sans fin. Aussi, voir annoncer une date, celle du 20 mai pour la suspension des soins apportés (hydratation et nutrition) à Vincent Lambert et son placement en sédation profonde suscite l’étonnement. C’est aussi que même si l’on a entendu les différents magistrats affirmer que la loi Leonetti-Claeys qui permet la suspension de tels soins, invoquée par les médecins, pouvait s’appliquer, le caractère irréversible de cette décision qui demeure contestée par les parents de Vincent Lambert ne peut être oublié.

Beaucoup l’ont rappelé ces derniers jours. Certains sans nuance : « Le 20 mai prochain, un innocent sera légalement mis à mort par la médecine de notre pays » écrit ainsi sans détour le président du Parti Chrétien-Démocrate, Jean-Frédéric Poisson dans une tribune publiée par le Figaro. Avec bien plus de distance, une distance qu’il prend même soin d’afficher en déclarant vouloir éviter les « commentaires personnels », le journaliste et médecin Jean-Yves Nau s’interroge cependant également : « Comment la France pourrait laisser faire ? » lance-t-il dans le titre d’un des posts qu’il a consacré ces derniers jours au sujet. Dans un autre billet il remarque : « C’est une étrange veillée d’armes ». Enfin, Sylvain Rakotoarison sur son blog hébergé par Agora Vox estime que face aux incertitudes qui demeurent sur la volonté exprimée par Vincent Lambert : « Le bénéfice du doute doit rester pour l’option la moins irréversible ».

La vraie fin d’un "symbole" ?

Pourtant, "l’affaire" Vincent Lambert pourrait dans quelques jours, quelques semaines, toucher à sa fin. Mais les commentaires demeureront sans doute nombreux. Probablement parce que contrairement à ce que certains ont voulu croire, Vincent Lambert n’est pas "l’emblème", le "symbole" parfait de la légitimité de la demande d’accompagnement de la fin de vie. "Affaire", "Symbole", "Emblème" ce sont des mots qui dérangent le blogueur Sylvain Rakotoarison. « Vincent n’est pas un "symbole". Il est "seulement" une personne, un être humain. Il est un, unique être, mais le "seulement" veut dire aussi qu’il est bien plus qu’une simple "idée", qu’un simple "symbole": il n’est pas un débat, il n’est pas une polémique, il n’est pas une affaire (judicaire), il est uniquement un être humain, avec son unicité, avec son exclusivité avec sa spécificité, et surtout avec sa dignité », remarque le blogueur. Mais si l’on pourrait souligner que beaucoup peuvent devenir des "symboles" malgré eux, quand la cause qu’ils incarnent dépasse leur condition propre d’être humain, on se montre plus attentif à la seconde partie du raisonnement de Sylvain Rakaotorarison. Vincent Lambert ne saurait être le "symbole" de l’accompagnement de la fin de vie, car « il n’est pas en fin de vie (…). Il a prouvé depuis au moins six ans, en fait, depuis plus de dix ans qu’il n’était pas en fin de vie, puisqu’il vit toujours ».

Se nourrir d’artifices sémantiques

A la lueur de ce contre-sens, on peut observer que la description de la situation de Vincent Lambert a régulièrement été le lieu de glissements sémantiques. De la même manière que Vincent Lambert n’est pas en fin de vie, peut-on considérer qu’il reçoit des soins (des soins qu’il faudrait interrompre pour éviter un acharnement thérapeutique ?). Dans les faits, les soins prodigués à Vincent Lambert consistent en son alimentation et en son hydratation. Certes la loi Claeys-Leonetti considère que l’alimentation et l’hydratation peuvent être assimilées à des soins. Mais, malgré cette interprétation de la loi, les interrogations demeurent. Sylvain Rakaotarison remarque ainsi : « Il aurait fallu probablement considérer qu’elles pourraient être considérées comme des soins à la condition qu’elles ne soient pas les seuls soins », estime-t-il. De son côté Jean-Yves Nau revient sur la fréquente qualification de la nutrition et de l’hydratation « d’artificielles », jusque dans le dernier communiqué des médecins indiquant l’arrêt des « soins » la semaine prochaine. « On peut voir là un glissement militant de la situation. Pourquoi qualifier "d’artificielles" la nutrition et l’hydratation d’un patient qui a conservé son réflexe de déglutition. Pourquoi sinon pour qualifier de "traitement" ce qui relève de l’ordre des soins ? » observe-t-il.

Discréditer l’adversaire

De fait, comme le signale cette utilisation du terme "militant", la médiatisation autour de Vincent Lambert a régulièrement été le reflet d’affrontements "militants" et "idéologiques" autour de la question de l’euthanasie, oubliant que la situation du patient ne répondait peut-être pas parfaitement aux enjeux de ce débat. De nombreux éléments signalent cette orientation, tel le fait, comme le rappelle Sylvain Rakaotorarison que la religion des parents de Vincent Lambert soit régulièrement évoquée. « Il est généralement rappelé non pas la religion des parents de Vincent Lambert, mais un jugement de valeur sur celle-ci. Beaucoup indiquent en effet qu’ils sont des "catholiques intégristes". (…) Qui au juste se permet de qualifier d’intégristes des catholiques ? (…). Ou alors, il y aurait des faits "extrêmes" qui permettraient de les qualifier ainsi, par exemple, un acte hors-la-loi, voire un crime. Rien de tel pour les parents de Vincent. Non, l’idée générale d’insister sur leur religion (qu’ils n’ont par ailleurs jamais revendiquée, et jusqu’à l’adoption d’une loi contraire la loi de 1905 leur permet de pratiquer le culte qu’ils veulent), c’est de discréditer toutes leurs actions, passées, présentes et futures, alors que celles-ci ne sont guidées que par une autre motivation, ils sont parents et parce qu’ils sont parents, ils aiment leur fils, et c’est par amour pour leur fils qu’ils veulent qu’il soit le mieux soigné possible, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, et évidemment, qu’il vive, car il n’est pas en fin de vie » observe Sylvain Rakatoarison. Ce dernier évoque un autre terme récurrent dans les informations évoquant Vincent Lambert, celui de "végétatif", un terme emprunté au vocabulaire médical. Mais Sylvain Rakaotarison veut lire dans le recours à ce mot une fois encore une intention sous-jacente : « Dire que Vincent Lambert est en "état végétatif", c’est dire qu’il est une plante. Personnellement, je n’ai rien contre les plantes (…), mais je fais une toute petite différence entre elles et les humains. Vincent est un être humain comme plus de sept milliards vivant actuellement sur cette Terre, et comme des dizaines, peut-être des centaines de milliers d’entre eux sur cette Terre, il est dans un état de conscience pauci-relationnel, c’est-à-dire dans un état de conscience dit minimal, à savoir qu’il ne peut pas s’exprimer ».

Des désignations rapides pour dire l’indicible

Le malaise éprouvé face à l’emploi du mot "végétatif" est partagé par d’autres. Ainsi, au début de l’année sur son blog hébergé par le Huffington Post, le professeur d’éthique médicale Emmanuel Hirsch observait : « Le fait même d'avoir à recourir à une désignation comme celle "d'état végétatif chronique" ou "pauci-relationnel" en dit long, du reste, de notre difficulté à se représenter ce que certains ont décidé d'emblée – sans même avoir tenté une approche ne serait-ce que par sollicitude et afin de mieux comprendre – de considérer insupportable, voire "indigne d'être vécu". Un médecin réanimateur les avait même considérées comme des "intermédiaires entre l'animal et l'homme", provoquant le 24 février 1986, à la suite d'expérimentations pratiquées sur elles dans des conditions éthiquement irrecevables, un avis de Comité consultatif national d'éthique, en devoir de préciser: "Ce sont des êtres humains qui ont d'autant plus droit au respect dû à la personne humaine qu'ils se trouvent en état de grande fragilité" ».

Défense des plus fragiles

Dans le sillage de cette observation, Emmanuel Hirsch comme d’autres, évoque ce que la situation de Vincent Lambert a d’inquiétant pour les personnes comme lui en état de grande fragilité. S’il ne s’agit pas de dénier la sincérité des témoignages des membres de la famille de Vincent qui affirment qu’il considérait qu’un tel état représentait une atteinte à sa dignité telle qu’il aurait demandé à mourir, une même volonté ne peut pas être affirmée pour les centaines de personnes cérébrolésées en France. On ne peut en effet considérer de manière automatique que le maintien dans un tel état (en nourrissant et en hydratant la personne) relève de l’acharnement et méprise la dignité humaine. Seule cette personne (ou ses proches) est en mesure d’en juger. C’est ce qu’a de nouveau rappelé un communiqué de presse cette semaine de l’Union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et de cérébrolésés (UNAFTC) relayé par Jean-Yves Nau qui introduit ainsi le texte de l’organisation : « Il reste un angle mort : les personnes qui ne peuvent plus s’exprimer, et n’ont pas rédigé de directives anticipées, ni désigné une personne de confiance. (…) Le législateur a considéré que, dans ces cas, la sagesse du médecin suffisait, et qu’il devait être le seul décideur » avant de lui donner la parole : « L’affaire Lambert démontre que ce n’est pas suffisant, étant rappelé que ce malade n’est pas en fin de vie. L’UNAFTC défend que dans ces cas, rares mais douloureux et complexes, la décision ne peut émerger que d’un consensus associant tous les proches, et ne peut pas être imposée par le médecin. Cette position est également celle adoptée par le comité consultatif national d’éthique (CCNE) qui, dans son avis en 2014 devant le Conseil d’Etat indiquait : ‘’l’arrêt des traitements ne devrait pouvoir résulter que d’une décision collective, impliquant à part entière les soignants, la famille et les proches’’».

Il est probable que ces observations, ces invitations à décrypter l’usage de certains mots seront perçus comme une autre forme de manifestation idéologique, celle du refus de l’euthanasie ou de l’aide à mourir. Faut-il vraiment croire que sont irréconciliables la voix de ceux qui souhaitent que puissent être offert à ceux qui souffrent (ce qui ne semble pas être le cas de Vincent Lambert) une mort apaisée et ceux qui invitent à défendre les plus fragiles ? La lecture des différents textes ici évoqués vous offrira peut-être (ou pas) une réponse à cette question.

La tribune de Jean-Frédéric Poisson : http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/laisser-vincent-lambert-mourir-de-faim-et-de-soif-c-est-condamner-a-mort-un-innocent-20190514
Les posts de Jean-Yves Nau : https://jeanyvesnau.com/2019/05/14/vincent-lambert-et-sa-mort-programmee-comment-la-france-pourrait-elle-laisser-faire/ et https://jeanyvesnau.com/2019/05/13/vincent-lambert-mort-programmee-veillee-darmes-avant-la-semaine-du-20-mai/
Le post de Sylvain Rakotoarison : https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/vincent-lambert-sa-vulnerabilite-215038
Le post d’Emmanuel Hirsch : https://www.huffingtonpost.fr/emmanuel-hirsch/vincent-lambert-au-nom-de-quelles-considerations-lui-refuser-le-droit-de-beneficier-d-un-cadre-d-existence-digne_a_23648237/

Aurélie Haroche

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions (26)

  • Qui participe à sa vie relationnelle et comment ?

    Le 18 mai 2019

    La vie biologique de Vincent Lambert n'est pas en phase terminale mais qui participe à sa vie relationnelle et comment? Qui le touche, le masse, le change, le caresse, lui parle…? et quel est l'avis de ces personnes sur la conduite à tenir?

    Dr Jacques Thomé

  • Qu'est-ce que la vie ?

    Le 18 mai 2019

    Comment oser dire ou écrire : "il n'est pas en fin de vie" !
    La question est : "qu'est-ce que la vie" ?
    La vie : c'est l'autonomie. Pouvoir bouger, se déplacer, se nourrir, respirer, boire de manière autonome. Vincent est dans ce que l'on peut appeler le "non-vivant". Il n'est pas seulement dans la dépendance d'une personne, il est dans celle de tout une instrumentalisation. Que ce soit pour s'alimenter ou respirer, allongé dans un lit depuis des années ! Est-ce vivre, est-ce la vie ? Personnellement je dis "NON"
    Sans vouloir être réducteur, c'est comme avoir une voiture, sans les roues, sans moteur, sans boîte à vitesse - un cerveau à usage partiel - avec juste une batterie - comme lui qui a un coeur - et pas de volant.
    Que l'on ne me dise pas que c'est ça la vie ! C'est un acharnement indigne du respect de cette même vie, de l'être humain ! Comment peut-on dire "aimer", quand on persiste à vouloir conserver - pour soi - une personne en un état grabataire ?

    Dr Claude-Alain Luthi

  • Une question

    Le 18 mai 2019

    Qui va payer cet acharnement ?

    Dr R Poirette

  • Réaction aux réactions

    Le 18 mai 2019

    Merci pour cet article équilibré.
    En effet Vincent Lambert n'est pas en fin de vie, même s'il est profondément handicapé et même si on sait peu de choses de la vie relationnelle des personnes cérébrolésées comme lui (mais qui, contrairement à lui, bénéficient de soins dans des établissements spécialisés).
    Le Dr Jacques Thomé pose de bonnes questions à cet égard.

    Mais contrairement à ce que dit le Dr Claude-Alain Luthi, il respire seul sans aucune assistance respiratoire depuis plus de 10 ans, il a juste besoin d'être alimenté et hydraté... comme beaucoup de personnes dépendantes depuis l'enfant jusqu'au vieillard.

    Le priver d'alimentation et d'hydratation, voire le placer en sédation profonde comme il a été dit alors qu'il n'en a nul besoin puisqu'il n'est pas agité, cela n'a pas d'autre but que de hâter sa mort.
    Quant à la question du Dr R Poirette, elle est indigne d'un médecin (d'autant plus que les soins en question sont peu coûteux).

    Dr Michel de Guibert

  • Pas très clair, tout ça @Dr Poirette

    Le 19 mai 2019

    Pour ce que j'en sais, l'acharnement dont serait victime Vincent Lambert se résume à le nourrir et l'hydrater, ainsi qu'à le nurser de façon à ce qu'il reste propre et ne fasse pas d'escarres: à ce compte là, que doit on faire pour les tétraplégiques, les neurologiques grabataires (Charcot, LIS, etc.), les Alzheimer évolués, les encéphalopathes, les traumatisés crâniens avec séquelles lourdes, et ainsi de suite?

    Le problème posé par Vincent Lambert dépasse largement le cas de sa personne, il est devenu un problème philosophique, éthique et sociétal: il nous interroge non pas sur notre vision de la fin de vie (il n'est pas en fin de vie) ni de l'acharnement thérapeutique, mais sur des questions beaucoup plus vaste comme la dignité humaine, le grand handicap, la solidarité, le droit aux soins.

    Quand on lit les forums de discussions de certains médias généralistes (pas de noms, mais cherchez et vous trouverez, google is your friend) on est effaré par la rage de ceux qui veulent à tout prix qu'on en finisse, la bassesse et la férocité de leurs "arguments", leurs attaques ad hominem contre ceux qui tentent d'exprimer un avis divergent, à croire que ce malheureux Vincent Lambert leur fait peur, quelque part (on se demande bien pourquoi).

    Et d'ailleurs, ils ne sont pas à une contradiction près: d'une part, ils nous expliquent que ce n'est plus qu'un "légume", voire un "morceau de viande" (ben oui, ils en sont là), et d'autre part ils se la jouent humanistes compatissants en nous expliquant qu'il faut "mettre un terme à ses souffrances": ah bon, j'avais pas la notion qu'il fallait anesthésier les carottes avant de les passer à la moulinette, ou injecter de la xylocaïne dans le steak avant de la faire cuire…
    De même, les partisans de l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation nous promettent qu'il sera profondément sédaté: pourquoi faire, puisqu'on nous dit qu'il ne ressent rien? Pas très clair, tout ça…

    Dr Jean-Marc Ferrarini

  • A qui la faute ?

    Le 19 mai 2019

    Comment reprocher à des parents, toute considération religieuse mise à part, de ne pas accepter que l'on cesse d'hydrater et d'alimenter leur enfant ?

    Comment reprocher à une épouse de ne pas accepter que l'on ne suive pas ce qu'elle considère comme les directives anticipées de son conjoint ?

    Si le corps médical avait su ou voulu prendre, en temps utile, des décision certes très difficiles, mais cela est l'essence même de notre métier, une famille ne se serait certainement déchirée et nous n'aurions pas assisté à cet obscène scénario médiatico-juridique.

    Dr Jean Edouard Levy

  • Une piste de réflexion

    Le 20 mai 2019

    Est-ce qu'une hospitalisation à domicile pourrait-être une piste de réflexion ?

    R Damade

  • Bonnes questions

    Le 20 mai 2019

    Merci au Dr Jean-Marc Ferrarini de poser de bonnes questions à propos de la situation médicale de Monsieur Vincent Lambert.

    Dr Michel de Guibert

  • Sédation profonde pour faire mourir de faim !

    Le 20 mai 2019

    Mais plus rapidement de soif.
    Autant demander le nécessaire à injection létale des condamnés à mort dans certains états US.
    N.B. A qui nous ne voulons pas vendre le Nesdonal !

    Dr Elie Cadji

  • Transfert dans un centre spécialisé @ R Damade

    Le 20 mai 2019

    Pour ce que j'en sais, les parents de Vincent Lambert ont réclamé à plusieurs reprises qu'il soit transféré dans un centre spécialisé pour la prise en charge des patients cérébrolésés (c'est comme ça qu'on dit, je crois) ou bien chez eux dans le cadre d'une HAD, mais il semblerait que ça leur ait été refusé: il faut dire que c'est l'épouse de Vincent Lambert qui a été désignée comme sa tutrice par la justice, de qui doit encore compliquer les choses puisqu'elle demande depuis des années qu'on l'euthanasie...

    Dr Jean-Marc Ferrarini

  • Cela me donne des frissons sur la folie humaine qui peut être collective

    Le 21 mai 2019

    Un corps qui fonctionne assisté...pas de locomotion, pas d'expression, pas de communication, pas de vision pas d'audition (des sensations corporelles conscientes ?)...pas de pensée vu l’état de son cerveau...et si jamais il existe encore l'ombre d'une conscience aucun moyen de sortir de cet enfermement, en pleine impuissance et soumission depuis plus de dix ans...sans aucun acte volontaire possible. Et cela sans aucune perspective d'amélioration. Certains appellent cela être en vie ? Un mort vivant alors peut être? Pour le bénéfice de qui ?

    Simone Milesi

  • Johnny got is gun

    Le 25 mai 2019

    J’ai été un des 3 experts nommés en mars 2018 et à ce titre le dossier médical de VL m’a été communiqué.

    Vincent n’a aucune interaction avec l’environnement.

    Vincent n’a pas de réflexe de déglutition (remarque pour M. Nau).

    Aucune évolution positive n’est constatée depuis la première expertise de 2014.

    Vincent a été évalué par les plus grands spécialistes des états de conscience (Laurey, Naccache) avec un constat sans ambiguïté : absence de relation possible.
    A cette réalité objective s’opposent des réactions affectives, des fantasmes, des manipulations (nous avons renoncé à l’expertise à cause de cela).
    Si Vincent vit, je vous renvoie à vos vies : sont-ce vraiment les mêmes?

    S’il pouvait parler, juste une fois, dirait-il autre chose que le soldat Johnny (got is gun) : laissez-moi mourir, ce n’est pas une vie.

    Dr Philippe Eck

    PS: Un dernier mot pour ceux qui pensent que Vincent n’est pas un sujet de manipulation : un avocat a utilisé le mot « remontada » après l’avis de la cour d’appel de Paris
    Terme footbalistique.
    Vincent est le ballon.
    Une équipe a marqué 3 points : tribunal administratif, conseil d’Etat, cours européenne.
    L’autre équipe égalise dans les arrêts de jeu : appel à l’ONU.
    Bravo les avocats de la Fraternité PieX !

  • Clairement une euthanasie active @docteur Eck

    Le 26 mai 2019

    Avez vous examiné en personne le patient? Si j'ai bien suivi votre message, vous avez été obligé de vous contenter du dossier, c'est à dire des observations cliniques remplies par d'autres personnes, dont on peut, sans leur manquer de respect, se demander si elles sont parfaitement impartiales et objectives. Avez vous vu les vidéos récentes du patient? Sans être spécialiste des états végétatifs chroniques-pauci relationnels, ça pose tout de même question…

    Je ne me suis intéressé à cette "affaire" que très récemment, mais je l'ai fait aussi rigoureusement qu'il m'était possible, et j'ai cherché un peu partout des informations, aussi bien chez les partisans de l'euthanasie (car c'est bien d'euthanasie qu'il s'agit ici, ne nous voilons pas la face) que chez les opposants, et j'en suis venu aux conclusions suivantes:
    -Vincent Lambert n'est PAS en fin de vie.
    -Vincent Lambert n'est PAS en état de mort cérébrale.
    -Les "soins" qu'il reçoit semblent se résumer à l'alimenter, l'hydrater et le nurser.
    -Les dispositions de la loi Leonetti concernant l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation ainsi que la sédation terminale ne sont pas applicables dans son cas, il s'agit d'un véritable détournement de cette loi qui n'a jamais prévu l'euthanasie active…
    Après, on peut toujours discuter sur le fait que ce qu'il vit n'est pas vraiment une vie, qu'on ne respecte pas les demandes qu'il aurait formulées avant son accident (d'où l'intérêt de rédiger des directives anticipées, nous sommes bien d'accord) mais qu'on n'essaie pas de nous vendre comme de l'accompagnement bienveillant d'une fin de vie ce qui est clairement une euthanasie active pratiquée sur un grand handicapé.

    Dr Jean-Marc Ferrarini

  • Il faut supporter quelques dizaines d'années encore (Dr Jean-Marc Ferrarini)

    Le 26 mai 2019

    Au moins pour vous c'est fait publiquement. Vos directives anticipées. Si cela un jour vous arrive d'être dans le même état que lui, la consigne sera de vous laisser ainsi. Par contre si vous avez toujours une conscience minimale et que vous n'en pouvez plus, comme vous n'aurez aucun moyen de l'exprimer, on vous répondra ah monsieur vous n'êtes pas en fin de vie, faut supporter quelques dizaines d'années encore...mais ne vous inquiéter pas cela vous sera dit avec bienveillance...

    Simone Milesi

  • Vincent Lambert vous fait peur@ Mme Milesi

    Le 27 mai 2019

    L'animosité de votre message illustre assez bien l'humanisme, la tolérance et l'ouverture d'esprit des partisans de la mise à mort (il suffit pour s'en persuader de lire les réactions sur le site d'un grand quotidien du soir, c'est assez édifiant).

    En ce qui concerne mes directives anticipées, et la désignation d'une personne de confiance, c'est déjà fait; sans entrer dans les détails, je suis actuellement aux prises avec une maladie assez sérieuse, et figurez vous qu'en tant que médecin, mes collègues n'ont pas pris de gants pour m'informer de la situation. Alors votre jubilation malsaine à l'idée que je pourrais me retrouver dans la même situation que le malheureux Vincent Lambert, ça tombe mal, et ça ne donne pas une très bonne image de vous, désolé.

    Ensuite, avant de m'agresser, vous auriez pu prendre la peine de me lire, mais j'ai l'impression que vous et vos semblables ne supportez tout simplement pas la simple expression d'un avis différent du votre, ou simplement plus nuancé. J'ai aussi l'impression que Vincent Lambert vous fait peur, quelque part, on se demande un peu pourquoi (ou plutôt on ne se le demande pas) et qu'il est nécessaire à votre tranquillité d'esprit qu'il soit le plus rapidement possible effacé de la surface de la terre…
    A titre personnel, je préfèrerais ne pas survivre que de survivre dans ces conditions, d'où l'importance des directives anticipées. Pour autant, je m'élève contre l'imposture qui consiste à présenter V Lambert comme ce qu'il n'est PAS (ie une personne en fin de vie, et/ou en état de mort cérébrale) afin de justifier la pratique d'une euthanasie active sur un de nos semblables (ne vous déplaise) en situation de grand handicap, quitte à dénaturer la loi Leonetti (j'ai la prétention de connaitre assez bien ce sujet…).
    Enfin, il me semble que toute personne un peu lucide et informée se rendra compte du danger qu'il y aurait à créer un tel précédent, cela reviendrait à légaliser de facto l'euthanasie active d'une personne gravement handicapée mais PAS en fin de vie: que certains prennent s'ils le veulent la responsabilité d'ouvrir cette boîte de Pandore, mais qu'ils ne viennent pas pleurnicher le jour ou ça leur reviendra en pleine figure façon boomerang.

    Dr Jean-Marc Ferrarini

  • Réponse au Dr Jean Marc Ferranini

    Le 28 mai 2019

    En quoi mon message est malveillant ? En quoi je vous agresse? En quoi je jubile à l'idée...?
    Votre imaginaire interprétatif à mon égard est le votre et je ne me sens pas concernée.

    En toute cohérence, il me semblait évident que ce que vous souhaitiez pour lui, vous le souhaitiez pour vous même également. Je faisais donc appel à votre empathie (et si vous étiez à sa place)..et donc vous révélez que ce que vous pensez bon pour lui ne serait pas bon pour vous ...soit ...Ceci dit, en suivant votre logique, vos directives anticipées ne serviront à rien puisque dans l’éventuelle situation où vous seriez dans le même état (que je ne vous souhaite pas puisque je dois le préciser) mais qui peut arriver à chacun d'entre nous, vous y compris, les gens comme vous considéreront que vous serez un grand handicapé non en fin de vie et que la loi Leonetti ne vous concernera pas...donc votre souhait par rapport à vous même sera identique à ce que vous souhaitez pour lui, de vous laisser dans cette situation des années durant. On a donc fait un petit tour pour revenir à la case départ.

    Vincent Lambert me fait peur ? Vous ne précisez pas pourquoi alors je n'en comprends pas l'évidence sous jacente :)
    C'est assez simple dans mon esprit, soit il n'a aucune conscience d'être un être humain vivant (ce ne veut pas forcement dire qu'il ne ressent pas la douleur dans le corps ? d'où la sédation...et qui sert aussi à tranquilliser les esprits qui douteraient) alors son maintien en vie corporelle n'a aucun sens, soit il a encore un minimum de cette conscience et j'assimile ce traitement non comme des soins et du respect mais comme de la torture infligée à quelqu'un qui n'a aucun moyen de s'y soustraire ...et là oui ! imaginer que cela puisse arriver à un de mes proches ou à moi même,(ou même à vous) parce que l'entourage médical et légal souhaite ne pas prendre la moindre responsabilité qui risquerait d'impliquer de supporter un éventuel sentiment de culpabilité même non justifié, me fait peur et plus que la peur provoque mon indignation... Parce que justement il s'agit non pas d'objets de l'esprit théoriques mais de personnes réelles susceptibles de subir cette situation...comme lui en ce moment,depuis des années et malheureusement peut être pour encore des années...

    Simone Milesi

  • Une question quelque peu dérangeante, qui est celle de l'euthanasie active @Mme Milesi

    Le 28 mai 2019

    Vous évitez soigneusement de répondre au point précis que j'ai mis en évidence concernant le cas de V. Lambert (et pour cause): il ne s'agit ni d'une situation de fin de vie, ni d'une personne en état de mort cérébrale (je persiste et signe) et l'euthanasie active reste un crime aux yeux de la loi Française: après, on peut être partisan de faire évoluer la loi, et d'en venir à légaliser l'euthanasie active pour des personnes qui ne sont pas en fin de vie mais qui souffrent de maladies incurables, ou de handicaps lourds, ça s'est déjà fait par le passé.

    Encore une fois, la loi Leonetti n'a jamais été une légalisation de l'euthanasie active: elle a simplement autorisé les soignants à ne pas poursuivre certaines thérapeutiques lourdes et contraignantes qui visent uniquement à prolonger l'existence: cela revient à admettre que dans certaines situations la bataille est perdue et qu'il est préférable de s'en tenir à des soins de confort, sans qu'on risque d'être poursuivi pour non assistance à personne en danger parce qu'on arrête certains soins actifs mais invasifs, et que cela va accélérer la fin de la vie.

    Pour ce qui est de la sédation terminale, il s'agit simplement d'endormir le patient comme pour une anesthésie (et les médicaments qu'on utilise sont des anesthésiants, on commence avec une benzodiazépine et si ça ne suffit pas, on peut passer au propofol) quand c'est la seule façon de lui éviter un grand inconfort, de grandes angoisses, et pour ce qui est de la douleur physique on arrive le plus souvent à la contrôler avec des morphiniques à dose suffisante.

    Pour ce qui est de l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation, il est autorisé en fin de parcours, dans des situations bien précises quand on pense que leur poursuite génèrerait plus de désagréments qu'elle n'apporterait de confort au patient.
    Bref, rien à voir avec le cas de V. Lambert: en 2013 on a déjà essayé d'arrêter l'alimentation, et au bout d'un mois il était encore vivant...si on recommence cette fois ci, en arrêtant également l'hydratation, çà va prendre plusieurs jours et il va tout simplement mourir de soif: on nous répète qu'il est comme un "légume" (quelle classe, et que d'humanisme…) mais on nous assure en même temps qu'on va le sédater pour qu'il ne sente rien: euh???

    Si on veut vraiment en finir avec lui, il serait moins hypocrite de lui injecter une dose massive de chlorure de potassium.
    V. Lambert nous oblige à nous poser une question quelque peu dérangeante, qui est celle de l'euthanasie active d'une personne incurable et lourdement handicapée: si on y est favorable, il faudra ensuite en assumer toutes les conséquences, et ça peut aller très loin…

    Enfin, je persiste et signe, mais V. Lambert fait PEUR à beaucoup de personnes, tout simplement parce qu'il leur renvoie une image assez terrifiante (j'en conviens) de ce qui pourrait leur arriver un jour: d'où l'intérêt de directives anticipées en bonne et due forme. Pour autant, prétexter l'empathie envers lui pour réclamer qu'on en finisse, c'est se cacher derrière son petit doigt et ça ne trompe pas grand monde, pas moi en tout cas, désolé.

    Dr Jean-Marc Ferrarini

  • La peur de M. Ferrarini

    Le 29 mai 2019

    Vincent ne fait pas peur.
    Les gens autour de Vincent, ceux qui l’instrumentalisent, ceux qui pensent qu’une opinion est une pensée, ceux qui pensent à votre place, ceux qui ne savent pas distinguer la rumeur et le fantasme, ceux qui sont de vrais liberticides...
    Ceux-là me font peur et même très peur

    Dr P Eck

  • Et si on abordait enfin la vraie question...

    Le 29 mai 2019

    ...que pose le cas de V. Lambert? Un peu de courage, que diantre, regardons en face la réalité: cette question est celle de l'euthanasie active appliquée non pas à une personne en fin de vie, mais à une personne lourdement handicapée ou incurable.

    Encore une fois, je sais qu'il y a des fanatiques parmi les "pro-life", que les parents de Vincent Lambert sont des cathos tendance intégriste, et qu'ils sont soutenus par (entre autres) la fondation Lejeune: je ne me reconnais pas du tout dans ces tendances, et je suis d'autant plus à l'aise pour le dire que je ne suis pas catholique (même pas baptisé, c'est dire).

    Maintenant, on pourrait aussi faire des recherches sur ce qu'il y a derrière les partisans de l'euthanasie, et on y trouverait des personnes et des groupes un rien "inquiétants"...google is your friend, encore faut il chercher un minimum si on veut espérer trouver quelque chose, et surtout ne pas s'en tenir aux médias subventionnés…

    De toutes façons, les partisans de l'euthanasie sont en droit d'être optimistes, il suffit de patienter un peu, c'est dans l'air du temps et ça finira bien par être légalisé: n'empêche que quand on a ouvert certaines boites de Pandore, il est à peu près impossible de les refermer et quand bien même on y parviendrait cela ne servirait à rien, les démons n'en feront qu'à leur tête une fois libérés.

    Pour en terminer (et j'en aurai assez dit sur ce sujet) juste un élément de réflexion: un assuré social coute aussi cher à l'assurance maladie pendant les six derniers mois de son existence que ce qu'il aura couté pendant toute sa vie, qu'il ait vécu une ou cent années: à bon entendeur, salut…

    Dr Jean-Marc Ferrarini

  • Toujours les excès!

    Le 01 juin 2019

    J'avais évoqué les excès médicaux, médiatiques, juridiques et philosopho-religieux d'un pays riche et libre et voilà que la sémantique s'en mêle!
    Au fait que ferait de plus un service spécialisé dans les cérébrolésés? Plus cher d'abord, et satisfaire encore ceux que l'interminable soif d'agir (ceci sans mépris) la soif d'agir est naturelle et tout à fait respectable mais comment la calmer?
    "Prolonger un départ ce n'est pas prolonger une présence mais prolonger la douleur de l'adieu"
    au risque de me répéter.

    Dr Robert Chevalot

  • Une vie ? (au Dr Claude-Alain Luthi)

    Le 01 juin 2019

    Merci d'avoir rappeler à ces inconscients ce qu'est la vie. Je vous approuve totalement. Cette mère qui découvre tardivement l'existence d'un fils qu'elle ne voyait jamais et un père inaudible ne méritent pas qu'on s'occupe d'eux. Ils leur est totalement impossible de raisonner.

    Une vie ? Résident de médecine interne à Montréal, j'ai été amené à deux reprise à arrêter le respirateur chez deux enfant en mort cérébrale prouvée par plusieurs neurologues. Ils étaient roses et semblaient en vie. Ils ont cessé de respirer et ils sont morts, ce qu'ils étaient déjà avant que je n'arrête le respirateur. Je n'ai pas arrêté une vie. Je les ai accompagné de manière digne vers leur mort. Allez raconter cela à la pauvre Mme Lambert.

    Dr R

  • Le maintien en survie de Vincent Lambert n'est que sévices à patient

    Le 01 juin 2019

    Qui peut considérer que c'est un vie "acceptable", que ce n'est pas un calvaire que de vivre, sans pouvoir se mouvoir, sans le plaisir de voir, sans le plaisir d'entendre, sans le plaisir de goûter, de manger, de boire de bonne choses. Sans être aimé autrement que par compassion, sans aimer intellectuellement' physiquement, charnellement, sans relation par la parole, le toucher, la vue, l'ouïe, l'odorat ...

    Vincent Lambert est maintenu en survie, car il s'agit bien de survie artificielle, par une alimentation et une hydratation par sonde naso-gastrique dont le retrait et la remise en place à intervalle régulier est pour le moins source d'inconfort et en tous cas n'a rien d'agréable. À cela il faut ajouter les épisodes de diarrhée, de surinfections diverses inéluctables.

    Qui peut considérer que ce type de survie n'est pas un calvaire ? Qui peut considérer qu'il est humainement acceptable d'imposer un tel calvaire de survie à un être humain pendant des années et des années ? Or il s'agit bien de survie car sans cette alimentation et hydratation artificielle par gavage, Vincent Lamber ne serait plus la.
    Le maintien en survie de Vincent Lambert, pour moi, qui ait une connaissance clinique de ces situations, est une forme de sévices à patient.

    Professeur Marcel Voyer
    Ancien chef de service de réanimation et pédiatrie néonatale.
    Ancien interne en réanimation à l'hôpital Claude Bernard
    Ancien externe en réanimation à l'hôpital de Garches

  • Un autre point de vue

    Le 01 juin 2019

    Un autre point de vue à entendre.
    Interview de Madame Kiefer Catherine, Médecin de médecine physique et réadaptation à Villeneuve-la-Garenne 92390 :
    youtube.com/watch?v=wrqYdxw2aP0

  • Une injonction

    Le 02 juin 2019

    Si ça ne coûte pas grand chose, prenez le donc chez vous et vous pourrez en juger.

    Dr Marie-Thérèse Cousin

  • Inversion du but et du moyen !

    Le 02 juin 2019

    C'est la principale source de dysfonctionnements dans les activités humaines. Ici, sous prétexte de rendre service à un corps sans autre vie que les contractions cardiaques, des militants cherchent à faire valoir leurs idées non humanistes. Une mère (je ne la juge pas !) est plus intéressée que par sa propre douleur, puisque son fils n'a plus les moyens d'avoir lui même mal. Une famille se déchire, des intégristes font de l'agitation, aucune réponse n'ayant été prévue par nos institutions dans ce cas. Bien sûr, le spectre de l'euthanasie, pratiquée d'abord par les américains puis par les allemands et les suédois, doit être évoqué. Mais ce cas là n'a rien à voir. Il s'agit de la négation que la mort n'est pas un unique moment, mais un processus. C'est le fondement du don d'organes. Le coeur, le rein prélevés sont bien vivants, mais l'individu est mort. Ici, sous des prétextes qui n'ont plus rien à voir avec l'Amour, on empêche quelqu'un de mourir normalement. Le malheur, c'est qu'on y arrive, techniquement.

    Dr Jean-Marie Alard

  • Croire à "l'Esprit"

    Le 03 juin 2019

    une très bonne question a été posée plus haut : Qu'est-ce que la Vie ? La Vie : c'est le mouvement en interrelation avec les autres par voie verbale, visuelle, écrite, Emotion-Sensibilité que l'on peut exprimer. Dans son cas, son Esprit reste prisonnier d'un corp inerte qui ne peut rien exprimer. En quoi des jugements de Juristes peuvent décider, plus que d'autres de la suite à donner au corps de cet homme ? Laisser son Esprit retrouver son mouvement en le libérant de son corps ? Ou, continuer à l'alimenter : dans ce dernier cas : jusqu'à quand ? Attendre qu'une infection (par exemple) l'emporte ? Une approche Humaniste et Spirituelle (ce qui ne veux pas dire : religieux) a t-elle été évoquée ? Rendre sa liberté à son Esprit (même si certains refusent de croire à "l'Esprit".

    Dr Bertrand Pihouee

Réagir à cet article

Les réactions sont réservées aux professionnels de santé inscrits et identifiés sur le site.
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.


Lorsque cela est nécessaire et possible, les réactions doivent être référencées (notamment si les données ou les affirmations présentées ne proviennent pas de l’expérience de l’auteur).

JIM se réserve le droit de ne pas mettre en ligne une réaction, en particulier si il juge qu’elle présente un caractère injurieux, diffamatoire ou discriminatoire ou qu’elle peut porter atteinte à l’image du site.