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Une allergie qui fait mauvaise impression…

Publié le 18/06/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Un jeune irlandais de 17 ans consulte pour une éruption érythémato-papuleuse ayant débuté sur le torse pour s’étendre par la suite aux membres.
Le patient travaille depuis 2 semaines dans une imprimerie et est en contact direct avec l’encre des posters, laquelle traverse les vêtements.

L’examen clinique met en évidence des papules érythémateuses mais aussi quelques plaques en cocarde pouvant faire évoquer un érythème polymorphe.
La biopsie cutanée montre une spongiose, un œdème ainsi qu’un infiltrat lymphohistiocytaire périvasculaire du derme superficiel.

Le diagnostic de dermatite de contact urticarienne est porté. Les lésions sont ici moins fugaces (plus de 24 heures) que dans l’urticaire de contact ; les papules urticariennes peuvent aussi prendre des aspects eczémateux.
Cette dermatose est provoquée par une réaction médicamenteuse, un contact allergique ou une virose.

L’éruption a cédé en une semaine après traitement local par dipropionate de clobétasol à 0,05 %.

Des patch-tests, réalisés par la suite à l’aide de la batterie standard de la Société Britannique d’Allergie de Contact, des substances chimiques photographiques et de la batterie d’imprimerie, ont été appliqués avec des IQ ultra chambers (Chemotechnique Diagnostics°) pendant 48 heures.
La lecture a eu lieu le deuxième jour puis les 4ème et 7ème jours selon les critères du Groupe International de Recherche sur la Dermatite de Contact.

Les tests se sont avérés positifs pour tous les monomères acryliques testés.
Le test « résines époxy à 1% » de la batterie standard était négatif.

Le patient a signalé avoir été traité dans le passé par une colle acrylate pour une plaie du cuir chevelu. Ce contact pourrait être à l’origine de la sensibilisation aux monomères acryliques.
Le 2-hydroxyéthyl méthacrylate et le 2-hydroxypropyl méthacrylate sont les méthacrylates les plus sensibilisants.
Le diéthylèneglycol diacrylate est un allergène important en imprimerie.
Les deux sources principales d’allergie de contact chez ces ouvriers sont les encres à séchage UV et les impressions photopolymères.



Dr Geneviève Démonet


Higgins E et coll. : Urticarial allergic contact dermatitis caused by UV-cured printing ink. Contact Dermatitis 2012; 66: 340-341



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