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Coronariens de moins de 40 ans : un bon pronostic avec l’angioplastie plus stent

Publié le 27/06/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Si des études antérieurement publiées ont  affirmé que les procédures interventionnelles coronaires réalisées chez des patients jeunes avaient un bon pronostic, il faut bien reconnaitre qu’elles étaient toutes rétrospectives et avaient été effectuées, sur des populations de patients très hétérogènes, avant l’ère des stents et qui plus est avant l’ère des stents actifs.

Qu’en est-il à l’heure actuelle ?

Meliga et coll. ont évalué, dans une étude rétrospective et multicentrique, le pronostic à moyen et long terme de 214 patients consécutifs âgés d’au plus 40 ans (âge moyen 36,3 +/-3,5 ans ; hommes : 88,3% ; fumeurs : 75%) qui avaient développé une maladie coronaire précoce et avaient bénéficié, entre 2005 et 2010, d’une angioplastie coronaire suivie de l’implantation d’un stent (n= 272), nu (n=154) ou actif (n=118).

Tous les patients avaient au moins un facteur de risque cardiovasculaire ;  6  patients sur 10 avaient une hypertension et/ou une  hypercholestérolémie  mais, lors de leur admission à l’hôpital,   seuls 5 %  étaient traités par un antihypertenseur ou un hypocholestérolémiant.

Pendant l’hospitalisation liée à la procédure interventionnelle, il n’a été noté aucun décès et le taux d’accidents cardiaques et cérébrovasculaires majeurs s’est élevé à 2,3 %. Durant les 30 premiers jours qui ont suivi la procédure, aucun événement supplémentaire n’est survenu.

Avec un suivi moyen de  757 jours, la mortalité totale a été de   0,9 % et une nouvelle revascularisation s’est avérée nécessaire chez 12,6 % des patients. Au 757e et au 1 818e jour, le taux de survie libre de tout accident cardiaque et cérébrovasculaire majeur était respectivement de  89,6 % et 84,2 %. Un tabagisme actif et une fraction d’éjection ventriculaire gauche < 50 %  ont été identifiés comme étant des facteurs prédictifs indépendants de la survenue de ces accidents majeurs.

En conclusion, chez des coronariens jeunes (âge ≤ 40 ans), l’angioplastie coronaire suivie de l’implantation d’un stent a un bon pronostic à court et moyen terme. Elle pourrait bien représenter le traitement de choix de ces patients. Dans cette population particulière, les facteurs de risque cardiovasculaire classiques se sont avérés être des éléments  déterminants  du pronostic et leur présence pourrait aider à identifier les jeunes patients  les plus exposés et à les traiter en conséquence.



Dr Robert Haïat


Meliga E et coll.: Long-term outcomes of percutaneous coronary interventions with stent implantation in patients ≤ 40 years old. Am J Cardiol., 2012; 109: 1717–1721.




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