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Diabète de type 2 : valeur pronostique des variations de la glycémie à jeun

Publié le 02/07/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Au cours du diabète de type 2, les variations de la glycémie à jeun sont un bon reflet de la stabilité métabolique et du contrôle glycémique. Et, cette variable qui est très simple à mesurer semble avoir une valeur pronostique certaine, si l’on en croit les résultats d’une étude réalisée en Chine. Le point de départ est une vaste base de données constituée lors d’un programme de prise en charge de la maladie diabétique. Au total, l’analyse a porté sur un effectif de 5 008 patients d’au moins 30 ans, tous atteints d’un diabète de type 2. La mortalité globale et cardiovasculaire à long terme a été évaluée en fonction des variables suivantes : coefficient de variation de la glycémie à jeun (CVG), fonction rénale, concentration plasmatique moyenne et variations de l’HbA1C, facteurs de risque.  Les données ont été traitées au moyen de la méthode des risques proportionnels selon Cox. Les valeurs de la glycémie à jeun ont été regroupées en tertiles.

La mortalité exprimée pour 100 000 sujets années a été associée aux valeurs de la glycémie à jeun, soit respectivement 8,64 et 12,71 dans les tertiles inférieurs, versus 30,82 dans le tertile supérieur. L’évaluation de ce paramètre a pu être réalisée chez 336, 1 191, 914, 585 et 1 979 patients, respectivement pendant 1, 2, 3, 4 et 5 années de suivi.

Après ajustement en fonction de la glycémie moyenne à jeun, de l’HbA1C moyenne et de ses variations, mais aussi d’autres facteurs de risque classiques, et en comparant les valeurs du 3e tertile au 1er tertile, le CVG annuel a été associé à la mortalité tant globale que cardiovasculaire, indépendamment des autres variables pronostiques. La mortalité était d’autant plus faible que la valeur du CVG annuel était elle-même basse. 

En bref, il semble que les variations de la glycémie à jeun soient hautement prédictives des décès imputables a priori au diabète de type 2, qu’ils soient cardiovasculaires ou autres. Faut-il pour autant intégrer cette variable dans la prise en charge thérapeutique de la maladie ? La question mérite d’être posée.



Dr Philippe Tellier


Lin CC et coll. : Variation of Fasting Plasma Glucose : A Predictor of Mortality in Patients with Type 2 Diabetes. Am J Med 2012 ; 125 : 416.e9-416.e18. Publication en ligne le 2 février 2012.




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